Point mensuel juillet 2020 - Investissements
04/08/2020 - 20 min de lecture
Rubrique : Epargne et investissement
tout un mag pour vous
Point mensuel juillet 2020 - Investissements
Des marchés actions en ordre dispersé ce mois-ci, avec une baisse en Europe et au Japon comprise entre -2% et -4%, et une forte hausse aux Etats-Unis et pour les émergents allant de +4% à +7%. Le dollar recule d’environ 5 % et contribue à la forte appréciation des métaux précieux. Nos portefeuilles types progressent de 1,3% ce mois-ci.
Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive) notre avance est de +30,6%, avec une performance globale de +93,5% depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 31/07/2020 :


Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane et Espace Liberté) au 31/07/2020.
Portefeuille type PEA : valorisation : 196 300 €

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane et Espace Liberté 1 & 2) : valorisation : 184 500 €

Répartition du portefeuille actuel :

Point marchés
Des marchés actions en ordre dispersé ce mois-ci, avec une baisse en Europe et au Japon comprise entre -2% et -4%, et une forte hausse aux Etats-Unis et pour les émergents allant de +4% à +7%. Le dollar recule d’environ 5 % et contribue à la forte appréciation des métaux précieux. Nos portefeuilles types progressent de 1,3% ce mois-ci.
Au cours de ce premier semestre, les marchés ont démontré une forte résistance face au choc de la crise sanitaire. Après un plongeon rapide d’une rare brutalité (jusqu’à 40 %), l’action massive des banques centrales et des gouvernements aura permis un rebond tout aussi important, rappelant une fois de plus la nécessité de rester investi en permanence. Le marché parisien a regagné plus de 30 % depuis son plancher du mois de mars limitant pour l’instant sa perte autour de 18 % depuis le début de l’année. A Wall Street, le Standard & Poor’s 500 est revenu en terrain positif tandis que l’indice technologique (le Nasdaq) affiche un gain de près de 16 % depuis le début de l’année (au plus haut historique). Depuis la fin du confinement (et de ce fort rebond), les marchés sont toujours suspendus à l’évolution de la pandémie du coronavirus dans le monde ainsi qu’au risque d’une seconde vague de contamination synonyme de nouvelles mesures de confinement. Après la mise sous cloche volontaire de l’économie mondiale, notre scénario prend toujours la forme de la virgule inversée, le « swoosh », logo de la marque Nike, traduisant un retour rapide de l’économie à 80%/90% de son niveau initial mais une difficulté à retrouver les derniers 10%, notamment à cause des secteurs durablement pénalisés par les mesures de distanciation physique. Les premières estimations de la croissance du PIB pour le deuxième trimestre commencent à être publiées et sont conformes aux prévisions. Comme cela était anticipé compte tenu de l’impact plus sévère du confinement par rapport au premier trimestre, les niveaux de contraction sont sans précédent allant d’environ -10 % (Etats-Unis, Allemagne) à -13,8 % (France). Seule la Chine peut espérer préserver une croissance positive en 2020. Nous pouvons également considérer que les niveaux de croissance des deux prochains trimestres seront tout aussi élevés, toute la question sera de savoir dans quelles proportions cela compensera les deux derniers trimestres (et bien sûr de savoir si d’autres confinements auront lieu).
Globalement pour les marchés il semble y avoir aujourd’hui trois possibilités :
- la situation sanitaire s’améliore et l’économie prend le relais (croissance, augmentation des profits des entreprises) ; positif pour les marchés.
- la situation sanitaire se dégrade de nouveau et gouvernements et banques centrales augmentent encore leurs soutiens (comme nous l’avons encore constaté en mars-avril-mai) ; positif pour les marchés, même si c’est à court terme.
- la situation sanitaire n’évolue ni dans un sens ni dans l’autre, ce qui ne justifie pas de soutien supplémentaire des autorités ni ne permet un rebond important de l’économie ; cette situation intermédiaire semblerait la plus compliquée pour les marchés.
