Point mensuel janvier 2021 - Investissements

02/02/2021 - 20 min de lecture

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Point mensuel janvier 2021 - Investissements

Des marchés actions résistants malgré les récentes incertitudes sur la situation sanitaire et le ralentissement de la dynamique de vaccination. Le Japon et les Emergents progressent respectivement de 1 % et 3 % alors que les Etats-Unis et l’Europe sont légèrement en baisse entre -1 % et -3%. L’euro a légèrement baissé à 1,21 dollar. Le baril de pétrole a franchi les 55 dollars (brent). Nos portefeuilles progressent de 0,3 % ce mois-ci.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive), notre avance est de 35,9 % avec une performance globale de + 116,2 % depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 31/01/2021 :

Perfs global
Graphe

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane, Espace Liberté et Anaé) au 31/01/2021.

 

Portefeuille type PEA : valorisation : 221 915 €

Perfs PEA

 

 

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane, Espace Liberté 1 & 2 et Anaé) : valorisation : 203 666 €

Perfs AV

 

Répartition du portefeuille actuel : 

Répartition

 

Point marchés

 

Les marchés actions avaient débuté l’année dans le prolongement du dernier trimestre c’est-à-dire en poursuivant leur progression. Ils terminent le mois de janvier en léger repli. Les indices européens se sont accordés une respiration (entre -1 % et -3 %) ce qui n’empêche pas Wall Street et les bourses asiatiques de rester proches de leurs plus hauts historiques. Côté américain, le Dow-Jones à 30 050 points, le Standard & Poor’s 500 à 3 715 points et le Nasdaq à 13 070 points sont pratiquement à l’équilibre entre le début de l’année et la fin janvier, tandis que les bourses asiatiques sont en hausse (la Chine et Hong-Kong entre 2 % et 7 %).
Les investisseurs se montrent prudents et les marchés font preuve d’un certain attentisme (et non de fébrilité) réagissant à la hausse ou à la baisse car il leur est difficile d’évaluer l’impact des dernières nouvelles sanitaires sur un prochain retour à la normale de l’activité économique. Le « yoyo » réalisé ces derniers jours par les indices boursiers est la conséquence de trois évènements récents qui à très court terme (quelques semaines) peuvent apparaître préoccupants mais qui, à moyen terme (quelques mois), ne devraient pas remettre en cause la fin de cette crise sanitaire ni être considérés comme des signaux de retournement de tendance ; en voici les explications :
 

  1. Une dégradation temporaire de la situation sanitaire

    La découverte de différents variants considérés comme plus contagieux ainsi que le démarrage plus ou moins laborieux selon les Etats des campagnes de vaccination ont quelque peu pesé sur l’évolution des marchés depuis la mi-janvier. Malgré le ton toujours très rassurant des grandes banques centrales, les investisseurs concentrent toujours leur attention sur l’évolution de la pandémie (États-Unis, Europe, Brésil) mais désormais aussi sur les retards dans les campagnes de vaccination. Aux Etats-Unis le rythme des vaccinations a significativement évolué. A fin janvier, environ 30 millions de personnes ont reçu la première dose du vaccin (9 % de la population). A titre de comparaison, le Royaume-Unis se situait à environ 9 millions, légèrement plus que dans les principaux pays de la zone euro qui n’étaient (faute de doses) qu’à un peu plus de 8 millions. En Europe, l’apparition de ces variants du coronavirus pousse certains Etats à de nouveaux tours de vis sanitaires (prolongement strict du confinement au Royaume-Uni jusqu’au 8 mars). Le renforcement de ces restrictions fait craindre aux investisseurs un retard de la reprise économique. Pourtant le récent communiqué du laboratoire Moderna doit inciter à l’optimisme. La biotech américaine a indiqué que son vaccin protégeait efficacement contre les variants britannique et sud-africain et qu’elle travaillait déjà sur une nouvelle solution afin d’améliorer encore plus la réponse de son vaccin à ces mutations. Cette déclaration rassurante est de nature à atténuer le risque d’un trop grand décalage d’un retour à la normale.

  2. Une pénurie ponctuelle de vaccins

    Les problèmes de production et de logistique rencontrés par deux des trois fournisseurs du précieux sérum (d’abord Pfizer mais surtout récemment AstraZeneca) est un mauvais coup qui vient ralentir temporairement la stratégie vaccinale en particulier celle de l’Union européenne. Naturellement, si ce coup d’arrêt plus ou moins marqué selon les pays vient contrarier les velléités de parvenir rapidement (à horizon fin 2021) à une vaccination de masse, il ne devrait pas altérer durablement la confiance des investisseurs. En effet, depuis l’annonce de l’arrivée des vaccins en novembre dernier, les marchés considèrent (à juste raison) que la bataille contre le Covid-19 sera gagnée même s’ils ne savent pas encore précisément sous quels délais. Les marchés ne perdront pas de vue que dans les toutes prochaines semaines, le monde pourra compter sur l’arrivée déterminante et vitale des deux nouveaux vaccins (à une seule dose) des laboratoires américains Johnson & Johnson et Eli Lilly. Alors l’Amérique et l’Europe pourront désormais compter sur quatre vaccins en tenant compte des deux pionniers (les vaccins à ARN Messager à deux injections) des laboratoires Pfizer-BioNtech et Moderna (les vaccins russes et chinois n’auront pas la même diffusion internationale). Ce prompt renfort ne sera pas de trop pour atténuer la déconvenue de l’Union européenne concernant le vaccin de l’alliance AstraZeneca-Université d’Oxford dont on pourrait légitimement se demander s’il ne s’agit pas d’un premier coup bas « post-Brexit » manigancé par notre cher vieil ami anglais (redoutable Boris Johnson).

