Point mensuel septembre 2021 - Investissements

06/10/2021 - 20 min de lecture

Rubrique : Epargne

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Point mensuel septembre 2021 - Investissements

Des marchés actions en baisse en raison d’indicateurs économiques moins bons qu’attendu en Chine ou aux Etats-Unis, des taux obligataires qui se tendent suite aux tensions inflationnistes et des secousses liées au promoteur immobilier chinois Evergrande. Dans ce contexte un peu agité, les principales places boursières ont chuté au cours du mois écoulé. Les Etats-Unis ont baissé de plus de 4,5 % et l’Europe d’environ 3 %. De leur côté, le Japon et les Emergents n’ont pas été épargnés avec des baisses respectives de 3 % et 5 %. Ce mois-ci, la parité euro vs dollar est à 1,16 (en baisse de 2 %) et le baril de pétrole (brent proche de 80 dollars) poursuit sa remontée spectaculaire avec une hausse de plus de 10 %. Nos portefeuilles baissent ce mois-ci de 2 %.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive), notre avance est de 44,7 % avec une performance globale de 139,8 % depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 30/09/2021 :

perf global
graphe

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane, Espace Liberté et Anaé) au 30/09/2021.

 

Portefeuille type PEA : valorisation : 247 190 €

perf PEA

 

 

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane, Espace Liberté 1 & 2 et Anaé) : valorisation : 224 800 €

perf av2

 

Répartition du portefeuille actuel : 

répartition

 

Point marchés

 

Le mois qui vient de s’achever n’aura pas dérogé à la règle qui voit souvent les mois de septembre et/ou octobre faire partie des périodes pouvant enregistrer de fortes baisses à la suite d’épisodes de volatilité plus importants. Après une remarquable performance des marchés actions (plus de 20 % en Europe et aux États-Unis) durant les huit premiers mois de l’année, cette belle tendance est un peu retombée avec un début de retour de l’aversion au risque des marchés. Ces derniers ont donc été en dents de scie et orientés à la baisse ce mois-ci. Pourtant, les investisseurs auraient pu retenir des nouvelles positives et rassurantes comme par exemple l’amélioration de la situation sanitaire dans plusieurs parties du monde à commencer par les pays développés grâce à la vaccination (notamment en Europe). Ils auraient également pu s’attacher à la récente communication par la Banque centrale américaine précisant que le tapering aurait bien lieu prochainement et que ce mouvement n’entraînerait pas pour autant l’arrêt brutal des autres mesures de politique monétaire. Cette information pourtant très attendue par les investisseurs n’a suscité aucune réaction (ni dans un sens ni dans l’autre). Finalement, les marchés sont restés impassibles pour la simple et bonne raison qu’ils considèrent que les valorisations déjà tendues intègrent déjà ces nouvelles qui ne parviennent plus à surprendre à la hausse. Ces dernières ne font que confirmer un scenario positif que les marchés avaient déjà en tête et qui ont du mal à leur offrir un second souffle. A l’inverse, la moindre nouvelle du type Evergrande peut très vite générer des épisodes de volatilité et conduire à des séances de prises de bénéfices.
Ainsi donc, les investisseurs ont-ils préféré retenir d’autres évènements qui les ont incités à limiter les prises de risques et à sécuriser une partie de leurs confortables gains obtenus depuis le début de l’année notamment sur les valeurs de croissance. D’abord, la confirmation du ralentissement des économies chinoise et américaine (nous préférons parler de normalisation) aura continué à peser sur le moral des opérateurs. Ensuite, la récente hausse des taux d’intérêts des obligations souveraines (rendement des obligations américaines à 10 ans passé en quelques jours de 1,30 % à 1,55 %) liée aux tensions inflationnistes aura contribué à augmenter la nervosité des marchés et à semer le doute dans l’esprit des investisseurs. Enfin, la poursuite de la hausse des matières premières (gaz, pétrole) et les déboires du promoteur immobilier chinois Evergrande ont eu raison de la résistance des marchés provoquant un décrochage (contenu) des principaux indices boursiers (entre -2 % et –7 % selon les indices). Mais malgré les soubresauts liés à la situation délicate du géant de l’immobilier chinois, les investisseurs ont donné l’impression d’anticiper une démolition contrôlée de l'édifice branlant Evergrande par les autorités chinoises, sans que cela occasionne trop de dégâts collatéraux sur l'économie chinoise. Après avoir lourdement chuté, le titre avait repris 17,6 % à Hong-Kong (une petite fraction de sa monumentale glissade de plus de 80 % depuis le début de l’année) jusqu’à ce que sa cotation soit suspendue.