Vers un vaccin
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, il semblerait que cette quête ne soit plus l’affaire que de quelques mois. Rarement dans l’histoire de l’industrie pharmaceutique les investissements et les travaux de recherche auront été à ce point concentrés sur la découverte du précieux sérum. Il semblerait que trois projets anglo-saxons disposent d’une longueur d’avance sur la concurrence. La biotech américaine Moderna (qui vient de lancer la phase 3 de ses essais cliniques), l’entente entre l’américain Pfizer et l’allemand BioNtech, et le partenariat britannique entre AstraZeneca et l’université d’Oxford qui avancent également rapidement. Il semble difficile de se prononcer sur l’avancée des vaccins chinois et russes à ce stade. Se posera ensuite la question du rythme envisageable de vaccination au niveau mondial (et des réticences associées), ainsi que de son adaptabilité à un virus qui pourrait muter chaque année (comme la grippe par exemple). De manière plus pragmatique, des avancées prochaines vers un traitement thérapeutique efficace pour les malades hospitalisés permettraient un réel déblocage de la situation : la majorité des cas n’étant pas graves à ce stade, un traitement contre les cas les plus difficiles pourrait même sembler plus efficace qu’un vaccin, notamment à court terme.
Les « Vingt-sept » adoptent un accord historique
Le temps fort de l’agenda politique et économique était sans conteste le sommet réunissant les responsables de l’Union Européenne les 17 et 18 juillet. Au terme d’âpres négociations, ce sommet « marathon » aura permis d’aboutir à un accord sur la mise en place d’un plan de relance global de 750 milliards d’euros dont le principe avait été acté fin mai. Il importe finalement assez peu que les montants entre subventions et prêts aient été modifiés (clé de répartition 390/360 milliards d’euros au lieu de 500/250 initialement) afin d’aboutir à un compromis avec le club des « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède, Finlande) à qui il aura tout de même fallu faire d’autres concessions (ristournes budgétaires et droit de regard sur les dépenses). L’échec n’était pas envisageable car il aurait mis en péril la cohésion déjà fragile de l’Union Européenne et aurait sérieusement obéré l’avenir de l’Europe. Au grand soulagement des marchés financiers notamment, les Etats membres auront été au rendez-vous de l’histoire de la construction Européenne, posant ainsi les jalons d’une Europe plus intégrée et fédéraliste. Incontestablement, la crise du coronavirus restera sans doute le point d’orgue de l’année 2020. Mais cet accord constitue une avancée majeure pour l’Europe sur le plan politique et économique. Aux yeux des investisseurs (anglo-saxons), la perception de l’Europe évolue positivement, renforçant sa cohésion et devenant une zone d’investissement attractive.
Les tabous qui viennent de tomber coup sur coup (abandon provisoire du pacte de stabilité et de croissance, solidarité européenne) sont bien sûr la conséquence de cette crise inédite, mais surtout de l’incroyable changement de camp de l’Allemagne qui avait toujours été opposée à cette idée de mutualisation de la dette et dont le ralliement était presque inespéré. Ce changement d’attitude traduit la prise de conscience par l’Allemagne qu’elle ne peut s’en sortir seule et retrouver le chemin d’une véritable croissance sans pouvoir s’appuyer sur une Europe en bonne santé, en particulier l’Italie, l’Espagne ou la France avec qui les liens économiques sont très forts. Au moment où son PIB est annoncé en contraction de 10,1 % au 2nd trimestre (les marchés anticipaient -9%), ce revirement prend tout son sens.
Les banques centrales toujours extrêmement vigilantes
Les banques centrales dans leur ensemble restent extrêmement attentives à l’évolution de la situation sanitaire ainsi qu’aux plans de relance par les États. Rappelons l’importance cruciale des nombreux plans de soutien déployés dans une parfaite concertation et synchronisation. Tous ces sujets seront évidemment abordés lors du symposium de Jackson Hole fin août. Ainsi la Fed a maintenu le statu quo de sa politique monétaire. Elle a tout de même pris le soin d’annoncer l’extension de son programme de prêts d’urgence jusqu’à fin la fin de l’année. Jerome Powell a insisté sur le fait que le rythme à venir de l’économie américaine était « extraordinairement incertain », exhortant à des actions à tous les niveaux pour apporter l’aide nécessaire à une véritable reprise. De son côté, il n’y a pas eu d’annonce particulière de la part de la BCE, ce qui est plutôt rassurant étant donné qu’elle n’avait jamais été aussi active pour faire face à un tel choc économique.
