Comment se créer une épargne de précaution ?
06/05/2022 - 2 min de lecture
Rubrique : Epargne
tout un mag pour vous
Comment se créer une épargne de précaution ?
Lorsqu’on commence à épargner, établir une stratégie permet de se protéger tout en optimisant sa rentabilité. Et pour y parvenir, l’épargne de précaution représente la première étape à franchir. Comment se constituer une épargne de précaution solide ? Combien faut-il verser et sur quels produits d’épargne ? Revenons sur les essentiels à connaître sur l’épargne de précaution.
Comment planifier une stratégie d’épargne optimale ?
Dans l’idéal, votre stratégie d’épargne doit se déployer selon deux critères majeurs :
- L’horizon de placement (court, moyen ou long terme) ;
- La destination des fonds (aléas de la vie, projets, retraite).
Ainsi, chaque produit et chaque portion de votre capital aura son propre statut.
Par exemple, votre plan financier pourra s’organiser ainsi :
Des fonds disponibles à court terme sur votre compte courant, réservés à vos dépenses du mois en cours ;
- Une portion de votre capital placé sur une épargne de précaution disponible, quel que soit le terme en cas de coup dur (livrets, fonds euros, PEL) ;
- Une partie de votre épargne investie sur des supports plus dynamiques pour profiter de la performance des marchés financiers et soumis à un risque de perte en capital (PEA, compte titres, unités de comptes…) ;
- Une épargne retraite à long terme et construite progressivement sur des supports adaptés (assurance vie, Plan d’Epargne Retraite).
A quoi sert une épargne de précaution ?
L’épargne de précaution vous protège contre les aléas de la vie (décès, maladie, chômage, réparations, dépenses imprévues…).
Dans un monde idéal, cette fraction de votre patrimoine constitue un filet de sécurité et n’est pas vouée à être utilisée. Par conséquent, elle vous permettra de dormir sereinement et d’aller chercher la performance sur des placements plus dynamiques.
Finalement, l’épargne de précaution, c’est en quelque sorte la clé de voûte de votre stabilité financière.
Quels produits choisir pour son épargne de précaution ?
Pour entretenir son rôle protecteur, l’épargne de précaution doit respecter deux impératifs.
Elle doit être :
- Disponible ;
- Sécurisée (garantie).
Ainsi, vous pouvez répartir ce capital sur différents produits tels que :
- Le livret A ou le LDDs (Livret de Développement Durable), à privilégier pour un capital disponible instantanément ;
- Le LEP (Livret d’Epargne Populaire), pour obtenir une rémunération majorée, sous conditions de ressources ;
- Le PEL (Plan d’Epargne Logement), pour cumuler précaution et préparer un investissement immobilier. Pour les anciens PEL (ouverts avant février 2016) c’est aussi l’occasion de faire fructifier un capital à 2% ou plus ;
- L'assurance vie (sur le fonds euros), permet de vous constituer une épargne adaptée à votre profil de risque, tout en diversifiant vers des supports d’investissement plus rémunérateurs (unités de compte). C’est donc l’occasion de construire une épargne dynamique, engagée et en partie sécurisée.
Combien faut-il placer sur son épargne de précaution ?
Selon votre situation, la constitution d’une épargne de précaution peut se faire en une fois si vous disposez d’une rentrée d’argent ponctuelle (donation, prime, héritage…) ou graduellement si vous êtes dans une démarche de construction progressive.
Dans les deux cas, on vous explique comment optimiser le montant placé sur votre épargne de précaution.
Versement unique : 6 à 12 mois de salaire
Le montant idéal à allouer sur une épargne de précaution varie d’une personne à l’autre. Toutefois, y consacrer un montant d’environ 6 à 12 mois de salaire selon les situations est suffisant pour subvenir à un imprévu.
Versement progressif : 20 % des revenus mensuels
Pour équilibrer votre budget mensuel, la méthode du 50/30/20 aide à mieux jauger l’attribution de vos dépenses du mois :
- 50 % du revenu est alloué aux charges fixes (loyer, échéances de prêt, facture d’électricité ou de téléphone, assurances…) ;
- 30 % du revenu est consacré aux envies, dépenses plaisir et non-essentielles (voyage, sorties, shopping, abonnements…) ;
- 20 % du revenu est attribué aux versements d’épargne.
💡 Par où commencer ?
Vous pouvez dans un premier temps consacrer 20 % de votre revenu mensuel à votre épargne de précaution, puis diversifier progressivement (10 % pour l’épargne de précaution, 5 % vers une épargne dynamique et 5 % consacré à l’épargne retraite par exemple). |
Comment alimenter son épargne de précaution ?
En phase de constitution, deux options s’offrent à vous pour alimenter votre épargne de précaution :
- Option 1 : l’alimentation programmée (ou automatique). Grâce à cette technique, vous épargnez progressivement, sans y penser. Le montant et la date du versement sont déterminés au départ et sont identiques tous les mois. Vous pouvez donc mettre en place des virements permanents en toute autonomie sur votre espace personnel ou avec l’aide de votre conseiller.
- Option 2 : l’alimentation ponctuelle. Dans ce cas, c’est à vous d’initier le virement tous les mois. Cette solution vous demande plus de rigueur et de discipline côté gestion budgétaire. Néanmoins, certains épargnants apprécient l’aspect gratifiant et l’observation progressive d’une épargne qui s'étoffe.
Quand faut-il verser sur son épargne de précaution ?
Si vous optez pour la technique du 50/30/20, il est conseillé d’organiser les dates de vos prélèvements, afin que les dépenses fixes et votre versement d’épargne soient prélevés en début de mois.
Ainsi, si vous recevez votre salaire en fin de mois, il peut être prévu que tous ces prélèvements aient lieu au plus tard le 5 du mois suivant.
Vous conserverez donc normalement 30 % de votre revenu, soit la part consacrée aux achats confort et plaisirs non essentiels.
💡 Les essentiels à retenir sur l’épargne de précaution
|