Ce mois de septembre mouvementé aura donc vu les places boursières mondiales enregistrer des performances négatives plus ou moins marquées selon les zones géographiques. Les Émergents et le Japon ont été les plus touchés. Les indices américains et (dans une moindre mesure) européens ont également subi des baisses, mais ils conservent toujours des gains confortables depuis le début de l’année. A noter que le marché américain qui avait récemment comblé son retard par rapport à l’Europe se retrouve à nouveau distancé en 2021. En effet, comme en début d’année, la remontée des taux d’intérêt des obligations américaines a poussé les investisseurs à alléger leurs positions sur les valeurs de qualité et de croissance comme dans le secteur du luxe mais surtout de la technologie. Le poids de celui-ci au sein des indices américains est tel par rapport aux indices européens (les GAFAM pèsent plus de 20 % du Standard & Poor’s 500) qu’il n’est pas surprenant de voir l’Europe reprendre une longueur d’avance. L’environnement toujours favorable aux actifs risqués permet aux principaux indices d’enregistrer des performances comprises entre – 3 % à Shanghai et + 17,5 % à Paris depuis le début de l’année. Les places boursières européennes sont toujours aux avant-postes mais se sont éloignés de leurs plus hauts sommets atteints au milieu de l’été. Ainsi, l’indice de la zone euro (l’Euro Stoxx 50) progresse de 13,95 % à 4 048 points et la bourse de Francfort (le Dax 40 ex Dax 30) gagne 13 % à 15 296 points. L’indice parisien (CAC 40 à 6 520 points + 17,5 %) fait toujours la course en tête et creuse à nouveau un petit écart avec l’indice de référence des professionnels, le Standard & Poor’s 500 (à 4 308 points + 14,7 %). Parmi les indices new-yorkais, ce dernier aura moins corrigé que le Nasdaq très pénalisé par la baisse des valeurs technologiques et qui ne gagne plus que 10 % (à 14 446 points). Le Japon (Nikkei à 29 463 points + 7,30 %) est assez nettement en retrait et les Emergents (MSCI Emerging à 1 253 points – 3 %) replongent dans le rouge et ferment la marche du classement depuis le début d’année.

Pour conclure, l’actuelle nervosité des marchés, le manque de visibilité à propos de l’évolution de la situation économique mondiale (la durée des pressions inflationnistes, le manque de catalyseur, le possible début du tapering fin 2021 – début 2022) contribuent à cette ambiance mitigée. Il convient de relativiser cet épisode de baisse des indices. Après des mois de hausse ininterrompue, cette respiration (prise de bénéfices) est plutôt saine et bienvenue en attendant de nouveaux facteurs de soutien des marchés actions dans les prochaines semaines. N’oublions jamais que le marché des actions ne peut pas monter sans discontinuer. Il doit marquer des pauses, reprendre son souffle pour mieux repartir de l’avant.

 

Convictions d’investissements

 

Sur le plan sanitaire, nous estimons toujours que le vrai danger pouvant contrarier les marchés financiers et donc retarder le vrai retour à la normale pourrait venir à tout moment d’un nouveau variant risquant de fragiliser la poursuite de la reprise. Malgré ce danger, nous ne croyons pas en l’hypothèse d’un grand reconfinement national à l’échelle des pays développés même si cela reste possible. En l’état actuel de la vaccination, une mesure aussi contraignante semble improbable ce qui limitera l’impact du Covid-19 sur l’économie et les marchés financiers. D’après l’Institut Pasteur, les vaccins permettraient de diviser par trois le risque d'être infecté par le variant Delta. Ils confirment leur très grande efficacité contre les formes graves puisque les adultes non-vaccinés représentent la part la plus importante des hospitalisations ce qui contribue à augmenter la pression sur le système de soin. Même si les vaccins ne permettent que de freiner la pandémie, sans la stopper, la poursuite de la vaccination au niveau mondial constitue toujours le seul véritable rempart à ce variant Delta et sans doute à toute autre forme de mutation du Covid-19. Il faut ajouter que la lutte contre le Covid vient de faire un grand pas en avant avec le nouveau traitement thérapeutique du laboratoire américain Merck qui vient de présenter un antiviral facile d’utilisation (pilule) capable de réduire de moitié les hospitalisations.

