Point mensuel mars 2021 - Investissements
06/04/2021 - 20 min de lecture
Rubrique : Epargne et investissement
tout un mag pour vous
Point mensuel mars 2021 - Investissements
Des marchés actions globalement en hausse car ils intègrent les plans de relance massifs, l’amélioration du contexte économique ainsi que l’accélération de la dynamique de vaccination. L’Europe progresse de 6 %, tandis que le Japon, les Emergents et les Etats-Unis enregistrent des performances comprises entre +1 % et +3 %. Le dollar s’est fortement apprécié face à l’euro à 1,17 (-3 %) en raison de la hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis et le baril de pétrole reste stable sur le mois à 64 dollars (brent). Nos portefeuilles progressent ce mois-ci de 3,9 %.
Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive), notre avance est de 42 % avec une performance globale de 128,7 % depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 31/03/2021 :


Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane, Espace Liberté et Anaé) au 31/03/2021.
Portefeuille type PEA : valorisation : 234 211 €

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane, Espace Liberté 1 & 2 et Anaé) : valorisation : 215 989 €

Répartition du portefeuille actuel :

Point marchés
Il y a tout juste un an, les indices boursiers touchaient le fond (notre CAC 40 à 3754 points) et la pandémie mondiale liée au Covid-19 provoquait la pire récession depuis les années 1930. Le choc pour les marchés financiers aura été d’une violence inouïe puisqu’en moins d’un mois, les places boursières avaient alors perdu près de 40 %, du jamais-vu. Le premier confinement venait de débuter avec la mise sous cloche inédite de l’économie mondiale et la formidable remontée des marchés d’actions débutait. Un an plus tard, le CAC 40 se hissait à plus de 6 000 points s’adjugeant plus de 60 % depuis son plancher de mars 2020 et retrouvant son sommet du mois de février 2020 (à 6 100 points) grâce à l’ensemble des mesures hors normes mises en place pour sortir de cette crise sanitaire. Résolument tournés vers l’avenir, les marchés ont bien tourné la page et enterré « l’annus horribilis » 2020.
La bourse se remet donc de tout, il est vrai largement aidée par les programmes massifs d’aides déployés un peu partout dans le monde. Etats et banques centrales ont su apporter en un temps record l’oxygène dont avaient besoin les marchés pour traverser cette crise inédite. Pratiquement tous les verrous ont sauté. Les marchés ont été inondés de liquidités quasi gratuites et illimitées. Depuis novembre dernier, une deuxième phase de rebond se prolonge sans interruption (à peine une courte respiration fin janvier). Depuis l’annonce à l’automne des vaccins, les investisseurs considèrent que les campagnes de vaccination permettront aux économies d’entrevoir la sortie du tunnel et de retrouver très bientôt le chemin de la croissance.
Alors que la plupart des indices boursiers (américains, asiatiques) étaient revenus depuis plusieurs mois sur leurs niveaux d’avant crise et avaient même dépassé leurs plus hauts historiques, d’autres étaient encore en territoire négatif et disons-le, un peu à la traîne. Depuis ce mois de mars 2021, cette anomalie est corrigée. Certains indices européens (EuroStoxx 50 ou CAC 40) avaient moins bénéficié du rebond en raison de leur composante plus cyclique. Désormais, ils ont enfin refermé (souhaitons-le pour un moment) le trou béant qui s’était ouvert sous leurs pieds il y a tout juste un an au démarrage de cette mémorable crise sanitaire. Ainsi le CAC 40 dividendes réinvestis a-t-il franchi un nouveau plus haut historique à plus de 16 000 points. Ce petit évènement (symbolique) mérite d’être souligné et doit nous faire toucher du doigt qu’un retour aussi rapide au niveau d’avant crise était loin d’être une évidence. Les principaux indices actions ont désormais effacé ce krach boursier en un temps record ce qui constitue un réel exploit. Si le marché actions est revenu à son niveau d’avant crise, l’économie mondiale ne peut pas encore en dire autant (comme chaque fois le marché anticipe la situation future).
Malgré la pandémie toujours présente, les marchés actions ont enregistré depuis trois mois une solide performance (gain d’environ 10 % en Europe). Ces derniers jours ils font un peu de surplace et sont dans l’expectative. Après un bon premier trimestre, il est parfois sain que les marchés fassent un bilan de leur première vue et anticipation de l’année. Cela leur permet de vérifier s’ils ont été trop optimistes (ou pessimistes) et de corriger d’éventuels excès. Le contexte sanitaire encore compliqué (reconfinements, retards des vaccinations) est pour eux l’occasion de reprendre leur souffle et de retrouver l’élan nécessaire pour repartir sur une nouvelle trajectoire haussière.
