Point mensuel décembre 2022 - Investissements

06/01/2023 - 20 min de lecture

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Point mensuel décembre 2022 - Investissements

Les marchés actions terminent l’année sur une forte baisse au mois de décembre en réaction aux discours qui ont accompagné les dernières hausses de taux des banques centrales. A l’issue d’une année marquée par la guerre en Ukraine, la crise énergétique, l’inflation galopante, le durcissement des politiques monétaires et les incertitudes liées à la politique zéro-Covid en Chine, les places boursières bouclent une année très éprouvante. Le Japon et la zone euro parviennent à limiter la casse avec une chute de 10,9 % et 11,7 %. Les États-Unis et les Emergents dégringolent respectivement de 19,4 % et 22,3 %. Le pétrole s’est maintenu ce mois-ci à 85,91 dollars le baril de brent et finit l’année en hausse de 10,45 %. L’euro poursuit sa remontée face au dollar à 1,0702 (+ 2,7 % en décembre) mais termine l’année en baisse de 5,85 % après avoir abandonné jusqu’à 14 %. Nos portefeuilles baissent ce mois-ci de 4,6 %.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive), notre avance est de 41,6 % avec une performance globale de 116,8 % depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 30/12/2022 :

perfs global
graphe

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane, Espace Liberté et Anaé) au 30/12/2022.

 

Portefeuille type PEA : valorisation : 221 185 €

perfs pea

 

 

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane, Espace Liberté 1 & 2 et Anaé) : valorisation : 205 384 €

perfs ass vie

 

Répartition du portefeuille actuel : 

répartition

 

Point marchés

 

Le rideau est enfin tombé sur une année 2022 bien sombre et nous pouvons enfin nous tourner vers 2023. Contrairement aux autres années, il n’y aura eu en ce mois de décembre ni paillettes, ni rallye de fin d’année ; celui-ci a bien eu lieu, mais il s’est interrompu fin novembre.
Le principal fait marquant du mois revient aux banquiers centraux puisque la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed) n’ont fait aucun cadeau aux marchés jugés un peu trop complaisants. Si comme anticipé, la BCE a relevé ses taux directeurs de 50 points de base, ce sont surtout les annonces de l'institution de Francfort qui ont refroidi des marchés toujours très sensibles à leurs discours. Sa présidente, Christine Lagarde, a indiqué que les anticipations des marchés sur les futurs relèvements de taux n’étaient pas assez conséquentes. La BCE prévoit de son côté que le taux d'inflation ne baissera que très lentement et qu’il sera sans doute encore supérieur à la valeur visée à savoir 2 % en 2025. Étant donné que les prévisions concernant les taux d'intérêt sont toujours basées sur les attentes des marchés (et non sur les attentes de la BCE elle-même), ces derniers ont fortement réagi à cette communication. Cependant, les marchés actions évoluaient déjà dans le rouge en décembre, mais de façon moins prononcée. Ils avaient déjà été pénalisés par la Fed qui avait également relevé la veille ses taux de 50 points de base, un mouvement, là encore, anticipé par le marché. Les membres de la Fed ont par ailleurs nettement révisé à la hausse leurs projections concernant l’inflation pour 2023 et 2024 conduisant son président, Jerome Powell, à faire preuve d’une grande fermeté sur la volonté de la Fed de lutter contre l’inflation. Au même moment, plusieurs indicateurs américains témoignaient d'une dégradation de la santé de l'économie américaine.
Par ailleurs, deux autres évènements ont (dans une moindre mesure) fait réagir les marchés à la hausse ou à la baisse fin décembre. En premier lieu, l’annonce de la hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis qui a offert au marché américain une courte pause après plusieurs séances consécutives de baisse. Cette rare et maigre statistique à l’agenda économique a entraîné dans son sillage les places européennes apportant une nouvelle fois la démonstration de cette maxime boursière très à la mode à l’heure où les banques centrales resserrent leurs politiques monétaires, à savoir « bad news is good news », c’est-à-dire en bon français, « les mauvaises nouvelles sont de bonnes nouvelles » et vice-versa. Ainsi, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis se sont inscrites à 225 000 (vs 216 000 la semaine précédente) alors que les économistes sondés par le Wall Street Journal attendaient plutôt un chiffre de 223 000. La principale conclusion de cette publication est que les demandes d'allocations chômage sont à leur plus haut niveau depuis février 2021 et qu'elles sont en nette augmentation depuis septembre dernier ce qui suggère un début d'assouplissement du marché du travail qui reste encore très tendu avec un taux de chômage seulement à 3,7 %. Si cette inflexion n’est pas spectaculaire, le marché a pu s’en contenter en voyant dans cette publication le signe que les hausses de taux de la Réserve fédérale atteignent enfin leur objectif, à savoir ralentir l’économie américaine, freiner l’emploi, et in fine, réduire l’inflation le tout en espérant que la Fed ne soit pas contrainte d’effectuer un tour de vis monétaire plus fort que prévu.
En second lieu, le marché a continué à s'inquiéter de la fin de la politique « zéro-Covid » en Chine où une envolée des cas de coronavirus s’observe. Cette flambée épidémique fait apparaître le risque de nouvelles mutations du virus. Le fait que 1,4 milliard de personnes soient soudainement exposées au virus crée évidemment des conditions propices à l'émergence d’un nouveau variant. Au-delà du risque sanitaire, les intermédiaires de marché redoutent que la réouverture de la Chine alimente la demande et par ricochet, crée de nouvelles pressions inflationnistes. La grande réouverture de la Chine après trois ans d'isolement imposé par le gouvernement était censée être une bénédiction pour l'économie mondiale, aider à éviter une profonde récession et réduire le niveau d’incertitude après une année cruelle pour les marchés financiers. Au lieu de cela, l'abandon par Xi Jinping, pour des raisons économiques, des protocoles stricts de confinement du virus donne aux marchés un mal de tête inflationniste et une impression de déjà-vu pour des investisseurs fatigués.