Sans surprise, le vrai catalyseur des marchés restera encore et toujours la politique accommodante des banques centrales et donc le niveau des liquidités. Nous répétons ce refrain depuis des mois mais la liquidité restera bel et bien l’élément déterminant à la bonne tenue des marchés actions. L’épargne devrait ainsi rester en circuit fermé sur les actions et continuer à faire monter les indices boursiers. En réalité, la difficulté n’est pas de savoir s’il faut rester investi en actions mais plutôt de faire les bons choix parmi les secteurs, les thématiques et les zones géographiques.
Il ne fait également aucun doute que la réduction graduelle des rachats d’actifs par la Fed (tapering) sera l’un des sujets centraux du dernier trimestre qui débute. Bien sûr, la pandémie ainsi que la hausse des prix de l’énergie retiendront toute l’attention des marchés. Mais qu’on le veuille ou non, les politiques monétaires des banques centrales resteront la pierre angulaire de la poursuite de la reprise économique et au-delà du potentiel des marchés financiers et ce même si la Banque centrale américaine n’a toujours pas dévoilé le calendrier et le rythme du prochain virage qu’elle s’apprête à négocier. Sur ce point, les marchés semblent avoir très bien accepté la dernière prise de parole de Jerome Powell qui a indiqué que la Fed avait entamé sa réflexion concernant le resserrement de sa politique monétaire. L'institution a au moins confirmé qu'une annonce était sans doute proche. Le consensus (avis que nous partageons) considère désormais que l’annonce pourrait être officialisée lors de la prochaine réunion de la Fed les 2 & 3 novembre prochains. Dans cette dernière communication un élément a pu retenir l’attention ; les membres de la Fed anticipant également une hausse des taux en 2022 sont plus nombreux qu'auparavant et les anticipations pour 2023 et 2024 ont significativement grimpé. Ceci n’a pas semblé émouvoir les investisseurs qui restent sur l'idée que la Fed considère que le risque de resserrer trop tôt sa politique monétaire est plus grand que celui de laisser l’inflation filer. Jerome Powell a non seulement confirmé l'approche du début du tapering, mais il a même suggéré que le processus pourrait s’achever vers la mi-2022.

Pour la suite nous restons donc plutôt confiants car les moteurs qui ont propulsé les indices actions ces derniers mois restent pour la plupart allumés. En plus des banques centrales, les gouvernements sont toujours au chevet des économies notamment en Europe où la reprise a été plus tardive. Sur le Vieux Continent, les soutiens monétaires et budgétaires vont continuer à se déployer au cours des prochains trimestres. Le plan de relance européen de 750 milliards d’euros vient tout juste d’être mis en place et il devrait produire pleinement ses effets au cours des prochains mois ce qui devrait favoriser une reprise soutenue. Considérant que le pic de croissance en Chine et aux Etats-Unis est derrière nous, nous continuons de privilégier l’Europe. En effet, cette zone offre une bonne exposition aux belles valeurs de croissance comme les géants du luxe qui n’ont pas épuisé leur potentiel. De même, le secteur bancaire bien représenté au sein des indices européens devrait profiter de la hausse des taux. Enfin, la concentration de grandes valeurs industrielles très sensibles à la conjoncture ainsi que le redressement du tourisme devraient parachever ce choix stratégique. La plupart des spécialistes continuent de se ranger derrière l’analyse de la Fed qui estime toujours que le phénomène de l’inflation devrait être temporaire puisqu’il serait principalement lié à la hausse du prix des matières premières et à l’engorgement des chaînes de production mondialisées.