Comme le mois dernier, les places boursières européennes devancent Wall Street qui reste malgré tout encore proche de ses sommets. Les principaux indices enregistrent donc des performances comprises entre + 3 % et + 10 % depuis le début de l’année. L’Europe fait donc la course en tête (EuroStoxx 50 à 3 945 points +11 %, CAC 40 à 6 100 points +10 % et Dax 30 à 15 100 points +10 %). Malgré une légère faiblesse due aux récentes tensions inflationnistes, le Dow-Jones à 33 150 points (+ 9 %), le Standard & Poor’s 500 à 4 019 points (+7 %), le Nasdaq à 13 480 (+5 %) ainsi que le Japon (+5,5 %) et les Emergents (+3,4 %) conservent une performance positive grâce à leur très bon début d’année.
Actuellement, les marchés sont préoccupés par la récente hausse des taux américains et les anticipations inflationnistes suite à l’annonce du plan Biden de 1 900 milliards de dollars qui vient doper encore plus les perspectives de reprise de la croissance américaine attendue entre 6 et 8 % pour 2021. Malgré une légère remontée dans le sillage des taux américains, le rendement des taux allemands à 10 ans (le bund référence de la zone euro) reste négatif à environ - 0,40 %. L’écart de rendement (spread) avec les taux américains à 10 ans (1,7 %) s’est considérablement creusé ces derniers temps tandis que le dollar (mieux rémunéré) s’est envolé par rapport à l’euro. Les indices européens, riches en grands groupes exportateurs, ont profité de ce contexte de change plus favorable (baisse de l’euro). L’équation est en revanche plus complexe pour les marchés émergents qui sont en première ligne face à la flambée des taux et du dollar. Les opérateurs, qui trouvent désormais des rémunérations attractives aux États-Unis, se détournent de ces marchés réputés risqués.
Longtemps, les investisseurs ont misé en priorité sur les belles valeurs de croissance, c’est-à-dire les entreprises capables de délivrer de solides résultats, y compris pendant les périodes de vaches maigres. Aux États-Unis, ce sont les géants de la technologie (GAFAM), et à Paris les champions du luxe, les fameux Khol (Kering, Hermès, L’Oréal et LVMH) qui ont propulsé les indices. Mais depuis le début de l’année, la reprise économique se confirme ce qui profite désormais aux entreprises malmenées pendant la pandémie mais qui demeurent solides. Celles-ci prennent en quelque sorte leur revanche et bénéficient de l’intérêt des investisseurs. Ces valeurs cycliques (finance, industrie automobile, hôtellerie, aéronautique, énergie) particulièrement présentes dans les indices européens tiennent le haut du pavé. Cette perspective de reprise est favorable aux indices européens qui ont surperformé les indices américains. Après une décennie décevante, les entreprises décotées (dites « value ») profitent à plein du mouvement de rotation sectorielle et réalisent leur meilleure performance des 20 dernières années par rapport aux entreprises de croissance (dites « growth »). L’embellie économique à venir a provoqué un vaste mouvement de rotation dans les portefeuilles. Les investisseurs ont empoché une part de leurs (confortables) profits sur les valeurs de croissance (comme la techno) pour se positionner sur des titres plus sensibles à la conjoncture. Pour autant, ils ne se détournent pas totalement de ces sociétés qui leur ont sauvé la mise l’an dernier. Ces entreprises renforcées par la crise ont dévoilé une capacité d’adaptation insoupçonnée et un modèle inébranlable.
- Faut-il craindre une hausse des taux ?
La seule chose qui à court terme pourrait inquiéter le marché actions serait la hausse des taux américains (et non la situation sanitaire). Après avoir grimpé pratiquement en ligne droite depuis un an grâce aux plans de relance massifs déployés par les États et les banques centrales, les indices américains semblent douter. Le Standard & Poor’s 500 stagne et le Nasdaq, qui avait littéralement flambé, porté par l’excellente santé des géants de la tech vient d’abandonner près de 5 % depuis son plus haut mi-février (14 095 points).
Le bond des obligations d’État américaines à 10 ans (pratiquement un doublement de 0,9 % à 1,75 % entre fin janvier et mars) alimenté par des anticipations de regain d’inflation et de forte croissance, a douché l’optimisme des investisseurs. Une nouvelle fois Jerome Powell a assuré que la Fed ne ferait pas la bêtise de laisser courir l’inflation mais son discours n’a pas stoppé la flambée du prix des emprunts d’État américains. Les marchés attendaient plus car ils considèrent que la hausse des taux est généralement une mauvaise nouvelle pour les marchés d’actions. Elle renchérit le coût de la dette pour les entreprises et menace ainsi les investissements. Elle tend aussi à déplacer des sommes investies en actions vers les obligations qui deviennent relativement plus attractives. Sur les marchés obligataires qui déplacent des milliards en quelques minutes, une telle poussée de fièvre n’avait pas été observée depuis le mois de février 2020, lorsque la pandémie de Covid-19 est devenue planétaire.