A l’arrivée, la tonalité bien morose de ce mois décembre est venue conclure une année 2022 assez catastrophique pour les marchés financiers puisque seuls l'énergie et le dollar sont ressortis indemnes. Toutes les classes d’actifs ont chuté sous le poids des différents évènements qui ont jalonné une année historiquement compliquée. En effet, les nerfs des investisseurs ont été mis à rude épreuve après deux années marquées par la pandémie mondiale. Les opérateurs de marché ont dû composer avec une inflation galopante, le durcissement des politiques monétaires des grandes centrales, l’envolée des taux d’intérêts, la hausse des prix des matières premières, des difficultés persistantes sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, les incertitudes causées par le maintien puis la fin de la politique zéro-Covid en Chine et malheureusement, l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie à l’origine d’une grave crise énergétique. En 2022, la contraction des marchés financiers aura donc été douloureuse pour les investisseurs. L’année aura été d’autant plus exceptionnelle que c’est la première fois dans l’histoire récente que les actifs risqués (actions ou crédit) et que les actifs défensifs (obligations d'Etats) ont autant baissé. C’est le résultat de la hausse de l’inflation et de la baisse des perspectives de croissance à un moment où les valorisations des actifs étaient très élevées. Cette chute généralisée des marchés financiers est le résultat d'un changement de régime macroéconomique. L'inflation, qui n'avait pas été observée à un niveau aussi élevé dans les pays développés depuis les années 1980 a fait un retour fracassant.