Malgré les récents soubresauts des marchés, nous conservons une vue positive pour la seconde partie de l’année et considérons toujours que le retour à la normale de l’activité économique dans le monde (c’est à dire son niveau d’avant crise de décembre 2019) devrait se situer fin 2021 - début 2022 à condition bien évidemment qu’aucun évènement majeur (du type aggravation de la situation sanitaire mondiale) ne vienne brutalement contrarier ce scenario. L’économie mondiale devrait bénéficier de la forte reprise entamée en 2021 grâce notamment à la poursuite de la vaccination, seul moyen efficace permettant d’éviter de nouvelles (et funestes) restrictions sanitaires. Au risque d’aller au-devant de désastreuses difficultés économiques, rares seraient les Etats capables de supporter une nouvelle mise sous cloche de leur économie. De nouveaux plans de soutien comparables à ceux déjà déployés par les gouvernements et les banques centrales pour sortir de cette crise historique ne seraient pas envisageables (du moins dans l’immédiat). Les indicateurs macro-économiques devraient continuer à être solides et rassurants en Europe. Même si la Chine et les États-Unis ont commencé à montrer quelques signes de ralentissement (plutôt de normalisation) après leur spectaculaire redémarrage du début d’année, il serait selon nous irréaliste d’envisager une croissance durable de 9 % par an pour la Chine, de 7 % par an pour les États-Unis ou de 6 % pour l’Europe. La croissance économique de ces différentes zones devrait logiquement décélérer autour de 5 % pour l’Empire du Milieu, 3 % pour les États-Unis ou 1,5 % à 2 % % pour le Vieux Continent, ce qui devrait néanmoins autoriser une croissance mondiale robuste (autour de 3,5 % à 4 %) et soutenir les perspectives de croissance de bénéfices des entreprises.
Nous sommes donc positifs à moyen long terme. Les marchés sont plus fragiles car les valorisations intègrent déjà pas mal de bonnes nouvelles. Nous sommes depuis cet été sur la même tendance, à savoir un marché plutôt bien orienté mais avec un potentiel de hausse limité et une volatilité qui, ces derniers temps, augmente petit à petit. Nous abordons donc ce dernier trimestre avec sérénité tout en restant prudents ce qui n’est pas contradictoire. Il est clair que par rapport aux trois premiers trimestres, nous sommes dans un environnement plus compliqué. Les incertitudes ou plutôt les interrogations sont plus grandes que ce soit sur les perspectives de croissance, les tensions inflationnistes toujours présentes, les resserrements monétaires à venir ou bien les doutes sur la capacité des américains à faire voter leur plan social. La volatilité sur les obligations est plus grande ces derniers temps et cela pourrait être aussi le cas sur les actions. Malgré tout, nous aurons du mal dans le contexte actuel à considérer que celles-ci ne restent pas la meilleure option pour tout investisseur ayant du temps devant lui. Les taux d’intérêt restent bas (y compris pour les dettes des pays les plus risqués comme l’Italie) et le supplément de rendement offert par la dette privée (les entreprises) est de plus en plus faible ce qui rend les actions incontournables. Les interrogations ou incertitudes du moment ne doivent pas remettre en question le fait que l’économie dans son ensemble est plutôt dynamique, que la tendance est bonne et que les résultats des entreprises au troisième trimestre devraient être d’un excellent niveau même si le message de ces dernières est un peu plus prudent pour la fin de l’année en raison notamment des problèmes d’approvisionnement. De même, les secteurs lourdement pénalisés par la crise et qui retrouvent une activité normale devraient constituer de bons relais de croissance. Pour finir, les difficultés d’approvisionnement en matières premières et en semi-conducteurs devraient se résorber progressivement d’ici à l’été 2022.
Dans ce contexte, notre stratégie demeure inchangée avec des marchés financiers qui devraient poursuivre leur marche en avant. La sagesse et la patience nous recommandent de ne pas tirer de conclusions hâtives à propos des dernières séances de bourse. A court terme, des épisodes baissiers plus ou moins marqués pourront encore se produire mais sans toutefois remettre en question la tendance haussière des marchés actions. Dans cette hypothèse, toute correction à venir sur les marchés boursiers serait pour nous l’opportunité de renforcer notre exposition sur les actions grâce aux liquidités dont nous disposons dans nos portefeuilles et qui sont en attente d’investissements.

 

La BCE donne rendez-vous en décembre

 