    Dans cette compétition mondiale engagée contre le Covid-19, un triste constat s’impose ; hormis le Royaume-Uni, aucun grand laboratoire européen, en incluant les géants suisses Novartis et Roche, n’aura su relever le défi d’apporter rapidement sa pierre à l’édifice. Nous disposerons sans doute d’un vaccin français, mais une fois que tous les français auront tous été vaccinés. L’Histoire retiendra que le salut sera venu d’outre-Atlantique et dans une moindre mesure d’outre-Manche.

  3. Des mouvements techniques sur les marchés

    - Alors qu’environ 50 % des entreprises américaines et 30 % des entreprises européennes ont publié leurs résultats, ces derniers se révèlent moins catastrophiques qu’attendu et même supérieurs aux attentes dans 80 % des cas. Dans de nombreux secteurs, les bons résultats des troisième et quatrième trimestres 2020 auront permis de compenser une partie des chiffres désastreux du premier semestre 2020 suite à la mise sous cloche de l’économie mondiale (fermeture des usines et magasins - populations confinées). Malgré la récession historique enregistrée en 2020, certains secteurs bénéficiaires de la crise sanitaire comme la Tech, le luxe, les semi-conducteurs, les biotech ont enregistré de beaux parcours boursiers ce qui paradoxalement a poussé les investisseurs à prendre une partie de leurs gains sitôt les publications faites et les prévisions pour 2021 annoncées. Ces prises de bénéfices correspondent à l’adage bien connu : « j’achète la rumeur des futurs très bons chiffres d’Apple et je vends la nouvelle ».

    - Tout dernièrement, l’affrontement à Wall Street entre les petits porteurs et les hedge funds (cf. ci-après l’affaire GameStop) aura sans doute contribué à la baisse des places boursières en fin de semaine dernière. L’attaque coordonnée de ces nouveaux traders particuliers qui se sont mis en face des puissants fonds spéculatifs (hedge funds) aura déstabilisé une partie du marché. L’épisode a entraîné la flambée de valeurs fortement décotées (Gamestop, AMC, American Airlines…) et des prises de bénéfices sur des titres de croissance (Apple, Microsoft…) le tout en provoquant une forte remontée de la volatilité (indice Vix passé de 23 à 37 en 24 heures). 

 

 

Convictions d’investissements

 

Il serait peut-être tentant de penser qu’en fin d’année les marchés étaient un peu complaisants concernant leur scénario de rebond de l’économie dès le premier semestre 2021. Pourtant, le dénouement favorable des principaux sujets d’incertitude susceptibles de remettre en question les prévisions de reprise, justifiait cet optimisme. N’oublions pas que les sujets d’inquiétudes ne manquaient pas mais que tous, sans exception, ont connu les uns après les autres des avancées ou des conclusions positives. D’abord sur le front sanitaire avec les annonces des vaccins, puis leurs autorisations de commercialisation et le démarrage des campagnes de vaccination (Royaume-Uni, Israël, États-Unis, Europe etc). Ensuite, sur le plan politique avec l’élection de Joe Biden, la fin du Brexit et le vote des différents plans de relance (en Europe et aux États-Unis). Enfin, nous ne le répèterons jamais assez, la certitude que les taux d’intérêt resteront durablement bas (ce qui sera profitable aux actions) grâce aux politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales. Cette garantie permet d’éclaircir l’horizon des investisseurs et de les rassurer quant à un prochain retour à la normale de l’activité des économies développées.

En résumé, tous les nuages s’étaient dissipés et tous les voyants étaient repassés dans le vert ramenant d’un coup la prime de risque proche de zéro et permettant aux places boursières de poursuivre sur leur tendance (niveaux records pour la plupart des indices boursiers). Une fois ces informations positives intégrées, seules de « mauvaises » nouvelles risquaient de faire réagir à la baisse les marchés (cf. point marché ci-dessus) : variants, capacité de l’Union européenne à mener à bien sa stratégie vaccinale en raison des soucis d’approvisionnement en vaccins, reprise de la croissance décalée sans oublier le risque politique et social provoqué par les mesures généralisées (plus ou moins strictes) de couvre-feu, de confinement et de maintien des fermetures de certaines activités (bars, restaurants, lieux culturels, salles de sport) qui ont entraîné dernièrement de violentes réactions dans plusieurs pays comme les Pays-Bas, l’Italie, le Danemark, l’Espagne (fort heureusement pas encore en France).