En cette fin d’année agitée, les principaux indices ont souffert durant le mois de décembre avec un indice des valeurs mondiales (MSCI World) en baisse de 4,34 %. Géographiquement, la zone euro a fait jeu égal avec un Euro Stoxx 50 qui recule de 4,31 %. Les bourses de Francfort et de Paris ont à peine fait mieux avec des baisses de 3,28 % et 3,92 %. A Wall-Street, le Standard & Poor’s 500 et le Nasdaq ont chuté plus lourdement (- 5,89 % et - 8,73 % respectivement). Une fois n’est pas coutume, la plus mauvaise performance du mois revient au Japon avec un indice Nikkei qui corrige nettement de 6,7 %. A l’inverse, la bonne surprise vient des Émergents avec un indice MSCI Emerging markets qui se distingue avec une baisse d’à peine 1,63 %. La volatilité qui traduit la nervosité des marchés reste inchangée avec un « indice de la peur » (le VIX) à 22,7 contre 22,1 le mois dernier. Pour rappel, une volatilité raisonnable se situerait entre 15 et 20.

A l’heure d’établir un bilan annuel des performances boursières mondiales, un seul constat s’impose : le millésime 2022 restera dans les annales comme un bien mauvais cru. Globalement, les principaux indices sont en net repli avec des pertes plus ou moins marquées selon les zones géographiques. L’indice des actions mondiales (MSCI World) a perdu en 2022 près de 20 % ce qui représente sa plus mauvaise année depuis 2008. En Asie, la bourse de Tokyo a perdu 10,9 % (pire année depuis 2018), tandis que les bourses de Hongkong, Shanghai et Shenzhen ont chuté respectivement de 15 %, 15,1 % et 21,6 %, soit leur pire performance depuis 2011. Le bilan de 2022 a été encore bien plus sombre à Wall Street. Le Standard & Poor’s 500, l’indice de référence des gérants de portefeuilles, dégringole de 19,4 % et le Nasdaq plonge de 33,1 %. Les grands indices américains ont été tirés vers le bas plombés par la désaffection pour les valeurs technologiques. Ces entreprises très gourmandes en capitaux et chèrement valorisées, ont été balayées par la hausse des taux d’intérêt.

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De son côté, le marché obligataire a également beaucoup souffert accusant une baisse historique proche de 20 %. Le prix des obligations variant en sens inverse de celui des taux d’intérêt, leur valeur a donc fondu face au resserrement monétaire des banques centrales qui a renchéri le coût du crédit pour ralentir la demande et tenter de faire baisser l’inflation.