Malgré le vif rebond des économies grâce aux progrès de la vaccination qui permettent de dégager l’horizon, la BCE martèle régulièrement qu’un « tapering » (rétrécissement, diminution) serait encore prématuré. Ce terme anglais qui agite en ce moment les marchés financiers (principalement au niveau de la Fed) désigne la sortie progressive de la politique de soutien monétaire accommodante pratiquée par les banques centrales depuis le début de la pandémie. La poussée inattendue de l’inflation, à 5,4 % outre-Atlantique et à 3,2 % dans la zone euro cet été, confirme également ce dynamisme retrouvé. Pour autant, l’annonce du sevrage de l’argent facile à profusion n’est toujours pas à l’ordre du jour pour la BCE. Le défi de cette normalisation qui attend Christine Lagarde et les gouverneurs de BCE est considéré comme prématuré. Toute décision est donc reportée au prochain conseil de politique monétaire de décembre et se fera à la lumière de la situation économique et sanitaire à ce moment-là.
À Francfort (comme à Washington), on considère toujours que la hausse des prix n’est qu’un phénomène transitoire de sortie de crise. Toutefois des voix dissonantes commencent à se faire entendre. Ainsi, les « faucons », partisans de l’orthodoxie monétaire, ressortent-ils du bois à la faveur de la reprise et du rebond de l’inflation. Ils pressent pour un retour à la normale mais demeurent encore en minorité.
Christine Lagarde a donc reporté à la fin de l'année toute décision sur l'avenir de la politique monétaire dans la zone euro concernant l'après-pandémie. Pour l'heure, avant d’ouvrir le délicat débat du retrait progressif du soutien aux économies, la présidente de la BCE a opté pour un « recalibrage » technique de son dispositif. Le Programme d'urgence pandémie de rachats d'actifs (PEPP) lancé en mars 2020, doté d’une enveloppe de 1 850 milliards d'euros, va se poursuivre à un rythme « légèrement plus faible » que les 80 milliards d'euros mensuels de ces derniers mois. Censé prendre fin en mars 2022, il reste encore 500 milliards à utiliser dans cette enveloppe. Aucun revirement majeur n’est donc à attendre dans l’immédiat. Tout au plus une diminution du rythme des rachats d’actifs à 70 ou 60 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année. Ensuite, il restera encore le programme régulier de rachats (APP), calibré à 20 milliards par mois. Il s’agit pour la BCE de faire passer le message d’un atterrissage en douceur via des ajustements techniques, plutôt qu’une sortie radicale, pour ne pas brusquer les marchés et menacer la reprise. Toute la subtilité consiste à préparer le terrain et ménager les marchés afin d’éviter tout risque de correction brutale. Les nouvelles prévisions économiques établies par la BCE seront donc scrutées à la loupe. En particulier celles sur l’inflation, dont l’estimation a déjà été relevée trois fois depuis le début de l’année.
Dans l'immédiat, la BCE se réjouit du rebond de l'économie européenne qui devrait lui permettre de « dépasser son niveau d'avant pandémie » d’ici la fin de l'année. La zone euro est « en bonne voie pour une forte croissance au troisième trimestre ». En conséquence, elle relève ses prévisions de croissance du PIB à 5 % pour cette année et à 4,6 % pour l'an prochain. Mais « il reste du chemin à faire avant que les dégâts de la crise ne soient réparés », a nuancé Christine Lagarde, suffisamment pour justifier la poursuite de l'intervention. « La reprise a été soutenue par la politique monétaire et budgétaire, cela doit continuer », a-t-elle ajouté. Si le chômage diminue, il subsiste encore deux millions de personnes employées de moins par rapport au niveau d'avant la pandémie.
Reste la délicate problématique de l'inflation, de plus en plus difficile à ignorer. Celle-ci a bondi jusqu'à 3,2 % dans la zone euro, bien au-dessus de l'objectif de 2 % de la BCE. D’après les économistes de l'institution de Francfort, elle devrait continuer à augmenter « légèrement » cet automne, avant de refluer l'année prochaine. Cela les a conduits à revoir leurs prévisions à la hausse à 2,2 % cette année et 1,7 % en 2022.
Enfin, en ce qui concerne une sortie totale de la politique d'assouplissement monétaire avant une remontée des taux d'intérêt (actuellement négatifs), Christine Lagarde a précisé « qu’on en était assez loin ». Les marchés ne s'attendent pas à une hausse des taux européens avant fin 2023 et ce bien après la Réserve fédérale américaine ou la banque d'Angleterre. Les sujets qui fâchent sont donc reportés à décembre. Si l'amélioration des conditions économiques et la hausse de l'inflation se poursuivent, les faucons auront alors les cartes en mains pour obtenir un retrait graduel des rachats de dettes. À l'inverse, si l'incertitude se poursuit, les colombes chercheront à maintenir un niveau d'intervention dans l'économie soutenue.

 

La Fed patiente encore avant de réduire son soutien à l’économie

 

Cela fait des semaines maintenant que les marchés sont suspendus aux lèvres de Jerome Powell et attendent un signal du président de la Banque centrale américaine. Mais à l’issue de la réunion de son comité monétaire, elle a fait le choix de repousser l'annonce d'une réduction prochaine de ses rachats de dette publique (tapering), autrement dit de son soutien à l'économie. Néanmoins, elle juge que le moment de diminuer ses aides pourrait intervenir « bientôt ». Traduction, il faudra probablement attendre novembre, voire décembre, pour que la Réserve fédérale s'engage dans cette voie. Pour l’heure, la modération de l'inflation et de la croissance ainsi que les incertitudes budgétaires l’ont donc poussé à maintenir le statu quo. La Fed s’est appuyée sur la légère modération de l'inflation, passée de 5,4 % en juillet à 5,2 % en août et sur le ralentissement des créations d'emplois en août, pour attendre avant d'indiquer à quel rythme il proposera de réduire ses achats mensuels de 80 milliards de dollars d'obligations du Trésor et de 40 milliards de dollars de titres gagés sur des créances immobilières. En place depuis mars 2020, cette politique d’assouplissement quantitatif permet de maintenir des taux d'intérêt à long terme anormalement bas pour combattre la récession engendrée par le confinement. Son abandon étalé sur plusieurs mois, sera la première étape avant un relèvement de son taux directeur qui pourrait ne pas intervenir avant un an, si l'inflation, remontée à plus de 5 %, devait se calmer.
Ainsi, elle s'attend à une inflation encore plus forte que prévu cette année. En l’état actuel de la situation, elle table donc sur une inflation accélérant à 4,2 % cette année (vs 3,4 % estimée en juin), avant de ralentir à 2,2 % en 2022 (+0,1 point par rapport à son estimation précédente) et de rester inchangée en 2023. La Fed admet que l'inflation est « élevée » mais elle continue de souligner qu'elle « reflète en grande partie des facteurs transitoires ». L'institution répète depuis des mois que l'accélération de l'inflation ne devrait pas conduire à une surchauffe de l'économie. Elle souligne que la hausse des prix dans certains secteurs a d'ailleurs commencé à refluer (cas des prix des voitures d'occasion) et que le rythme de la reprise « dépend de l'évolution du virus ».
Parallèlement, jugeant que le variant Delta ralentissait la reprise, la Fed a fortement abaissé son estimation de la croissance de son PIB en 2021 à 5,9 % contre 7 % estimé en juin. Concernant l'année prochaine, elle relève au contraire son estimation de la croissance américaine, pour la porter à 3,8 % (+0,3 point).
Sur le front de l'emploi, la reprise reste difficile. Le taux de chômage est désormais estimé à 4,8 % pour 2021. Il devrait revenir à 3,8 % l'année prochaine et retrouver son niveau d'avant la pandémie l'année suivante grâce aux progrès en matière de vaccination et au solide soutien politique.
Au-delà de ces éléments de conjoncture économique, la Fed fonde aussi son attentisme pour retirer son soutien exceptionnel à l'économie américaine sur plusieurs incertitudes :