Bien qu’une légère brume ait soudainement et momentanément obscurci l’horizon, les marchés donnent le sentiment de conserver leur vision optimiste de sortie de crise (cf. points mensuels de novembre et décembre). Notre scenario pour 2021 n’a pas changé et reste à la fois prudent et optimiste. Nous considérons toujours qu’un retour à la normale de l’activité économique mondiale reste envisageable à horizon fin 2021 début 2022. Il demeure acquis pour tout le monde que le rebond de la croissance dépendra de l’évolution de la situation sanitaire au cours des deux prochains trimestres et que les vaccins (sans oublier les traitements thérapeutiques) restent le meilleur plan de relance pour rétablir rapidement la confiance et redonner de la visibilité. Toutefois, en l’état actuel de la situation, une consolidation plus marquée des marchés actions reste toujours possible. Dès que ce nouveau climat d’incertitudes sera levé (ne serait-ce que partiellement), les marchés financiers devraient repartir sur leur tendance haussière.

Nous pensons que certaines valeurs « massacrées » comme les banques, les pétrolières et les cycliques industrielles peuvent à court terme continuer de rattraper une partie de leur retard et profiter de l’embellie. Concernant les autres secteurs comme le transport aérien, l’aéronautique, les loisirs ou le tourisme, nous restons pour l’instant à l’écart car la route sera encore longue pour ces secteurs totalement dépendants de l’évolution de la situation sanitaire. En revanche, il ne fait aucun doute que les entreprises de croissance et de qualité continueront d’être recherchées. Davantage qu’une rotation sectorielle, le mouvement entamé depuis quelques mois semble bien installé pour que les valeurs cycliques (décotées) continuent de combler progressivement une partie de leur retard sur les valeurs de croissance dans une phase de rattrapage ou de rééquilibrage après plusieurs années de contre-performance.
Dans ce contexte d’amélioration progressive de la situation sanitaire et de meilleure visibilité à moyen terme (horizon 3 à 6 mois), et malgré les incertitudes actuelles (à très court terme 1 à 3 mois), il nous a semblé opportun dans notre stratégie de commencer à investir sans attendre mais sans se précipiter non plus une partie de notre poche de liquidités jusqu’ici en attente d’investissements. La récente consolidation constitue un bon point d’entrée notamment sur le thème des valeurs décotées que nous venons de renforcer lors de nos derniers arbitrages du mois de janvier (Amundi European Value, Amundi Multi-Gérants PEA-PME et Vendôme Sélection Euro).

 

 

Une publication des résultats des entreprises très attendue

 

La saison des résultats annuels débute tout juste et rarement ce rendez-vous aura suscité autant d’impatience. C’est l’occasion pour les investisseurs de dresser le bilan d’une année marquée par une pandémie aussi imprévisible que dévastatrice et qui aura fait voler en éclats toutes les prévisions. C’est surtout l’occasion de se faire une idée de la suite des évènements. Sans surprise le millésime 2020 devrait être exécrable avec aux Etats-Unis une chute en moyenne de 15 % des profits pour les entreprises du Standard & Poor’s 500. En Europe, le bilan devrait être encore plus sévère avec une dégringolade des bénéfices d’environ 30 % en raison du nombre élevé de valeurs cycliques beaucoup plus touchées par la crise sanitaire. Un record depuis la grande crise financière provoquée par la faillite de Lehman Brothers en 2008. Mais comme nous l’avons écrit à de nombreuses reprises, cela fait bien longtemps que les investisseurs ont fait une croix sur 2020 en se tournant vers les perspectives encourageantes des entreprises et les discours rassurants des dirigeants.
Malgré la crise, les chefs d’entreprise ne se laissent pas envahir par le pessimisme, bien au contraire. Les mesures de restriction n’ont pour le moment pas pesé sur le climat des affaires en janvier. Bien sûr, le rebond espéré n’est pas encore au rendez-vous car faute d’approvisionnement suffisant en doses de vaccins, les campagnes de vaccination patinent un peu partout en Europe. Les attentes des investisseurs pour 2021 sont immenses. Les analystes tablent sur un rebond de plus de 22 % des profits aux États-Unis et d’environ 30 % en Europe ce qui ne s’était plus produit depuis 2010 après la crise des subprimes. Jusqu’à présent les nouvelles ont été plutôt bonnes. Les grandes banques américaines JP Morgan, Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Wells Fargo qui traditionnellement ouvrent le bal de résultats ont annoncé plus de 80 milliards de dollars grâce à une activité soutenue dans le courtage et les fusions-acquisitions.