Nous considérons que la hausse du taux à 10 ans américain proche de 2 % n’est qu’un simple ajustement puisqu’il ne ferait que revenir à son niveau d’avant Covid (février 2020). Ce scénario serait même idéal pour la Fed qui n’aurait pas besoin d’agir tant que l’économie américaine ne sera pas revenue au plein emploi. Le marché actions peut parfaitement continuer sa progression si les taux d’intérêt remontent de manière progressive et sans à-coup. Rappelons aussi qu’une remontée des taux longs n’est pas du tout incompatible avec la hausse des marchés actions. Un marché obligataire dont les taux d’intérêt commencent à remonter reflète aussi le retour de la croissance (c’est mécanique). Si ce mouvement est accompagné d’une hausse de l’inflation, ce sera un moindre mal pour les actions car les taux réels (taux nominaux moins inflation) resteront bas. Le vrai risque pour les actions serait que les taux d’intérêt montent sans être accompagnés d’un minimum d’inflation.
Il nous semble prématuré de s’inquiéter car la hausse des taux reflète simplement le retour de la croissance économique. Plus que le niveau des taux, c’est le rythme de la hausse qui importe. Nous pensons que durant l’année les marchés iront probablement tester le niveau des 2 %, histoire de vérifier si la Fed tiendra bien son engagement de ne pas changer le cap de sa politique monétaire aux premiers signes de remontée des taux d’intérêt ou d’inflation franchissant sensiblement le niveau de 2 %. Ce possible bras de fer sera sans doute un peu difficile pour les valeurs de croissance. Avant la pandémie, celles-ci avaient énormément progressé grâce au contexte de taux bas et de crise sanitaire qui leur était très favorable. Cette correction durant cette période de hausse des taux leur aura permis de retrouver des niveaux de valorisation plus raisonnables. Ce niveau des taux d’intérêt américains à 2 % constituera à la fois un seuil de résistance ainsi qu’un signal d’investissement (point d’entrée intéressant).
- Les craintes d’un retour de l’inflation aux États-Unis
Le spectaculaire rebond de l'emploi aux États-Unis relance la crainte d'une surchauffe de l’économie. Depuis l’arrivée de Joe Biden le pays bénéficie d’un tournant favorable sur le plan sanitaire et économique. Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 et de décès se sont effondrés et le programme de vaccination mis en place sous Donald Trump, mais amélioré depuis, se déroule à une cadence effrénée (plus de 150 millions d'Américains ont reçu une première injection). Le secteur manufacturier a retrouvé son rythme de croissance le plus élevé depuis deux ans et les cours du pétrole et des matières premières s'envolent. En quelques semaines à peine les marchés sont passés de l'euphorie béate à la paranoïa. Ils ont du mal à croire que la Réserve fédérale pourra tenir sa promesse régulièrement renouvelée, de maintien d'un taux directeur nul pendant encore au moins un an. Ils craignent que la Fed se trompe lorsqu'elle répète que l'accélération des prix (inflation) attendue et souhaitée au cours des prochains mois ne sera que temporaire. D’ailleurs, la remontée éclair du rendement des obligations à 10 ans du Trésor américain au-dessus de son niveau d’avant crise reflète cette peur. Les investisseurs redoutent qu'en laissant l'inflation repasser quelque temps au-dessus de 2 %, comme la Fed s'engage à le faire, cela provoque une dynamique inflationniste précipitant un violent relèvement de taux directeur et donc un durcissement des conditions de financement. L’hypothèse que l’inflation aux États-Unis atteigne 3 à 3,5 % dans les douze à dix-huit prochains mois est inéluctable et tout à fait compatible avec le scénario de la Fed qui prévoit une stabilisation autour de 2,5 %.
En effet, cette situation selon nous provisoire résultera d’abord de la hausse des matières premières en raison de l’effet de base de l’année dernière (effondrement du prix du pétrole puis rebond de 180 % en 12 mois).
Ensuite, une fois cet effet rattrapage passé, l’inflation sera relayée par la reprise de l’économie. Après avoir compté sur des programmes (sans précédent) d'aides publiques venant du Congrès destinés à doper la consommation ainsi que sur une offre de crédit facilitée par la Fed, les marchés redécouvrent soudain le risque de surchauffe et d'inflation qui pourrait conduire à une croissance de 8 à 10 % au cours des prochains mois. La crise sanitaire a provoqué une augmentation du taux d’épargne et une forte baisse de la consommation et de la demande. Les plans successifs de 900 milliards de dollars (Donald Trump) puis de 1 900 milliards de dollars (Joe Biden) ont permis de distribuer beaucoup d’argent aux ménages et de doper la consommation (restaurants, transports aériens etc). Vaccinés et disposant d'une épargne record, les Américains se lâchent et s'apprêtent à dépenser massivement.
Enfin, les ruptures d’approvisionnement et les augmentations des délais de livraison en raison des stocks à flux tendus pour ne pas pénaliser les marges, constituent une dernière source d’inflation. Déjà, des pans entiers de l'industrie, notamment l'automobile, sont aux prises avec des pénuries (semi-conducteurs) et des goulots d'étranglement tandis que les secteurs peu touchés par la pandémie (informatique, construction résidentielle…) connaissent une activité solide.