  • Le relèvement du plafond de la dette publique ; sans un vote du Congrès pour autoriser le Trésor à emprunter au-delà du plafond actuel de 28 400 milliards de dollars, l'État fédéral américain pourrait se retrouver à court de liquidités. A ce stade, les républicains qui contrôlent la moitié du Sénat, refusent d'aider les démocrates à voter ce relèvement, accusant ces derniers de gaspiller l'argent public. La prochaine réunion de la Fed est prévue les 2 et 3 novembre prochains. D'ici là, cette question devrait être résolue.
  • L'adoption du plan massif de relance de 3 500 milliards de dollars défendu par la Maison-Blanche.
  • L'impact du variant Delta sur la consommation et la production ; de graves perturbations dans les approvisionnements des entreprises, notamment dans l'industrie automobile, l'informatique et la construction, ainsi qu'une réticence manifeste de millions d'Américains à retourner au travail, entretiennent un risque d'une accélération de l'inflation que la Fed n'ignore pas.
  • Le ralentissement de la croissance en Chine ; sous l'effet de la crise de surendettement du secteur immobilier, est un facteur nouveau dont Jerome Powell doit aussi tenir compte.

L’image de banquiers centraux marchant sur des œufs, résume bien selon nous la difficulté du moment charnière auquel ils sont confrontés. Le quantitative easing aura été une grande expérience, sa sortie le sera encore plus.

 

 

La prudence s’impose à propos des tensions inflationnistes

 