Du côté des incontournables GAFAM, leurs résultats toujours très attendus n’ont évidemment pas déçu. D’ailleurs comment pourrait-il en être autrement alors qu’elles bénéficient d’un alignement des planètes sans précédent. La généralisation du télétravail, les besoins en ordinateurs, logiciels, outils de visioconférence, le stockage des données, les restrictions liées aux mesures de confinement (e.commerce, plateforme de vidéo à la demande par abonnement, fitness en ligne etc). Ces géants profitent pleinement de l’accélération de la digitalisation des entreprises (petites ou grandes) et des particuliers. Cette crise sanitaire qui se prolonge continue de nourrir cette vague de transformation numérique. Dans ce concert de résultats qui trimestre après trimestre battent des records, mention spéciale pour deux firmes qui se sont particulièrement distinguées avec des résultats mirobolants. Microsoft signe le meilleur trimestre de toute son histoire tant en termes de chiffre d’affaires (43,1 milliards de dollars en hausse de 17 %) que de bénéfices (15,5 milliards de dollars en progression de 33 % sur un an). Pour la première de son existence, Apple a également réalisé un niveau de ventes historique sur un trimestre. La firme de Cupertino enregistre une hausse de son chiffre d’affaires de 21 % à 111 milliards de dollars pour un résultat net de 28,7 milliards de dollars ; un résultat dont le PDG Tim Cook se serait presque excusé lors de sa traditionnelle conférence. Des chiffres hallucinants pour la plus grande capitalisation boursière au monde (2 390 milliards de dollars).
Le Vieux continent n’est pas en reste avec des premières publications de bonnes factures. Le néerlandais ASML, leader mondial des semi-conducteurs a été l’un des premiers grands groupes européens à publier ses résultats. Il a dévoilé un bénéfice opérationnel de 1,5 milliard d’euros très supérieur aux attentes. Toujours dans ce secteur stratégique mais un peu plus proche de nous, ST Micro a publié de bons résultats (chiffre d’affaires de 10,2 milliards d’euros en hausse de 6 % dans un contexte compliqué) salués par les investisseurs qui misent sur la reprise de l’activité en 2021 et la confiance retrouvée des clients (cours de bourse multiplié par plus de deux depuis le creux d’avril 2020).
Dans le luxe (secteur de croissance et de qualité), les performances devraient être de bonne facture grâce au spectaculaire redressement de la Chine et à l’appétit des consommateurs des pays émergents. Toutefois, l’année du coronavirus aura laissé des stigmates. Ainsi, dans un contexte très défavorable (fermeture de magasins une partie du premier semestre), LVMH a annoncé des résultats meilleurs que prévus qui ont été salués par les marchés. Même s’il n’en a pas encore tout à fait fini avec la crise, le leader mondial du luxe aura vu les ventes de ses branches mode et maroquinerie (87 % des profits du groupe) bondir de 18 % au cours du dernier trimestre (après un troisième trimestre en hausse de 12 %). Cette performance exceptionnelle lui permet de rattraper l’essentiel des ventes perdues lors de la première moitié de l’année. Avec une baisse de son chiffre d’affaires de seulement 3 % au dernier trimestre et de 16 % sur l’année ainsi qu’une baisse de son résultat net de 34 % (4,7 milliards d’euros) le groupe montre la force de la largeur de son portefeuille d’activités. Il réussit également la prouesse de maintenir sa trésorerie intacte (cash-flow) au même niveau qu’en 2019 (6,1 milliards d’euros).
En 2021, nous devrions continuer d’assister comme c’est le cas depuis environ trois mois à la revanche des entreprises appartenant aux secteurs perdants (énergie, banque, industrie) ou dévastés par la crise sanitaire (hôtellerie, aéronautique, transport aérien, tourisme, loisirs), tout au moins à la poursuite du rééquilibrage entre les valeurs cycliques décotées et les valeurs de croissance.

 

 

Les facteurs de soutien des marchés ne manquent pas 

 

  • Les fusions-acquisitions
    Dans ce contexte durable de taux bas réduisant considérablement les coûts de financement, la thématique des fusions-acquisitions reste un excellent moyen de capter de la croissance ou de faire des économies grâce aux synergies dégagées. Traditionnellement les grandes crises sont favorables aux mariages entre sociétés et celle du Covid-19 ne fera pas exception. Après avoir subi la plus grande récession depuis la Grande Dépression de 1929, de nombreuses entreprises en difficultés seront poussées à rechercher à tout prix des parts de marché ou du savoir-faire pour être plus fortes durant les prochaines tempêtes. En résumé, l’amélioration des perspectives économiques devrait constituer un terreau propice à ces grandes opérations capitalistiques (cf. point mensuel septembre 2020).
    Ainsi l’an dernier plus de 3 000 milliards de dollars de transactions ont été réalisées dans le monde et la dynamique n’est pas prête à s’interrompre. Parmi les opérations les plus marquantes, outre l’avènement récent du groupe Stellantis (mariage entre PSA et Fiat Chrysler) prévu de longue date (cf. point mensuel d’octobre 2019), on peut citer l’offensive en cours entre les deux grands acteurs français des services aux collectivités (distribution de l’eau, traitement des déchets) suite à l’opération lancée fin août par Véolia sur Suez (rachat de la participation de 32 % que détient Engie dans Suez) ou bien encore le rachat finalisé du joaillier américain Tiffany par le géant français du luxe LVMH. Ces méga fusions (« jumbo-deals ») de plusieurs dizaines de milliards se multiplient encore récemment. Dernièrement, le laboratoire britannique AstraZeneca s’est offert la biotech américaine Alexion pour 39 milliards de dollars et dans le secteur de la finance, Standard & Poor’s a mis la main sur son rival britannique IHS Markit pour 44 milliards de dollars. Le secteur bancaire européen fragilisé par la faiblesse des taux et confronté à une concurrence féroce concentre également l’attention. Ainsi la Deutsche Bank qui fait régulièrement figure de cibles a indiqué qu’elle comptait prendre l’initiative dans la consolidation bancaire en Europe. Plus proche de nous la Société-Générale pourrait également faire parler d’elle. Enfin, si l’attention se porte toujours sur les dossiers emblématiques, rappelons que de nombreuses autres opérations moins médiatisées au niveau des petites et moyennes capitalisations viendront alimenter la hausse des marchés actions ; de belles histoires ou batailles en perspective.