Tous ces facteurs de surchauffe temporaire justifient une augmentation sensible de l’inflation. Mais nous ne pensons pas pour autant qu’il faille redouter un scénario inflationniste. Le niveau d’inflation dans les prochaines semaines aux États-Unis ne devrait donc être que transitoire. Les marchés se font peur concernant le thème de l’inflation. Ils oublient que depuis plus de 10 ans cette dernière était invisible et que les banquiers centraux, terrorisés par la déflation, faisaient tout leur possible pour favoriser les conditions de son retour. Et voilà que tout d’un coup, après l’avoir espérée pendant des années, ils se mettraient à craindre une croissance trop vigoureuse aux États-Unis. Nous pensons qu’ils passent un peu vite d’un épouvantail à l’autre. Les grands phénomènes qui ont fait que les prix avaient du mal à monter (mondialisation, internet qui permet de comparer les prix et acheter moins cher, démographie) n’ont pas disparu du jour au lendemain. Selon nous, une spirale inflationniste, longue et puissante est peu crédible car il y a tout de même encore 10 millions d’emplois manquants aux US (loin du plein emploi). La Fed est sereine car elle dispose désormais d’une tolérance vis-à-vis de l’inflation. Elle raisonne maintenant sur une inflation moyenne sur longue période (cible d’inflation flexible) qui peut dépasser les 2 %. Avec une inflation transitoire sous contrôle, le marché devrait être rassuré.
Convictions d’investissements
Nous considérons toujours qu’un retour à la normale de l’activité économique mondiale reste envisageable à horizon fin 2021 début 2022. Évidemment le rebond de la croissance dépendra principalement de l’évolution de la situation sanitaire et de la diffusion massive de vaccins (le meilleur plan de relance). Nous voyons bien que les phases de repli sont limitées car les marchés se projettent quoiqu’il arrive vers la sortie de la pandémie.
Pour obtenir du rendement, les investisseurs n’ont guère d’autre choix que d’accepter de prendre des risques en capital, donc d’acheter des actions. Un phénomène que les boursiers appellent l’effet « Tina » (there is no alternative). De même, chaque consolidation constitue un point d’entrée pour les investisseurs notamment pour ceux qui avaient raté la hausse de novembre. Ces prises de bénéfices sont prévisibles et même souhaitables. La moindre respiration des marchés constitue une opportunité de « monter dans le train de la hausse » afin de profiter de l’intensification des campagnes vaccinales, du soutien de la consommation des ménages, des perspectives de réouverture des secteurs de l’économie à l’arrêt et de la croissance des bénéfices des entreprises. En d’autres termes, les moteurs qui ont propulsé les marchés depuis un an restent allumés. Il s’agit du second phénomène à la mode, l’effet « Fomo » (fear of missing out) qui a lui aussi beaucoup contribué au formidable rebond des marchés.
Aux États-Unis, la fin des difficultés est proche et le redémarrage au printemps risque d’être très puissant grâce notamment au plan Biden qui n’est pas vraiment un plan d’investissements mais plutôt un plan de soutien du pouvoir d’achat qui distribue de l’argent aux Américains et aux consommateurs. En parallèle, la situation en Europe apparaît moins favorable, en raison du retard dans la campagne de vaccination dû à la pénurie de vaccins. Certains pays sont contraints de reconfiner. Ces décisions sont naturellement très désagréables, mais les marchés comme les populations commencent à être habitués. La réelle inquiétude qui pourrait planer sur l’Europe d’ici l’été découle évidemment de la diffusion du vaccin et de la stratégie vaccinale du continent dans les tous prochains mois. Il serait difficilement concevable de libérer les personnes tant qu’une grande partie de la population n’est pas vaccinée. Dès lors, la stratégie en Europe est simple : vacciner encore plus et tous les jours. Tant que la vaccination n’accélère pas, il n’y aura pas de possibilité de rouvrir plus vite les économies. Or, selon nous, il ne faudrait pas que les mesures de restriction ou de confinement débordent au-delà du premier semestre au risque de conduire à un réel décalage. En Europe, les marchés prévoient la réouverture de l’économie (les gens dépensent, sortent, voyagent etc) à partir du second semestre. Cette deuxième partie de l’année est donc un véritable juge de paix et pour le moment les prévisions ne sont pas remises en cause.
Nous ne sommes pas si loin de voir ce scénario positif se réaliser. C’est sans doute ce qui jusqu’ici rassure les marchés. Sur le plan économique, l’Europe va redémarrer plus lentement que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni c’est une certitude. Là où les Américains peuvent envisager d’être libérés dès le mois de mai, il faudra probablement attendre juin pour les Anglais et septembre pour les européens. Nous serons en retard de quelques mois, c’est bien dommage, mais pas encore dramatique du point de vue des marchés financiers. En effet, malgré ce décalage, le profil plus cyclique de nos entreprises très exportatrices leur permettra de profiter du rebond aux Etats-Unis, en Chine et dans les Emergents. Comme à chaque sortie de crise, l’Europe sera le « passager clandestin » de la reprise vigoureuse de la croissance américaine et chinoise.