Cela faisait presque quarante ans que l’inflation avait pratiquement disparu du paysage statistique. La hausse des prix était pour ainsi dire devenue une plaie chronique et exclusive des pays émergents. Dans les pays développés, elle n’était plus qu’un croque-mitaine que l’on agitait pour mettre en garde contre les politiques économiques aventureuses ; n’employons-nous pas toujours le terme de « spectre » pour en parler ? L’inflation a donc fait son grand retour en 2021 et elle est désormais un thème récurrent depuis le printemps dernier. C’est un des effets de la crise sanitaire et de la reprise économique. Dernièrement pour l’ensemble de la zone euro elle a grimpé à 3,2 % sur un an (4,7 % en Belgique, 3,9 % en Allemagne, 3,3 % en Espagne, 2,6 % en Italie et 1,9 % en France) et aux États-Unis où la croissance s’est redressée plus vite et plus fort qu’en Europe, les prix flambent à +5,3 % sur un an. Pour les responsables économiques de la planète, c’est un vrai casse-tête. Ils martèlent que ce phénomène est transitoire. C’est la thèse que défendent en chœur les banquiers centraux occidentaux. En effet, la reprise soudaine de la demande, le rattrapage de la consommation après des mois de disette, l’engorgement des chaînes de production mondialisées et le redémarrage chaotique des chaînes d’approvisionnement internationales provoquent des frictions et des pénuries. Le déséquilibre entre l’offre et la demande est d’autant plus important que la plupart des secteurs industriels avait massivement déstocké au début de la pandémie. Une majorité d’économistes répète que ce qui se passe outre-Atlantique a peu de chances de se dupliquer en Europe. Pourtant il faudra continuer à surveiller ces tensions inflationnistes comme le lait sur le feu car nul ne peut prédire exactement combien de temps encore prendra un retour à la normale. En effet, les chiffres sont têtus et bien que ce discours d’un phénomène temporaire soit toujours favorablement accueilli par les marchés, il est parfois contesté et suscite quelques divisions au sein même du comité de politique monétaire de la Fed. L’attitude consistant à dire « circulez, il n’y a rien à voir » n’est peut-être plus aussi facilement tenable. D’ailleurs, la pandémie est toujours là. De nouvelles vagues de contamination en nouveaux variants, elle peut continuer de frapper et de provoquer des restrictions et des confinements. Ici, c’est l’activité d’un grand port de commerce qui s’arrête, là, c’est une frontière qui se referme. Même en retirant les éléments les plus fluctuants, comme la variation des prix des matières premières agricoles ou de l’énergie, l’inflation sous-jacente (ou « core inflation ») qui exclut ces facteurs reste très élevée en particulier aux Etats-Unis.
La grande inconnue porte sur la durée de cette poussée inflationniste. Alors que tout rouvre en même temps, nous subissons une conjonction de facteurs temporaires. L’augmentation moyenne des prix est, certes, tirée par le pétrole, le gaz, et l’alimentation, mais aussi par les biens industriels (hors énergie) et les services dont les prix ont fortement augmenté. A titre d’exemple, le coût du transport qu’il soit aérien ou maritime a littéralement explosé ; le prix des conteneurs a ainsi été multiplié par huit entre janvier 2020 et aujourd’hui.
Nous pensons raisonnable de considérer que l’inflation devrait atteindre un plateau (ou un pic) vers la fin de l’année puis décroître progressivement au début ou dans le courant de l’année 2022. Cependant, en raison des pressions inflationnistes sous-jacentes qui resteront encore fortes en 2022 et 2023, elle devrait rester sur des niveaux plus élevés qu’avant la crise du Covid. Le rapatriement en Europe de certaines chaines de production (comme pour certains médicaments ou les batteries) ou la décarbonisation de l’économie vont coûter cher et soutenir durablement les cours de certaines terres rares ou métaux comme l’argent, présent dans les voitures électriques, ou le cuivre, qui va être nécessaire en grande quantité pour relier les projets éoliens offshore aux réseaux terrestres.

 

L'affaire Evergrande

 

Vent de panique à la bourse de Hongkong. Le 20 septembre dernier le cours de l’indice Hang Seng a chuté de 3,3 %, entraîné par la dégringolade de l’action du promoteur immobilier chinois Evergrande (jusqu’à - 17 % en séance) au bord de la faillite. Le lendemain à l’ouverture, la Bourse de Tokyo a ouvert en forte baisse, l’indice vedette Nikkei lâchant 1,94 % tandis que l’indice Topix chutait de 1,93 %. Francfort a perdu 2,3 %, Wall Street 2 % et Paris 1,74 %. La situation critique de ce géant a attisé l’espace d’un court moment la nervosité des investisseurs et a ravivé le spectre d’un « Lehman Brothers made in China » (du nom de la banque américaine dont la faillite en 2008 précipita la crise financière mondiale) pour la deuxième économie mondiale.
Evergrande était encore récemment le plus grand promoteur immobilier de Chine, et son fondateur, Xu Jiayin, l’homme le plus riche du pays. Fondé en 1996 à Canton, ce promoteur a su tirer profit de l’urbanisation galopante de la Chine dans près de 280 villes. Fort de son succès dans l’immobilier, le groupe s’est lancé il y a cinq ans dans une diversification tous azimuts : parcs de loisirs, football, eau minérale, fournisseur internet, compagnie d’assurances, voitures électriques etc. Pour financer cette expansion, la firme a emprunté sans compter. Notoirement endetté (plus de 250 milliards d’euros), Evergrande s’est retrouvé en séarieuses difficultés l’an dernier, lorsque Pékin a conditionné l’accès au crédit des promoteurs immobiliers à leurs ratios d’endettement. L’État leur a également interdit de vendre des appartements avant d’en avoir fini la construction, privant ainsi Evergrande d’une manne financière qui lui avait permis de maintenir jusqu’ici la tête hors de l’eau. Les promoteurs n’ont pas su prendre la pleine mesure de la détermination du gouvernement à appliquer strictement ces mesures, ce qui les met aujourd’hui en difficulté. Le géant se retrouve donc dos au mur, à court de trésorerie pour rembourser 12 milliards d’euros de prêts arrivant à échéance d’ici 2022 et avec plus d’1,5 million d’acquéreurs attendant la livraison de leur logement.
Pour l’heure, les autorités cherchent encore la bonne parade pour réduire les dégâts de la faillite redoutée du géant surendetté de l’immobilier. Alors, la question qui se pose est de savoir s’il faut sauver le soldat Evergrande de la faillite ? Ce défi n’est pas nouveau en Chine où l’endettement est un moteur clé de la croissance spectaculaire des entreprises. Pékin est partagé entre, d’un côté son objectif d’enrayer une croissance frénétique de l’immobilier sur laquelle plane la menace de l’explosion d’une bulle et de l’autre, la crainte d’une correction brutale du marché qui sèmerait la panique dans la population et risquerait par un effet domino d’entraîner les prix et les autres promoteurs dans sa chute. Face à l’écueil Evergrande, Pékin recherche un compromis pour éviter un sauvetage étatique et une faillite déstabilisatrice. Il souhaite aussi limiter la spéculation à l’origine d’une envolée des prix et d’un creusement des inégalités. Depuis 2016, le président Xi Jinping martèle que « les logements sont faits pour y vivre, pas pour spéculer ». Pékin veut éviter une faillite retentissante qui aurait de fortes répercussions, tant économiques que sociales. La Chine a les moyens de faire face à cette affaire. Mais ce n’est pas tant une question de moyens que de signal envoyé. Nombre d’observateurs s’accordent à dire que les autorités s’apprêtent à lancer un avertissement aux entreprises qui continueraient à s’endetter impunément. En même temps, elles ne veulent pas laisser cette faillite risquer de déstabiliser le pays. Si Evergrande est présenté comme le groupe immobilier le plus endetté au monde, c’est l’ensemble du secteur immobilier chinois qui s’est développé via un appétit effréné pour le crédit et ses effets de levier. Autant dire que l’État fera tout pour éviter l’effondrement du château de cartes immobilier. Dans le meilleur des cas, les régulateurs acceptent de faciliter la résolution de la dette, permettant d’infliger une douloureuse leçon à Evergrande tout en évitant un risque de contagion. Dans le pire des cas, sa faillite pourrait être précipitée par une vente panique de ses actions et obligations. Sa banqueroute provoquerait une réaction en chaîne dans le secteur bancaire et pourrait causer une chute dramatique des prix de l’immobilier, sans parler des 200 000 employés et des 3,8 millions d’intérimaires qui se retrouveraient au chômage, troublant la stabilité sociale.