Convictions d’investissement

Nous l’avons déjà dit, l’année 2022 aura été tout sauf une sinécure pour les investisseurs : inflation hors de contrôle, durcissement des politiques monétaires, remontées des taux d’intérêts, conflit en Ukraine, crise énergétique…ce cocktail explosif aura mis à rude épreuve les nerfs des investisseurs. Le millésime 2023 risque donc de ne pas être de tout repos. Le ralentissement mondial pourrait être plus marqué qu’attendu en conséquence des chocs de 2022 et la désinflation (baisse de l’inflation) pourrait être plus lente que prévu ce qui pourrait conduire les banques centrales à être durablement plus strictes que ne l’espèrent les marchés.
À l’aube de cette nouvelle année, certains stratégistes redoutent que 2023 soit compliquée car le « mur » des inquiétudes de 2022 fait toujours partie du paysage : inflation élevée, poursuite de la hausse des taux, prévisions de croissance revues à la baisse ce qui rendrait rendent le rapport risque/bénéfice à court terme défavorable pour les marchés. D’autres investisseurs se montrent moins pessimistes et considèrent, comme nous, qu’un contexte plus favorable devrait émerger au cours de l’année. Bank of America estime ainsi une récession probable au cours de 2023 pour les États-Unis et la zone euro, prévoyant un recul de 0,4 % du PIB l’an prochain pour la première économie mondiale et une stabilité pour la zone euro, tandis que la Chine verrait sa croissance atteindre 5,5 %. Toutefois, la banque américaine considère aussi que les marchés devraient retrouver de l’appétit pour les actifs risqués à partir du milieu de l’année, ce que confirme une enquête de Bloomberg réalisée auprès des gérants de fonds. Selon cette étude, les gains attendus sur les marchés actions seraient concentrés sur la seconde moitié de 2023. Patience et longueur de temps donc…
Tout comme le consensus, il nous est difficile d’imaginer que l’évolution de l’inflation ne soit pas le principal thème à surveiller en 2023. Les investisseurs voudront en effet savoir si l'économie va résister à la hausse des taux d'intérêt opérée par les banques centrales pour ramener l'inflation à un niveau correct. Toutefois, si l’évolution de l’inflation sera encore la grande thématique qui animera le marché, la hausse des prix devrait néanmoins s’atténuer l’an prochain. Les anticipations prévoient un taux de 3,9 % en moyenne pour 2023 aux États-Unis et de 6,2 % pour la zone euro. De son côté, Bank of America table sur 4,4 % outre Atlantique et 5,6 % pour le Vieux Continent. Pour rappel, ces chiffres sont à comparer à des taux de 7,1 % pour les États-Unis et de 10,1% en zone euro sur un an en novembre 2022.
Fort logiquement, les autres grandes incertitudes pour les investisseurs en 2023 concerneront la peur d’une récession profonde, les craintes d’une politique monétaire des banques centrales toujours plus restrictive qu’anticipé et enfin une dégradation de la situation géopolitique. Le contexte global reste préoccupant car même en échappant (de très peu) à la récession, une majorité de foyers à travers le monde aura le sentiment de se trouver en récession en raison de la hausse du coût de la vie. En attendant une amélioration du contexte géopolitique, économique et sanitaire, la nervosité des marchés pourrait encore s’inviter en début d’année.

En conclusion, la dynamique de l’inflation devrait encore peser sur les économies et les indices boursiers. Les difficultés ne sont pas encore définitivement derrière nous mais l’optimisme pour 2023 est autorisé puisque, historiquement, il est rare d’avoir deux années de baisse consécutive sur les marchés actions. C’est arrivé à de rares occasions comme lors de la crise de 1929, l’implosion de la bulle internet en 2002 et la crise des subprimes de 2008. D’après les banquiers centraux et certains économistes, la crise économique redoutée en 2022 aurait été seulement retardée et non évitée. Ils prédisent une récession en Europe pour 2023 alors que les analystes, souvent plus optimistes, s’attendent à une nouvelle hausse des profits d’environ 2 % à 5 %. La grande question pour cette année qui démarre est de savoir si les cours actuels prennent déjà en compte le ralentissement attendu de l’économie et ses conséquences sur les profits des entreprises. Certains comme Bank of America, s’attendent à une nouvelle année chahutée pour les bourses européennes. D’autres plus optimistes comme JP Morgan, considèrent que sur les cinquante dernières années, la récession qui se profile est bien plus facile à prévoir puisqu’elle a été volontairement provoquée par les banques centrales et que par conséquent, les marchés boursiers pourraient très bien l’avoir déjà intégrée plus tôt que d’habitude. Nous partageons cette analyse. Toutefois, si l’inflation devait être incontournable, elle concernerait selon nous d’abord certains Etats de la zone euro à partir du quatrième trimestre 2022 ou du premier trimestre 2023 puis éventuellement les États-Unis, mais pas avant le second semestre 2023. La capacité des Etats à mettre en place des politiques budgétaires au niveau national ou européen déterminera son ampleur et sa durée. Enfin, si nous faisons preuve d’une grande prudence, nous envisageons tout de même une année 2023 plus « rayonnante » notamment au cours du second semestre.