Le véritable danger pour les marchés serait la découverte d’un nouveau variant qui rendrait soudainement nos vaccins inefficaces ou bien qu’il y ait une grave rechute en Israël, seul pays à avoir vacciné une grande partie de sa population. Mais selon nous la poursuite de la hausse découlera surtout des gigantesques plans de soutien américains votés en décembre 2020 (900 milliards de dollars) et en mars dernier (1 900 milliards de dollars) ainsi que du futur plan de relance de 2 000 à 3 000 milliards de dollars sur les infrastructures, soit au total une injection de plus de 20 % du PIB américain depuis le début de la pandémie.
La BCE extrêmement vigilante
Peu inquiétée par l’inflation, la Banque centrale européenne entend surtout calmer la nervosité des marchés face à la hausse des taux obligataires. Elle a annoncé sa décision d’accélérer son programme d’achats de dettes d’urgence pour rassurer face à la montée des taux. Lancé il y a un an en réponse à la pandémie de Covid-19, ce programme de 1 850 milliards d’euros (PEPP) n’a jusqu’ici été utilisé qu’à moitié. Ainsi, les rachats au cours du prochain trimestre seront effectués à un rythme plus élevé que pendant les premiers mois de cette année. La BCE a insisté sur la flexibilité de ce programme et sur sa volonté de préserver des conditions de financement favorables dans la zone euro. Plus que jamais, elle affiche sa volonté d’agir pour soutenir la relance.
En termes de croissance économique, la BCE a laissé ses prévisions inchangées. Bien que la pandémie poursuive ses ravages et que la campagne de vaccination avance jusqu’ici à la vitesse de l’escargot, elle estime que les risques liés à la crise sanitaire sont raisonnables pour l’économie européenne. Le PIB devrait toutefois se contracter au premier trimestre de cette année, comme il l’a fait au dernier trimestre 2020. Mais l’institution de Francfort table sur une croissance de 4 % en 2021 et 4,1 % en 2022 sans tenir compte dans ces estimations du gigantesque plan de relance de 1 900 milliards de dollars de Joe Biden. Par prudence, elle ne souhaite pas surestimer son impact positif même si, par « contagion », l’Europe en bénéficiera. La BCE a légèrement relevé ses prévisions d’inflation à 1,5 % pour 2021, au lieu de 1 %, et 1,2 % pour 2022, en raison de la hausse des prix de l’énergie et de « facteurs temporaires » qui devraient s’estomper au début de l’année prochaine. A l’instar de la Fed qui considère que l’inflation sera « transitoire », Christine Lagarde a écarté la perspective d’un retour en force de l’inflation en zone euro. Cette convergence de vue aura particulièrement bien été accueillie par les marchés.
Pour le reste, la BCE a maintenu son cap monétaire, sans renforcer son arsenal anticrise. Elle ne souhaite pas donner l’impression que ses décisions de politique monétaire sont guidées par les sentiments de court terme des marchés. La remontée des taux américains à 10 ans, stimulée par le plan Biden, a gagné la zone euro, ce qui pose un risque pour les conditions de financement de l’économie. Pour autant, Christine Lagarde a rappelé que la BCE n’est pas là pour assurer le « contrôle du niveau des rendements obligataires mais pour juger si les conditions financières restent favorables ». Les taux d’intérêt sur le marché obligataire ont légèrement augmenté mais leur hausse ne fait pas peser un risque pour les conditions de financement de l’économie. Certes les États empruntent un peu plus cher qu’avant, mais globalement les taux restent à des niveaux historiquement très faibles puisque le rendement des taux à 10 ans n’a augmenté que de 20 à 30 points de base (0,2 % à 0,3 %) pour l’Allemagne et la France (vs 0,8 % aux États-Unis).
Un an après son écart de langage sur les taux italiens, qui avait mis les marchés en émoi, Christine Lagarde a parfaitement réussi à convaincre les marchés puisque dans la foulée, les rendements nominaux des États membres ont baissé. L’engagement très ferme d’accélérer les rachats de dettes s’est donc révélé suffisant pour limiter la hausse des rendements de la zone euro. Les marchés savent désormais qu’en cas de hausse des taux injustifiée, ils trouveront systématiquement la BCE face à eux.
