Parking : un actif de diversification rentable
29/07/2020 - 5 min de lecture
Rubrique : Fiscalité
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Parking : un actif de diversification rentable
Dans les grandes villes où le stationnement est compliqué, investir dans une place de parking offre une rentabilité intéressante. Une bonne idée pour diversifier son patrimoine locatif.
En ces temps d’incertitude quant à l’évolution des prix de l’immobilier suite à la crise sanitaire, les investisseurs peuvent être tentés de geler leurs projets en attendant une meilleure visibilité. La raréfaction des acheteurs pourrait pourtant favoriser les bonnes opportunités, redonnant une meilleure marge de négociation à ceux qui ne désertent pas le marché. Acheter une place de parking pour la louer dans les quartiers des villes où sévit la crise du stationnement offre un premier avantage dans le contexte actuel : une mise de fonds bien inférieure à celle nécessaire à l’acquisition d’un logement. Certes, le prix d’une place de parking, d’un box ou d’un garage peut varier du simple au triple selon les lieux. Si le prix moyen s’élève à 25 432 € selon une étude du baromètre LPI-SeLoger d’octobre 2019, la fourchette dans les grandes villes s’échelonne de 10 000 € à Saint-Etienne jusqu’à 34 600 € à Paris.
De surcroît, une telle acquisition permet de diversifier son patrimoine immobilier, un principe à ne jamais négliger dans ses investissements.
UN BIEN À VISITER COMME UN AUTRE
Avantage notable : la rentabilité locative est, elle, habituellement supérieure de 2 à 4 points à celle d’un logement, voire davantage en misant sur un très bon produit. Privilégiez les quartiers centraux où les places de stationnement public sont rares et son tarif à l’heure élevé. Dans les parkings souterrains, mieux vaut opter pour les niveaux les plus hauts (R-1 ou R-2) et les places ou box les plus près des accès (rampes, ascenseurs). Les dimensions de la place et celles de la rampe ne sont pas neutres : favorisez les plus faciles d’usage. Autant dire qu’un parking tout comme un logement ne s’achète pas sans avoir pris soin de visiter et d’inspecter scrupuleusement le lieu.
DES CHARGES MINIMES
Le montant du loyer est, lui, tout à fait libre d’un point de vue juridique. Mais il est reste contraint par les prix pratiqués dans le quartier par les autres bailleurs. Il faut donc prendre garde à ne pas surpayer le bien pour que sa rentabilité locative reste attractive. D’autant que si une place de parking coûte bien moins cher qu’un logement, son achat supporte des frais dits de notaire relativement bien supérieurs, s’élevant jusqu’à 20 % de son prix. Les émoluments notariés étant dégressifs, ils sont, en effet, proportionnellement plus importants que pour une acquisition immobilière de faible valeur.
Les frais et charges sont, quant à eux, bien plus légers que ceux supportés par le bailleur d’un logement. Sans compter qu’une place de parking est un bien « robuste » pour lequel le risque de dégradation par le locataire est quasi nul. Il faudra bien entendu compter avec la taxe foncière, la taxe d’habitation étant supportée par le locataire.
© Alexandre Roman – Uni-Médias – juin 2020
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