 

Stratégie d’investissement

 

En ce début d’année nous procédons à quelques ajustements au sein de nos portefeuilles modèles :

  • Dans le PEA :
    • Nous vendons l’intégralité (18 %) du fonds Amundi ETF MSCI USA (LU1681042864), non couvert contre le risque de change, pour se positionner en remplacement sur le support américain Amundi ETF PEA S&P500 Daily Hedged (FR0013412293), protégé contre le risque devises et ce pour un poids identique de 18 %. L’objectif poursuivi est d’éviter une contreperformance liée à une potentielle appréciation de l’Euro par rapport au Dollar.
    • Nous réduisons de moitié notre exposition aux marchés émergents avec la vente de 5 % du fonds Amundi ETF PEA Emerging Markets (FR0013412020). Nous initions un achat sur le nouveau fonds Sycomore Partners (FR0010738120) également pour 5 % du portefeuille. Cela nous permet de profiter d’une reprise domestique sur le marché français tout en profitant d’une gestion à moindre volatilité.
 
  • Dans l’assurance vie :
    • Nous allégeons de moitié notre exposition aux marchés émergents à travers le fonds Amundi Emerging Focus AHE (LU0613075240) en passant la ligne de 8 % à 4 %.
    • Nous vendons également l’intégralité de la ligne Pictet Global Emerging Debt (LU0170994346) détenue à hauteur de 5 %.

      En remplacement des 9 % de liquidités, nous intégrons deux nouvelles valeurs :
    • Amundi Actions Or (FR0012336683) pour 4 % afin de profiter d’un rebond de la matière première ainsi que des entreprises minières aurifères.
    • CPR Invest Hydrogen (LU2389405080) à hauteur de 5 % pour profiter d’une nouvelle thématique d’avenir.

 

Le monde se prépare à entrer en récession en 2023
 

Les chocs de 2022 risquent encore d’avoir un impact plus ou moins important cette année. Globalement, ils pourraient rouvrir des blessures économiques qui n’ont que partiellement cicatrisées depuis la pandémie. Dès lors, la croissance du PIB de la planète pourrait être proche de 2 % en 2023 selon une prévision pessimiste de la Banque mondiale. Dans un tel cas de figure, aucune des trois locomotives de l’économie mondiale (États-Unis, zone euro et Chine) ne devrait être épargnée. Si récession il doit y avoir, tout dépendra de l’attitude des banques centrales (Fed et BCE) et de leur politique de resserrement monétaire pour lutter contre l’inflation. Pour la Chine, en plein flambée épidémique, l’enjeu est de réussir la sortie de sa politique « zéro Covid » pour que l’économie retrouve son rythme de croisière.
Après les chocs de 2022, l’activité pourrait se contracter en Europe et aux États-Unis, notamment sous l’effet des hausses de taux. Une récession serait dès lors difficile à éviter en 2023. L’Europe y serait déjà entrée au quatrième trimestre 2022 (Allemagne, Italie, Pays-Bas). Elle pourrait être rejointe par les États-Unis dans le courant de l’année. Après une année 2022 de chocs (guerre en Ukraine, crise énergétique, inflation record), la croissance du PIB, plusieurs fois révisée à la baisse, aura été en partie préservée, grâce à l’acquis engrangé lors du fort rebond de 2021.
Cette fois, des récessions « jumelles » de part et d’autre de l’Atlantique tireraient vers le bas l’économie mondiale. Sa croissance pourrait être inférieure à la prévision d’octobre de 2,7 % du FMI, soit son niveau le plus faible depuis 2001, exception faite évidemment de la crise financière de 2008 et de la pandémie de 2020.