La situation sanitaire pèse sur les perspectives de reprise aux Etats-Unis
Malgré une légère amélioration de l’économie, la situation sanitaire reste toujours préoccupante. Plusieurs indicateurs contribuent au sentiment de reprise mais à ce stade, il s’agit surtout d’un rebond technique post confinement. Le pays ne parvient toujours pas à endiguer cette première vague interminable, et non la seconde comme on pourrait le croire, puisque le virus ne fait que circuler sur cet immense territoire en passant des métropoles du nord-est en mars-avril (New York, Boston, etc.) aux Etats du sud et du sud-ouest actuellement (Floride, Texas, Arizona, Californie etc.).
Même si l’économie américaine nous a toujours habitués à sortir plus rapidement de la crise que les autres, face à l’intensité du nombre de nouveaux cas de contamination, la perspective d’une reprise en « V » s’éloigne : le PIB des Etats-Unis a chuté de 32,9 % au 2nd trimestre (en rythme trimestriel annualisé) soit une contraction de son PIB d’environ 9 %.
Un nouveau plan de relance budgétaire (le 4ème depuis le début de la crise) d’environ 1 000 milliards de dollars pourrait être annoncé dans les prochains jours (avant les congés du Congrès le 9 août) pour soutenir la reprise de l’économie. Les discussions entre le Sénat (républicain), la chambre des Représentants (démocrate) et la Maison Blanche sont compliquées mais pourraient rapidement déboucher sur des mesures supplémentaires comme le versement d’un nouveau chèque de 1 200 dollars pour les ménages aux revenus modestes et le renouvellement des mesures d’allocations chômage qui ont pris fin le 31 juillet.
Résultats des entreprises
La saison des publications des résultats du 2nd trimestre est en cours. Cette période est toujours très attendue car elle donne un éclairage sur la situation actuelle des entreprises (et leurs anticipations pour les prochains mois). Globalement, les publications auront été plutôt meilleures qu’attendu car dès le début de la pandémie, les analystes ont révisé à la baisse les estimations des résultats, ce qui explique les bonnes surprises d’aujourd’hui. A ce stade, 60 % des entreprises européennes annoncent des résultats supérieurs aux attentes (80 % en ce qui concerne les sociétés américaines). Si l’on se limite à quelques commentaires, alors que toutes les entreprises françaises ont été touchées par la crise du Covid-19, certains résultats apparaissent contrastés, parfois même au sein d’un même secteur. Ainsi Renault (pertes de 7,3 milliards d’euros dont 4,8 à cause de Nissan), Total (-7,15 milliards d’euros liés à des dépréciations d’actifs), Airbus (-1,9 milliards d’euros), EDF, ArcelorMittal, Veolia ou Safran ont annoncé de lourdes pertes et ont déçu les marchés. A l’opposé, Peugeot (défie la crise en restant dans le vert avec un bénéfice de 595 millions d’euros), Orange, BNP Paribas, Kering, Sanofi ou Carrefour ont été de bonnes surprises. Outre Atlantique, à l’instar d’Apple dont les résultats impressionnent (chiffre d’affaires en hausse de 11 % et profits de 18 %) ou d’Amazon qui double son bénéfice net par rapport à l’année dernière, les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ont une nouvelle fois enregistré des bénéfices insolents démontrant à quel point l’économie numérique sort renforcée par la pandémie alors même que l’économie Américaine est entrée en récession. Désormais, la valeur boursière d’Apple pèse plus que tout le CAC 40 réuni, et les GAFAM pèsent plus que les 4 plus importants marchés boursiers européens (France, Royaume-Uni, Suisse et Allemagne). Ces résultats trimestriels qui seront parmi les pires de l’histoire devraient être suivis de fortes progressions (effet de base) dès le 3ème trimestre.
Le risque d’un Brexit sans accord plane plus que jamais…
Si le sujet semble loin des préoccupations des marchés, des médias voire même du principal intéressé, il reste d’une extrême importance alors même que le 31 juillet marquait la fin de la période de transition permettant de poser les bases d’un accord sur les futures relations commerciales entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni. Or, les négociations sont purement et simplement au point mort. Les positions très tranchées des deux camps paraissent (du moins à cette heure) inconciliables. Nous restons étonnés par la trop grande naïveté (ou arrogance) des négociateurs britanniques. Ils ne sont pas vraiment en position de force et pourtant il ne se passe rien. Nous pensons qu’un déblocage de la situation ne pourra venir que du risque politique en Ecosse. En effet, si le Brexit devait se terminer par une absence d’accord, cela pourrait ouvrir un boulevard aux nationalistes Ecossais. Les derniers sondages des prochaines élections parlementaires au printemps 2021 sont de plus en plus favorables à l’indépendance de l’Ecosse et laissent entrevoir une large victoire du parti nationaliste actuellement au pouvoir. Si Boris Jonhson donne l’impression de ne pas trop se préoccuper de la qualité de la relation avec l’Union Européenne, il est en revanche très attaché à l’unité du Royaume-Uni. Si on devait s’acheminer vers une absence d’accord avant la date butoir du 31 décembre, ce sont les règles de l’OMC qui devront s’appliquer.