Pour terminer, nous pensons qu’Evergrande n’est pas suffisamment gros pour entraîner un risque systémique et que cela restera une affaire chinoise n’impliquant que des acteurs locaux. Le gouvernement chinois ayant pris le sujet à bras le corps, le risque d’un effet domino devrait donc être limité. Mais cette affaire traduit bien les difficultés rencontrées par le secteur de la construction en Chine. A ce stade, la prudence reste donc de mise. S’il nous paraît prématuré de balayer cet évènement d’un revers de la main, en revanche, sombrer dans le catastrophisme nous semble tout aussi excessif. Toutefois une conclusion s’impose : faillite ou non, cela signifie que le marché de l’immobilier en Chine ralentit, or il constitue une grande partie du carburant de cette économie ce qui pose la question du dynamisme de la croissance chinoise. La construction a permis à la Chine de rajouter chaque année un à deux points à sa croissance au cours des vingt dernières années. Cette période nous semble révolue. Evergrande est le symptôme d’un marché de l’immobilier qui était extrêmement dynamique mais qui arrivé en fin de cycle. Dans le meilleur des cas, le secteur se stabilise ce qui prive la croissance de sa contribution. Ou alors, la bulle immobilière se dégonfle, le secteur se contracte, ce qui signifie à l’arrivée une contribution négative à la croissance de l’économie chinoise. Il y a vingt ans, lors de son entrée à l’OMC (2001), la Chine connaissait une croissance supérieure à 10 %. Au cours de cette dernière décennie, elle est tombée aux environs de 6 %. Il est fort probable qu’à la fin de la décennie qui débute (soit en 2031) la croissance du pays se situera autour de 3 à 4 %.

 

A surveiller dans les prochaines semaines :

  • évolution de la pandémie avec le danger de l’apparition de nouveaux variants
  • progression de la vaccination dans le reste du monde (hors pays développés)
  • début des résultats des entreprises au 3ème trimestre
  • indicateurs macro-économiques
  • communications des banques centrales (annonce par la Fed du tapering)
  • aboutissement des négociations entre démocrates et républicains (plafond de la dette et plan de soutien)

 

 

Rédacteurs : Nicolas DUPLANTIER - Pierre KUBIS - L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L'adaptation de nos propositions au profil d'investissement de chaque client suit 4 règles principales :

  • Cantonnement : définition d'un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d'assurance-vie)
  • Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d'assurance-vie 
  • Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
  • Communication/suivi : mail et article mensuel sur www.ca-pg.fr
     

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