Le bitcoin
Le bitcoin qui ne repose sur aucun actif est considéré par ses adeptes comme un réseau décentralisé permettant de se prémunir contre les actions des banques centrales. Synonyme de très grande volatilité, celles-ci le présentent comme une monnaie privée qui échappe au contrôle des Etats et présente de nombreux risques. Après une performance vertigineuse en 2020, le bitcoin a encore bondi de 70 % depuis le début de l’année. Sa valeur a quintuplé depuis un an, ce qui fait craindre à certains observateurs des achats frénétiques et irrationnels, ainsi qu’un possible retour de bâton en cas de forte correction. Même si la situation est bien différente de 2017, ils n’écartent pas le risque de l’explosion d’une bulle comme ce fut le cas en 2017 lorsque les prix avaient déjà violemment grimpé avant de s'écraser en 2018 passant de 13 800 à 3 800 points (- 72 %) en quelques semaines.
Ce marché assez controversé est dopé par l’engouement de certains particuliers et de certains professionnels. Récemment, de grandes entreprises tels que Mastercard, Paypal (service de paiement en ligne), BlackRock (plus grand gestionnaire d’actifs au monde), BNY Mellon (plus ancienne banque de Wall Street) et Tesla ont décidé d’intégrer le bitcoin à leur offre ou annoncé de nouveaux projets concernant les cryptomonnaies. Dernièrement, la spéculation sur le bitcoin a surtout été nourrie par les déclarations très médiatisées d’Elon Musk (le fondateur de Tesla) qui n’a pas hésité à vanter les mérites des cryptomonnaies sur les réseaux sociaux. Le numéro un mondial de la voiture électrique dont la valorisation boursière a dépassé celle de tous ses concurrents a créé la surprise en investissant 1,5 milliard de dollars de la trésorerie de son entreprise en bitcoins. Le conseil d'administration justifie avoir changé récemment sa politique d'investissements afin de diversifier ses sources de liquidités et de gagner en flexibilité pour rémunérer largement ses actionnaires. Tesla a même indiqué que dans un avenir proche, il sera possible d'acheter certains de ses produits au moyen de la cryptomonnaie. Les défenseurs du bitcoin considèrent qu’une telle annonce ne rebat pas complètement les cartes, mais renforce tout de même l'idée que le bitcoin a bien sa place dans les trésoreries d'entreprise. Notre conviction est que la place de la trésorerie d’une entreprise n’est certainement pas sur un actif aussi « turbulent ». Illustration de notre réserve à ce sujet, cet investissement très audacieux (voire opportuniste) aura permis à Tesla d’atteindre au plus haut du cours une cagnotte éphémère d’un milliard de dollars, c’est-à-dire un gain supérieur à l’ensemble des bénéfices générés par l’activité de la société depuis le lancement de son tout premier véhicule électrique début 2008. Les partisans des cryptomonnaies se félicitent de l'arrivée d'entreprises aussi importantes sur ce marché. Toutefois cette réalité est loin de faire l'unanimité ; plusieurs banquiers centraux, comme Andrew Bailey (Banque d’Angleterre), ont écarté l'idée de considérer le bitcoin comme une monnaie à part entière, ni même comme un « or numérique » qui servirait à conserver la richesse.
Puis, ce fut au tour de la secrétaire d’Etat au Trésor américain (Janet Yellen) de faire une mise en garde et de développer son opinion réservée sur le bitcoin. L’ancienne présidente de la Fed a rappelé que les cryptomonnaies étaient principalement utilisées pour le financement d'activités illicites et que le gouvernement ainsi que le gendarme de la bourse américaine (la SEC) devaient s'assurer qu'elles ne deviennent pas à l’avenir un moyen de blanchir l'argent sale. Selon elle, cet actif est « hautement spéculatif » ajoutant qu’elle était inquiète « des pertes potentielles que les investisseurs pourraient subir ».
En tant qu’investisseurs de long terme, nous considérons que le bitcoin concentre plusieurs grands problèmes :
- Valorisation : n’étant pas lié à un actif, il est impossible de valoriser le bitcoin car il n’existe aucun modèle de valorisation (pas de dividende, pas de profit, pas de sous-jacent etc). La seule raison de son envolée actuelle nous semble être la hausse du prix lui-même. Nous parlons toujours de valorisation des actifs pour savoir s’ils sont chers ou non (un investisseur regarde la valorisation, un commercial regarde le prix). Par mimétisme avec les grandes bulles précédentes, lorsqu’un actif passe des initiés aux particuliers (c’est-à-dire au grand public), il faut une « histoire à raconter » pour justifier des choses fondamentalement « injustifiables », comme la bulle des subprimes en 2007, la bulle des valeurs technologiques en 2000 et donc celle des cryptomonnaies aujourd’hui. L’extrême volatilité qui caractérise les cryptomonnaies découle de l’impossibilité de les valoriser ce qui est pour nous la preuve qu’elles sont tout sauf des « valeurs refuges » comme le prétendent certains.
- Anonymat des transactions : les crytpomonnaies sont aujourd’hui le meilleur outil de blanchiment et de transfert de fonds pour les criminels et les terroristes à travers le monde.
- Environnemental : alors que le bitcoin est extrêmement peu utilisé pour les paiements (l’inverse multiplierait le problème de manière exponentielle), il pollue aujourd’hui davantage qu’un pays développé de 17 millions d’habitants comme les Pays-Bas.