La Chine échappe à la récession
Au cours de la première semaine de juillet, les marchés actions chinois ont flambé, progressant de près de 20 % sur une semaine sous l’effet du lobbying médiatique de l’Etat. Alors que la majorité du flottant des sociétés composant le CSI 300 (bourses de Shanghai et Shenzhen) est détenue par les investisseurs particuliers locaux, plusieurs articles incitant ces derniers à « profiter d’un marché durablement haussier » ont été publiés par la presse d’Etat.
Les publications économiques sont encourageantes en Chine puisque le PIB du deuxième trimestre s’est affiché en hausse de 3,2 %. Alors que l’économie avait davantage souffert au cours des trois premiers mois de l’année (PIB en contraction de 6,8 %), la levée des mesures de confinement a permis à la Chine d’échapper à la récession. Il faut en effet au moins deux trimestres consécutifs de croissance négative pour considérer qu’une économie est en récession, ce qui n’est donc pas le cas ici.
La Chine a été la première à sortir de la crise sanitaire, elle est donc la première à renouer avec la croissance et elle pourrait être la seule économie de premier plan à ne pas entrer en récession cette année. Le FMI table en effet sur une croissance de 1 % pour le géant asiatique sur 2020.
Cette reprise est toutefois à nuancer puisqu’elle a principalement été tirée par l’offre, avec notamment une forte reprise des activités manufacturière et agricole à la sortie du confinement. La composante « consommation » a moins joué son rôle qu’à l’accoutumée puisque les ventes au détail continuent de baisser. De quoi inquiéter le gouvernement chinois dont le défi du rééquilibrage de la croissance n’est pas réglé même si certaines entreprises parviennent à s’imposer sur le marché national et international. C’est notamment le cas de Huawei qui, en dépassant Samsung, est devenu le premier vendeur mondial de smartphones au deuxième trimestre.
L’or au plus haut
Le cours de l’or a atteint de nouveaux records historiques, dépassant ces derniers jours les 1 960 dollars (le précédent record datant de septembre 2011 à 1 921 dollars). Dans le même temps, le dollar américain a retrouvé des niveaux de 2018 face à l’euro (1 euro pour 1,18 dollar). On évoque souvent le caractère « refuge » de l’or : il est vrai qu’il offre une dé-corrélation aux marchés actions, mais si l’on analyse les épisodes de forte tension sur les marchés, on remarque que les investisseurs ne se ruent pas systématiquement sur le métal jaune quand les marchés reculent (comme on a pu le voir durant la mi-mars cette année), l’inverse n’est également pas toujours vrai : le Nasdaq et l’or ont simultanément battu de nouveaux records ces derniers jours.
Au cours de l’épisode de forte volatilité du mois de mars, c’est surtout le dollar américain qui a joué ce rôle d’actif refuge, alors que les obligations d’Etat américaines étaient très recherchées. Le retournement de la parité euro/dollar depuis quatre mois peut s’expliquer par des publications économiques encourageantes pour le Vieux continent : les indicateurs avancés indiquent désormais une expansion de l’activité alors que la situation sanitaire aux Etats-Unis continue de se détériorer.
Pour tenter de relancer la machine économique, les gouvernements et les autorités monétaires ont multiplié les plans de soutien, faisant mécaniquement pression sur les taux d’intérêt. C’est cette situation qui semble en partie pousser les prix de l’or vers de nouveaux records. En maintenant les taux d’intérêt à des niveaux très bas, les états affaibliraient leur monnaie via des taux réels négatifs (inflation supérieure aux taux d’intérêt). Il est donc préférable pour un investisseur de se prémunir en achetant des métaux précieux plutôt que des instruments de taux qui ne rémunèrent pas l’inflation. Dans les conditions actuelles, l’or semble donc jouer davantage un rôle de protection contre la perte de pouvoir d’achat que d’anticipation de correction du marché actions. Nous pensons que les pressions inflationnistes resteront très faibles voire inexistantes.