  • L’économie verte
    La vague de fond de la lutte contre le réchauffement climatique s’est encore renforcée avec la pandémie. Avec la majorité au Congrès américain, le président Biden devrait pouvoir enclencher son audacieux programme environnemental. Pour les analystes, on peut s’attendre à une véritable explosion de la demande pour des placements verts comme les fermes solaires ou éoliennes, les voitures électriques, l’utilisation de l’hydrogène. Ces secteurs devraient croitre plus rapidement que le reste de l’économie mondiale. Pour les investisseurs, ce mouvement va devenir un balisage incontournable vers la transition énergétique et écologique. En 2020, la majorité des flux investis sur les marchés actions était orientée vers des gestions tenant compte des questions environnementales, sociales et de gouvernance.
    A titre d’illustration de cette thématique, Tesla continue d’affoler les compteurs de Wall Street. Le titre a déjà gagné plus de 12 % depuis le début de l’année. La capitalisation boursière du jeune constructeur de voitures électriques a dépassé les 800 milliards de dollars. Dans un registre plus modeste, en France, le producteur d’énergie renouvelable Neoen gagne près de 100 % sur un an. Toujours sur la place parisienne, MacPhy Energy (pionnier de l’hydrogène) aura progressé de plus de 800 % en 2020 et reste l’une des valeurs sûres dans ce secteur d’avenir. Enfin, aux antipodes de ces acteurs de cette méga tendance, une compagnie pétrolière en pointe sur les énergies nouvelles comme Total pourrait attirer les investisseurs et montrer la voie à suivre aux autres grands noms d’un secteur ostracisé. Au sein de nos portefeuilles types, de plus en plus de fonds répondent à cette exigence (Amundi Valeurs Durables, KBI Aqua, CPR Food For Generations, Amundi Actions USA ISR…)

 

 

Joe Biden au chevet d’une Amérique en récession prête à rebondir

 

L’arrivée au pouvoir de J. Biden n’a pour l’instant rien changé du côté de Wall-Street qui poursuit sa course aux records. Le président démocrate a désormais les mains libres pour s’atteler au redressement d’une économie qui a subi une contraction de son PIB d’environ 3,6 % en 2020 et dont le chômage a doublé en à peine un an à cause de la pandémie (passé de 3,5 % en février 2020 à plus de 7 %). Avant de commencer à déployer son programme, la priorité absolue est d’enrayer efficacement et si possible rapidement la crise sanitaire à l’aide d’un gigantesque plan de relance car depuis l'adoption du plan de 900 milliards de dollars en décembre dernier, deux événements importants ont changé la donne.

  • Le premier est la victoire des démocrates dans les sénatoriales de Géorgie qui redonne une majorité d'une voix aux démocrates à la Chambre haute grâce à la voix prépondérante de la vice-présidente (Kamala Harris) qui préside de droit le Sénat et donne à l’arrivée davantage les coudées franches à la nouvelle administration Biden.
  • Le second évènement concerne la détérioration de l'emploi consécutive aux mesures de confinement mises en place pour combattre la pandémie. Les demandes initiales hebdomadaires d'indemnisation chômage viennent en effet de connaître leur plus nette augmentation remontant à leur plus haut depuis août. De plus, la croissance économique revenue durant l’été commence à faiblir ; même si le secteur manufacturier et celui de la construction continuent de croître, les ventes au détail ont encore reculé en décembre, pour le troisième mois consécutif.

Par conséquent, les 900 milliards de dollars du plan signé péniblement par Donald Trump fin décembre seront largement dépensés fin mars. J. Biden veut donc rapidement prolonger les mesures d'urgence pour prévenir une récession cette année. Il tient surtout à accélérer le rythme des vaccinations. Pour y parvenir, un accord serait sur le point d’être conclu avec Moderna et Pfizer, les deux principaux fabricants américains, en vue d’acheter 100 millions de doses supplémentaires, ce qui permettrait de vacciner la majorité de la population américaine avant la fin de l’été. Démocrates et républicains voient dans l'immunisation d'une proportion importante de la population la condition sine qua non d'une normalisation de la vie économique et sociale.