 

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Avec un recul du PIB et une croissance en berne, les marchés, les entreprises et les consommateurs semblent s’être faits à l’idée d’une récession à venir. La question est de mesurer l’ampleur du retournement attendu. Ce recul du PIB pourrait être limité et atteindre 0,5 % sur l’année dans la zone euro et à peu près autant aux États-Unis. Quoiqu’il en soit, ces contractions de PIB seront bien moindres que celles des deux récessions précédentes. Nous ne sommes en aucun cas face à une réédition de 2008 ou de 2020.
La BCE anticipe toujours une croissance de 0,5 % sur l’année pour la zone euro et la Commission européenne de 0,3 %. L’activité devrait se réduire au quatrième trimestre 2022 et au premier trimestre 2023 avant un redémarrage de la croissance. L’Europe subit naturellement de plein fouet les conséquences économiques de la guerre en Ukraine en raison de sa proximité géographique avec le conflit et de sa dépendance au gaz russe. Selon le gouverneur de la Banque de France (François Villeroy de Galhau), l’économie française devrait probablement échapper de justesse à la récession. Dans le pire des cas, elle serait temporaire et limitée et en tout état de cause la France et l’Europe devraient, sauf nouveau choc, échapper à un atterrissage brutal c’est-à-dire un écroulement de leur économie. En revanche, l’Allemagne et l’Italie ne devraient pas couper à une contraction de leur activité.
Plusieurs facteurs pèsent encore : la poursuite de la guerre en Ukraine, les tensions sur l’approvisionnement énergétique, la persistance de l’inflation (même si le pic semble avoir été atteint en novembre) et le durcissement monétaire des banques centrales pour lutter contre la poussée inflationniste. Grâce à un stockage en amont, à une diversification des approvisionnements et à une importante réduction de la consommation de gaz, le pire de la crise énergétique semble avoir été évité cet hiver. Le problème reste entier pour l’hiver prochain.
La consommation, qui a relativement bien tenu en 2022, notamment grâce à un ample soutien budgétaire, risque de pâtir de l’effet de l’inflation sur le pouvoir d’achat et le moral des ménages. Après avoir dépassé les 10 % en fin d’année, la hausse des prix devrait rester élevée, à 6,3 % en moyenne sur 2023, selon la BCE. Du coup, la politique monétaire est appelée à rester restrictive longtemps. Les hausses de taux devraient se poursuivre, ce qui pèsera mécaniquement sur l’activité et, à terme, sur l’emploi. La récession que nous nous apprêtons à traverser est donc, en large partie, une correction auto-infligée par les banques centrales. Le prix à payer pour maîtriser l’inflation sera un ralentissement de la croissance économique et une augmentation du chômage.

 

L’inflation aux États-Unis recule pour le 5ème mois consécutif

La nouvelle mi-décembre du chiffre de l’inflation qui a ralenti davantage que prévu en novembre aux États-Unis a été particulièrement bien accueillie par les marchés financiers. Elle s’est établie à 7,1 % sur un an contre 7,7 % en octobre, soit la plus faible hausse des prix à la consommation depuis décembre 2021. Au fil des mois, il apparaît de plus en plus évident que le pic de l’inflation a bel et bien été atteint en juin dernier avec à l’époque une hausse des prix de 9,1 % par rapport à juin 2021. Il s’agissait pour rappel de la plus forte augmentation depuis 1981.
La publication de cette donnée a également coïncidé mi-décembre avec la dernière réunion annuelle de la Réserve fédérale (Fed) dont la priorité est justement de ramener l’inflation autour de 2 % par an. Pour parvenir à cet objectif, la Fed relève progressivement mais vigoureusement son taux directeur depuis mars 2021. De fait, les taux d’intérêt des prêts contractés par les ménages et les entreprises deviennent plus élevés ce qui les incite à moins consommer et permet de desserrer la pression sur les prix. Ce nouveau ralentissement de l’inflation américaine semble avoir convaincu la Fed d’augmenter cette fois-ci ses taux moins vite qu’au cours des derniers mois. Ainsi, comme cela avait été déjà évoqué par Jerome Powell, un relèvement moins marqué de « seulement » 50 points de base a été décidé après les quatre précédentes fortes hausses de 75 points de base.