Elections présidentielles : J-91
Le mois d’août pourrait être agité politiquement car Donald Trump n’a plus qu’un seul sujet en tête, sa réélection. Cela pourrait se traduire par des déclarations tous azimuts contre la Chine, l’Europe et naturellement son adversaire Joe Biden qui compte actuellement une forte avance dans les sondages. Le Président sortant est confronté à deux problèmes majeurs : la gestion sanitaire de la pandémie du coronavirus et la situation économique du pays dont la reprise tarde à se dessiner (les deux sont bien sûr liés). La seule et unique fois dans l’histoire des élections Américaines qu’un candidat républicain l’a emporté tout en étant devancé de dix points à trois mois du scrutin, c’est George Bush (père) face à Michael Dukakis en 1988. Voilà un beau challenge pour D. Trump qui sait mieux que personne que les sondages ne font pas une élection, lui qui, à la veille de celle de 2016, était donné archi-battu par Hillary Clinton.
Si la position du candidat démocrate semble plus appréciable, il serait bien imprudent de penser que l’élection serait déjà jouée. Jusqu’ici la stratégie de J. Biden a consisté à se rendre presque invisible. Lié à la situation sanitaire, cet isolement public lui permet pour le moment de rassembler tous les opposants à l’actuel Président, du centre droit à l’extrême gauche. Or, l’échéance se rapprochant, il sera bien obligé de répondre aux questions et de se positionner (pour aller chercher les centristes, y compris républicains ou alors pour s’assurer le vote de l’extrême gauche) ce qui devrait coûter quelques voix et réduire l’écart entre les deux. C’est d’ailleurs pour cette raison, qu’à ce stade, il n’a toujours pas désigné son vice-président (puisque cela donnera une indication claire de la suite pour son électorat). Il s’agira d’ailleurs d’une femme comme il s’y est déjà engagé lors des primaires. Nous pensons que Kamala Harris pourrait être désignée à moins qu’il ne s’agisse de Susan Rice ; réponse dans les prochains jours.
Nous pensons également que les marchés restent toujours focalisés sur la situation sanitaire et n’ont pas encore totalement intégré l’hypothèse d’un succès de J.Biden, même si les mouvements récents sur la parité euro/dollar laisseraient penser qu’ils commencent à envisager une victoire démocrate.
Enfin, sans vouloir suggérer qu’une victoire du candidat démocrate constituerait plus un risque que celle du candidat républicain, le programme de J. Biden pourrait davantage déplaire à Wall Street. En effet, entre l’augmentation des prélèvements de 10 % (+ 400 milliards de dollars vs 4 000 milliards de dollars pour les recettes de l’Etat fédéral), le rehaussement du taux de l’impôt sur les sociétés passant de 21 à 28 % (D. Trump l’avait réduit de 35 à 21 %), la taxation des contribuables gagnant plus d’1 million de dollars, le projet d’une couverture maladie pour l’ensemble des américains (coût d’environ 700 milliards de dollars) et l’ambitieux programme énergétique vers la neutralité carbone d’ici à 2050, certains estiment que les profits des entreprises américaines pourraient baisser de 10 %. Wall Street pourrait avoir une préférence pour ce qu’il connait déjà et qui a bien fonctionné (économiquement) pendant trois années et demi.
A surveiller dans les prochaines semaines :
- données économiques : suite et fin des publications du T2
- évolution de la pandémie (particulièrement aux États-Unis) et arrivée traitement/vaccin
- tensions politiques entre les États-Unis la Chine et l’Europe
- évolution de la campagne présidentielle américaine
Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :
Le jeudi 3 septembre à 18h30 :
https://attendee.gotowebinar.com/register/8303750814154570251
Le mardi 6 octobre 2020 :
https://attendee.gotowebinar.com/register/7361381389769602059
Le mardi 3 novembre 2020 :
https://attendee.gotowebinar.com/register/9150184553579832075
Bons investissements à tous, nous vous donnons rendez-vous le 3 septembre pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et nous-même (nicolas.duplantier@lefil.com et pierre.kubis@lefil.com) sommes à votre entière disposition.
L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L'adaptation de nos propositions au profil d'investissement de chaque client suit 4 règles principales :
- Cantonnement : définition d'un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d'assurance-vie)
- Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d'assurance-vie
- Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
- Communication/suivi : mail et article mensuel sur le blog parlons-patrimoine, visio-conférence mensuelle