  • Un nouveau plan d’urgence de 1 900 milliards de dollars
    L’annonce d’un nouveau plan d’urgence de 1 900 milliards de dollars montre ainsi la volonté de J. Biden de tout mettre en œuvre pour sortir le pays de cette pandémie. A peine un mois après le plan soutien de 900 milliards de dollars adoptés par le Congrès, républicains et démocrates font preuve de pragmatisme en montrant que face à la pandémie déclarée « urgence nationale, ils trouveront un terrain d’entente afin de faire redémarrer l’économie américaine.
    Cette enveloppe au montant assez vertigineux (9 % du PIB) risque sans doute d’être revue à la baisse mais quand bien même, elle démontre l’attention portée par J. Biden à la demande de la Réserve fédérale et de Wall Street qui réclamaient à corps et à cris à la Maison Blanche ainsi qu’au Congrès d’intervenir pour éviter que le redressement de la conjoncture observé depuis mai ne soit qu’un feu de paille suivi d’un retour de la contraction générale de l’activité. Aussi, cette nouvelle enveloppe d'urgence comprendrait 400 milliards de dollars pour la lutte contre la pandémie avec un nouveau programme national de production et distribution des vaccins, 1 000 milliards d'aides directes aux consommateurs et chômeurs, ainsi que 440 milliards de crédits pour les collectivités et les entreprises. En complément du chèque de 600 dollars que le Trésor a déjà envoyé aux Américains les moins aisés (moins de 75 000 dollars annuels) au titre de l'aide votée fin décembre, J. Biden demande également le versement de 1 400 dollars supplémentaires. Enfin, il défend également la majoration du salaire minimum fédéral à 15 dollars de l'heure. Cette dernière mesure plus symbolique est politiquement importante car elle figurait dans son programme.

  • L’ambition d’un « New Deal Vert »
    Au-delà de cette double stratégie destinée à lutter contre le Covid-19, un nouveau plan (encore un) indépendant de deux précédemment évoqués (plans de 900 et 1 900 milliards de dollars) devrait être prochainement présenté au Congrès lors d'une session commune des deux chambres. Il s’agirait d’un nouveau stimulus comprenant des crédits pour des initiatives de long terme à travers des investissements en infrastructures et des crédits pour accélérer la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique. Mais J. Biden s’est fixé d’autres priorités ; éliminer la pollution due aux combustibles fossiles dans le secteur de l’électricité d’ici à 2035 et dans l’ensemble de l’économie d’ici à 2050 et accélérer la croissance des énergies solaire et éolienne. Ces mesures, surnommées le « New Deal vert », sont dangereuses politiquement. Même si le camp du président affirme qu’investir dans les énergies « propres » permettra de créer des millions d’emplois, ces décisions se heurtent à une forte opposition des industries du pétrole et du gaz, ainsi que de nombreux législateurs républicains voire même démocrates. A titre d’exemple, la suspension du projet d’oléoduc Keystone XL, décidée par J. Biden le premier jour de son mandat a déjà été critiquée pour ses conséquences sur des milliers d’emplois. Même si les démocrates disposent d'une majorité moins importante à la Chambre des représentants, les chances de voir adopter ce projet ambitieux sont élevées. En revanche, l'affaire sera plus délicate avec un Sénat désormais divisé en deux camps égaux (50 sièges chacun) puisque certains textes exigent une majorité de 60 voix sur 100 pour être adoptés en raison de la procédure de réconciliation choisie par J. Biden ce qui supposerait le ralliement d'une dizaine de sénateurs républicains. 

 

 

 

La Chine confirme son insolente croissance 

 

En 2020, la Chine aura été la seule grande puissance à échapper à la récession. Elle s’est parfaitement remise de la crise du Covid-19 puisqu’elle est parvenue à enregistrer une croissance annuelle de 2,3 %. Toutefois, cette hausse du PIB demeure la plus faible du régime communiste depuis 1976 à la fin de l’ère maoïste, et représente seulement le tiers de la croissance de son PIB en 2019. Malgré l’impact de la crise sanitaire ce résultat permet à « l’usine du monde » d’accroître un peu plus son poids dans l’économie mondiale. Après un premier rebond de son économie de 4,9 % au troisième trimestre, l’empire du Milieu a terminé l’année 2020 en trombe, enregistrant une croissance de 6,5 % au dernier trimestre (en rythme annuel). Cette accélération lui permet de compenser largement l’effondrement de l’activité des premiers mois dû aux mesures strictes de confinement. En fin d’année, la production industrielle a atteint son taux de croissance le plus élevé de l’année 2020 (+ 7,3 % sur un an). La Chine est tirée par le rebond de ses exportations, qui ont progressé de 18 % en décembre grâce notamment aux produits et équipements médicaux ainsi qu’aux difficultés logistiques rencontrées par ses concurrents. Un an après le début de la pandémie, la Chine redevient bien la locomotive d’une économie mondiale toujours engluée dans la crise sanitaire. Cette position favorable revêt une symbolique politique forte puisque l’année 2021 marquera le centenaire du Parti communiste chinois, sous l’égide du président Xi Jinping. D’après les prévisions du FMI, la croissance pourrait atteindre 8 % en 2021 ce qui permettrait de poursuivre le rattrapage amorcé.