- Frais de transaction trop élevés : nous pensons que le bitcoin ne deviendra pas un moyen de paiement courant car les frais étant proportionnels au prix du bitcoin ils sont actuellement proches de 20 $ (difficile d’imaginer un consommateur régler un achat avec de tels frais).
- Irréversibilité des opérations : on ne compte plus dans les médias les histoires d’investisseurs détenteurs des dizaines de millions de dollars en bitcoins qui ont perdu ou se sont fait voler leur mot de passe. Dans ce cas de figure la totalité des montants sont à jamais perdus. Actuellement environ 20 % de la totalité des bitcoins se trouveraient dans ce cas.
- Gouvernance : l’absence de régulateur et de lien avec les autorités gouvernementales et financières des Etats est source de graves problèmes de sécurité.
Les Spac nouvelles coqueluches de Wall Street
Apparues aux Etats-Unis dans les années 1980, les sociétés d'acquisition à vocation spécifique (pour "Special Purpose Acquisition Companies" ou SPAC) étaient considérées comme une solution de dernier recours en raison de leur taux d'échec élevé. Elles suscitent depuis l'an dernier un engouement débordant avec 90 % des opérations réalisées conclues avec succès en 2020 quand le taux d'échec était supérieur à 20 % avant 2015. Les Spac ont signé une année 2020 exceptionnelle aux États-Unis avec un total de 248 Spac et 83 milliards de dollars levés soit plus que sur les dix années précédentes cumulées. Également connues sous le nom de « société à chèque en blanc », elles sont créées en vue de réunir des capitaux dans l’unique but de réaliser à terme une acquisition. L’an dernier, à la bourse de New York, une introduction en bourse sur deux concernait une Spac. Depuis le début de l’année, le mouvement s’est encore accéléré et selon Bloomberg, 127 projets pour 37,6 milliards de dollars ont déjà vu le jour. Goldman Sachs prévoit pour 2022 plus de 300 milliards de dollars d’opérations de ce type.
Cet objet financier hybride, à mi-chemin entre introduction en bourse et fusions et acquisitions offre un moyen plus rapide de lever des fonds et permet d’accélérer le processus d’entrée en bourse d’une entreprise dans un délai record sans devoir passer par le long et coûteux processus d’une traditionnelle introduction en bourse (IPO). Une Spac permet aussi de libérer les investisseurs de toute une série de contraintes liées à une première cotation. L’engouement actuel est aussi alimenté par les flots de liquidités déversés par les banques centrales. De plus, l’extrême volatilité liée à la pandémie de Covid-19 joue également en leur faveur. En effet, dans des marchés agités, il peut être périlleux de réaliser une introduction en bourse classique à une date fixée à l’avance dont on ne sait pas si elle tombera à un moment favorable ou pas.
En pratique, il s’agit d’une entité juridique cotée créée dans l’unique but de racheter une société non cotée, dans un délai déterminé à l’avance (maximum deux ans). Cette coquille vide lève des fonds qu’elle conserve sous forme de liquidités, le temps de trouver et d’acquérir une société. Une fois l'opération réalisée, la Spac est dissoute et elle prend le nom de la société rachetée qui met la main sur les fonds levés avant de poursuivre son parcours en bourse, comme n’importe quelle autre entreprise cotée.
Si la Spac ne trouve pas chaussure à son pied, elle est dans l’obligation de restituer les fonds levés aux investisseurs. Le risque est essentiellement porté par le promoteur ou sponsor. Ce dernier avance les fonds pour la première cotation et mène la recherche de la société à acheter. En contrepartie de ce risque financier, si l’opération se fait avec une mise de départ réduite, il parvient à obtenir une participation généralement de l’ordre de 20 % dans la société finale.
- Des levées de fonds qui reposent uniquement sur la réputation
Les Spac ne disposent pas d'opérations antérieures ni d'états financiers à faire examiner donc leur réussite dépend essentiellement de la réputation des personnes en charge de l'opération. En France, l’investissement de départ est réservé aux professionnels de la bourse. Mais à Wall Street, les particuliers s’enflamment pour cet investissement qui leur ouvre les portes du non coté. Nous pouvons légitimement nous demander s’il n’y a pas eu récemment un emballement. Les projets les plus étonnants ont fleuri comme ceux du rappeur Jay-Z ou de l’ancienne star de basket-ball Shaquille O’Neal qui ont associé leur nom à des Spac. Or, l’investissement n’est pas sans risques. Par construction, même s’il existe des garde-fous juridiques, les initiateurs de Spac peuvent se montrer moins regardants sur la qualité de la cible. A l’opposé, le processus classique d’une introduction en bourse permet d’écarter un certain nombre de canards boiteux car il exige une documentation très complète sur l’historique et les perspectives de la société convoitée. La chute du fabricant de camions électriques Nikola, qui avait flambé après son entrée en juin sur le Nasdaq via une Spac, a marqué les esprits. La jeune pousse accusée (à juste titre) de tromperie fait l’objet d’une enquête du gendarme de la bourse américaine.