Néanmoins quelques ombres figurent dans ce tableau. Les revenus des habitants baissent continuellement et la consommation domestique, toujours fragile, peine à devenir le moteur de croissance souhaité par des autorités chinoises désireuses de réduire la dépendance de leur économie aux exportations. L’incertitude concernant la situation réelle du chômage constitue également une menace en arrière-plan. Ainsi le chiffre officiel de 5,2 % ne concerne que les zones urbaines et masque les difficultés de dizaines de millions de travailleurs migrants sans protection sociale dont les revenus ont été frappés de plein fouet par la crise.
En outre, comme nous le rappelions récemment (cf. point mensuel de décembre), les véritables défis pour la Chine viendront de son image ternie sur la scène internationale. Si sur la forme la relation avec l’Administration Biden devrait être plus apaisée, il y a fort à parier que sur le fond celle-ci ne se montre pas plus indulgente que sous l’ère Trump. Par ailleurs, sa posture (sur la défensive) et sa responsabilité « présumée » aux yeux de l’opinion internationale concernant la pandémie liée au Covid-19 l’ont considérablement diminuée. Sa double stratégie d’une « diplomatie du masque et du vaccin et sa promesse de participer à l’effort de vaccination de la population mondiale ne suffiront pas à dissiper de sitôt le climat de méfiance ambiant.
Manifestement, cette réalité ne semble pas effrayer les investisseurs internationaux en quête de perspectives dans un monde encore largement paralysé par la pandémie. Pour preuve, l’afflux de 152 milliards de dollars de capitaux entre janvier et novembre, en hausse de plus de 6 % sur un an. Les marques occidentales sont en quête de débouchés dans l’un de seuls marchés où la vie sans masque a repris, en dépit d’une recrudescence de cas de Covid dans la province du Hebei. Cet attrait tire la devise chinoise vers le haut (+ 7 % face au dollar en 2020) et symbolise la surprenante résistance de la Chine face au Covid-19. Cela pourrait inquiéter les autorités qui feront tout pour éviter qu’un yuan fort ne vienne enrayer la reprise, car selon le président Xi Jinping, 2021 doit couronner la victoire « patriotique » du Parti face au « démon du virus » et marquer un nouveau seuil vers l’accomplissement de son « rêve chinois » de renaissance.

 

 

L’affaire GameStop ou les liaisons dangereuses entre réseaux sociaux, fintech, petits porteurs et Hedge funds

 

Les mouvements inhabituels constatés sur quelques sociétés américaines ces derniers jours ont provoqué une sacrée agitation à Wall Street. Ces huit titres GameStop, AMC, BlackBerry, Express, Genius Brands, Koss, Naked Brand et Nokia en grande difficulté ont fait l’objet de brutales hausses et baisses.