En Europe, les opérations sont rares mais le phénomène fait de nouveaux émules en France. À Paris, la plus importante opération en 2020 revient à 2MX Organic, Spac lancée par Xavier Niel, Matthieu Pigasse (banquier d’affaires) et Moez-Alexandre Zouari (propriétaire de magasins Franprix et Monop’ ainsi que grand actionnaire de Picard Surgelés). Ils ont levé 300 millions d’euros avec pour objectif de bâtir un acteur européen de la distribution pour une consommation durable et responsable. Xavier Niel et Matthieu Pigasse n’en étaient pas à leur coup d’essai, puisqu’en 2016 ils avaient créé Mediawan une Spac spécialisée dans l’audiovisuel et devenue depuis un champion réalisant plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Très récemment, le spécialiste français de la gestion d’actifs alternatifs Tikehau Capital a annoncé son projet de sponsoriser une Spac qui se concentrera sur des investissements dans le domaine des services financiers en Europe. Cette opération s'appuiera sur le soutien de Bernard Arnault et sa famille via la principale holding du groupe Arnault (la Financière Agache) avec pour associés opérationnels Jean-Pierre Mustier et Diego De Giorgi (dirigeants d'UniCredit). Ces quatre sponsors prévoient d’investir dans les domaines de l’industrie financière en pleine transformation.
A Wall Street les Spac n'ont jamais eu autant le vent en poupe. Parmi les équipes de gestion les plus en vue, citons Social Capital Hedosophia fondée par l'entrepreneur à succès Chamath Palihapitiya (considéré comme le nouveau Warren Buffett). Celle-ci avait fait grand bruit lors de son introduction en Bourse à Wall Street en levant plus de 650 millions de dollars en 2017. La Spac avait promis de perturber le marché des introductions en bourse des entreprises technologiques et de créer « l'IPO 2.0 ». Son gros coup : l'introduction en bourse de Virgin Galactic, qui avait ainsi levé près de 500 millions de dollars dans une opération d’acquisition des parts de la société spécialisée dans l'exploration spatiale.
Chaque jour, la liste des sociétés explorant une introduction en Bourse via une Spac s’allonge. Reuters a rapporté dernièrement que le spécialiste des bureaux partagés WeWork (qui avait renoncé avec fracas à s’introduire en bourse fin 2019 après avoir vu sa valorisation s’effondrer), le constructeur chinois de véhicules électriques chinois Byton et le fabricant de châssis électriques Xos Trucks pourraient se laisser tenter. A l'instar de l'euphorie qui régnait en fin d'année dernière sur le marché des traditionnelles introductions en bourse, la folie des Spac interpelle des observateurs avisés. L’abondance de liquidités a permis aux marchés actions d'inscrire de nouveaux records historiques, mais elle engendre aussi des flux massifs vers les sociétés nouvellement cotées ou les projets à venir tels que les Spac. Cette activité représente une manne en termes de commissions pour les banques introductrices. Goldman Sachs a ainsi été l'un des principaux bénéficiaires de ce phénomène à Wall Street, engrangeant 3,41 milliards de dollars en commissions de souscription tandis que Morgan Stanley et JPMorgan complètent le podium avec respectivement 3,09 et 2,76 milliards de dollars.
De notre point de vue, les Spac sont l’une des dérives de l’afflux actuel de liquidités. Toujours dans cette optique d’investisseurs fondamentaux de long terme, nous trouvons pour le moins hasardeux de faire un chèque en blanc à une personnalité afin d’investir dans un projet qui n’existe pas encore.
A surveiller dans les prochaines semaines :
- évolution de la pandémie en Europe eu aux USA
- accélération du rythme des campagnes de vaccination et lancement des nouveaux vaccins
- plans de relance en Europe et aux États-Unis (infrastructures)
- résultats des entreprises
- indicateurs macro-économiques
- évolution de la courbe des taux et de l’inflation
- communications des banques centrales
Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :
Jeudi 8 avril 2021 https://attendee.gotowebinar.com/register/5445354838960352782
Jeudi 6 mai 2021 https://attendee.gotowebinar.com/register/1203995332105821455
Mardi 8 juin 2021 https://attendee.gotowebinar.com/register/7379191284531768592
Bons investissements à tous, nous vous donnons rendez-vous le vendredi 2 avril pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et nous-même (nicolas.duplantier@lefil.com et pierre.kubis@lefil.com) sommes à votre entière disposition.
L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L'adaptation de nos propositions au profil d'investissement de chaque client suit 4 règles principales :
- Cantonnement : définition d'un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d'assurance-vie)
- Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d'assurance-vie
- Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
- Communication/suivi : mail et article mensuel sur www.ca-pg.fr, visio-conférence mensuelle