  • GameStop qui a le plus cristallisé l’attention des médias est une entreprise texane qui possède en France l’enseigne Micromania. Cette chaîne de distribution de jeux vidéo a été éclipsée par l'avènement des jeux en ligne puis durement frappée par les conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus. Alors que la société ne pesait guère plus d’un milliard de dollars en bourse en début d’année et qu’elle perdait de l’argent, le titre s’est depuis envolé de plus de 2 500 % (avant de retomber de plus de 60 % en une seule séance). Un bond temporaire de 18 dollars à 480 dollars aussi spectaculaire qu’étonnant pour un réseau de distribution laminé par la concurrence d’internet et en difficultés financières. Le vendredi 29 janvier GameStop est devenue la première capitalisation boursière de l’indice des petites et moyennes entreprises américaines (Russell 2000) et les volumes d’échanges sur le titre étaient supérieurs à ceux d’Apple qui venait pourtant de publier des résultats historiques. En résumé, ces mouvements sont tout sauf liés aux fondamentaux de l’entreprise.
  • C’est l’histoire de l’arroseur arrosé avec des « petits boursicoteurs » qui font trembler certains hedge funds (fonds spéculatifs). Convaincus de l’obsolescence du modèle de l’entreprise, certains de ces fonds spéculatifs se sont violemment attaqués à cette petite valeur cotée à Wall Street. La méthode de ces professionnels (les vendeurs à découvert ou « short-sellers ») spécialisés dans la spéculation à la baisse consiste à vendre à terme des actions qu’ils ne possèdent pas avec l’espoir de les racheter à un prix inférieur à l’échéance pour ensuite empocher la différence. Leur plus-value étant la moins-value de l’actif sur la période. C’est ce que l’on appelle la vente à découvert. Un pari dangereux car si le marché monte, le piège se referme et il n’y a alors aucune limite car un titre peut monter de manière vertigineuse (exemple ici avec la hausse de 2 500 % de GameStop) et entraîner une perte abyssale pour les vendeurs à découvert. Pour limiter leurs pertes, ces vendeurs à découvert doivent racheter leurs positions dans l’urgence et souvent au prix fort. Ils alimentent ainsi à leur tour le rebond de l’action et sont pris à leur propre jeu. On parle alors de « liquidation forcée » (ou short squeeze).
    Avec GameStop, les spéculateurs ont trouvé face à eux une cohorte de plus de deux millions de petits porteurs venue soutenir cette valeur que certains parmi eux connaissent bien en tant que clients. En véritable meute organisée, ils prennent position face à ces hedge funds et achetent en masse les actions GameStop. Regroupés en ligne (Reddit, WallStreetBets, Discord etc), ces novices de la bourse en quête de gains rapides ont fait grimper le cours et ont piégé les vendeurs à découvert en investissant par l’intermédiaire de courtiers low-cost comme le populaire Robinhood (Robin des bois). Afin de limiter leurs pertes potentielles qui n'en finissaient plus de se creuser, les fonds spéculatifs ont été contraints de racheter à la hâte des actions GameStop, ne faisant qu'accentuer davantage la hausse de son cours. Ironie du sort, la tournure des évènements aura été conforme au slogan de GameStop : « le pouvoir aux joueurs ».
    L’application « Robin des bois » s’est développée depuis plusieurs années aux Etats-Unis et a accéléré pendant le confinement en se positionnant comme la fintech du petit épargnant face à Wall Street et aux professionnels. L’application est désormais sous le feu des critiques après avoir pris des décisions contraires à sa promesse, principalement en ayant bloqué les achats sur le titre GameStop (mais pas les ventes) durant une journée la semaine dernière. Le titre s’est ainsi effondré de plus de 60 % permettant aux fonds spéculatifs à découvert de déboucler leurs positions pour trois fois moins cher que la veille (dès le lendemain, le titre a repris 60 %). L’application aura donc fortement privilégié les fonds spéculatifs au détriment de ses propres clients. L’affaire a pris une tournure politique aux Etats-Unis et le directeur de Robinhood sera entendu par les autorités dans les prochains jours.
  • GameStop est le cas le plus emblématique mais d’autres titres sont dans la même situation, à l’image de la chaîne de salles de cinéma AMC Entertainment qui a triplé de valeur en quelques jours ou bien encore American Airlines (+ 40 % en pré-séance le 28 janvier à Wall Street), Blackberry et l’équipementier télécom suédois Nokia (également coté aux États-Unis). Petit clin d’œil, l’affaire GameStop aura profité à notre portefeuille type PEA à travers l’ETF Amundi Russell 2000 qui a progressé de 7 % sur le mois dans un marché très légèrement positif (la valeur étant l’une des 2 000 sociétés américaines qui composent ce fonds). Pour les spécialistes, le pari sur les valeurs jugées décotées comporte aussi sa part de risque. Néanmoins, il est indispensable d’analyser l’origine de la décote pour éviter de miser sur des entreprises positionnées sur des segments durablement en perte de vitesse. Dans ce cas, tôt ou tard, la réalité économique finit par l’emporter, et les vendeurs à découvert aussi.
    Ce sujet ne nous inquiète pas outre mesure, mais il n’est pas anodin sinon nous ne l’aurions pas évoqué ; au-delà de ce que donnera l’enquête qui démarre et les conséquences qui iront avec, ce sujet met encore une fois en évidence plusieurs enjeux forts : comment contrôler les réseaux sociaux (qui ont joué un fort rôle ici via Reddit), comment réguler la vente à découvert et les fonds spéculatifs, comment une fintech peut-elle décider de bloquer ses utilisateurs comme l’a fait Robinhood et enfin quelles seront les suites de ces pratiques ?

 

 

A surveiller dans les prochaines semaines :

  • évolution de la pandémie en Europe eu aux USA
  • accélération du rythme des campagnes de vaccination 
  • annonces des prochains vaccins
  • indicateurs macro-économiques
  • résultats des entreprises
  • communications des banques centrales

 

 

Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :

Jeudi 4 février 2021 https://attendee.gotowebinar.com/register/2109152884982516748

Jeudi 4 mars 2021 https://attendee.gotowebinar.com/register/8893772948363423758

Jeudi 8 avril 2021 https://attendee.gotowebinar.com/register/5445354838960352782

 

 

Bons investissements à tous, nous vous donnons rendez-vous le mardi 2 mars pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et nous-même (nicolas.duplantier@lefil.com et pierre.kubis@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

 

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Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L'adaptation de nos propositions au profil d'investissement de chaque client suit 4 règles principales :

  • Cantonnement : définition d'un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d'assurance-vie)
  • Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d'assurance-vie 
  • Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
  • Communication/suivi : mail et article mensuel sur www.ca-pg.fr, visio-conférence mensuelle
     

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