 

La BCE continuera à relever ses taux face à une inflation persistante
 

Comme la Réserve fédérale (Fed) et la Banque d'Angleterre, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs de 0,5 % mi-décembre, après deux hausses successives de 0,75 % précédemment. Il ne faut pas en déduire pour autant qu'il s'agirait d'un relâchement de la politique monétaire. Tel est le message martelé par sa présidente. Pour Christine Lagarde, le combat contre l'inflation est loin d'être gagné car d’une part, elle reste bien trop élevée (10,1 %) et d’autre part, elle devrait le rester encore quelques temps. À l'écouter, la BCE serait même prête à continuer à relever ses taux au-delà de l’arrêt du resserrement monétaire par la Fed. Le conseil des gouverneurs prévoit un nouveau relèvement d'un demi-point (de 2 % à 2,5 % pour le taux de dépôt) en février prochain, suivi de plusieurs en 2023 et ce, à un rythme régulier. La BCE a de plus confirmé qu’il ne fallait surtout pas en déduire qu’il ne s'agissait pas d'un taux terminal et encore moins d’un taux pivot. Ce message répété avec insistance a pour but de désamorcer une spirale qui deviendrait incontrôlée en faisant entrer dans la tête des ménages que l'inflation finira par revenir dans les « clous » même si cela pourra prendre encore du temps. Les économistes de la BCE en ont également profité pour réviser à la hausse leurs prévisions. Si l'inflation moyenne dans la zone euro a commencé à ralentir à 10,1 % en novembre contre 10,7 % le mois précédent, il ne faut pas crier victoire trop tôt. Même si le chiffre de décembre montrait une nouvelle décélération, la hausse des prix pourrait, selon les projections, rebondir en janvier et février en raison des effets de base. En 2023, l'inflation se situerait encore autour de 6,3 % en moyenne, avant de ralentir au cours de l'année pour atteindre un niveau de 3,4 % en 2024, puis 2,3 % en 2025 (toujours au-dessus de l'objectif de 2 %). Après avoir mis des mois à réagir fin 2021 et début 2022, à une flambée des prix jugée alors transitoire, la BCE entend désormais se montrer inflexible même si en durcissant le coût du crédit, elle contribue au ralentissement de l'économie voire à une récession provoquée.
Les prévisions de croissance pour 2023 ont été revues à la baisse. Le PIB européen ne progresserait que de 0,5 % l'an prochain, après une récession courte et peu marquée entre la fin 2022 et le début de 2023. Cependant, les risques géopolitiques pourraient voir ce scénario se dégrader. Le chômage pourrait repartir à la hausse après avoir atteint son plus bas niveau historique, car les créations de postes devraient diminuer.
Outre l'arme des taux, la BCE prépare les esprits à son retrait progressif du marché obligataire. À partir de mars, elle ne réinvestira plus que la moitié (15 milliards d'euros mensuels) des obligations qu'elle détient arrivant à échéance. Le début de la réduction de son bilan (près de 9 000 milliards d'euros d'actifs accumulés ces dernières années) fera l’objet d’un recalibrage à la fin du second trimestre. Conjugué aux hausses de taux d'intérêt, ce resserrement quantitatif (« quantitative tightening ») devrait entraîner un assèchement des liquidités dans l'économie européenne, au moment où sa croissance devrait être négative.

 

Le défi de la sortie du Covid pour la Chine
 

Plusieurs risques bien identifiés pèsent sur l’économie chinoise ; la création d’emplois pour les jeunes dont pas loin de 20 % sont au chômage, la gestion de la crise immobilière, la situation budgétaire des collectivités locales, la situation géopolitique entre les États-Unis et la Chine, le vieillissement de la population. Mais l’évènement le plus marquant en Chine devrait être la fin de « l’oppression » anti-Covid. Aux derniers jours de 2022, Pékin a fait volte-face, mettant fin à trois ans d’une stricte politique marquée par des confinements drastiques et des tests à répétition. Mais ce n’est pas la fin du Covid. Face à la contestation grandissante de la population, et même parfois aux émeutes, le pouvoir a ouvert toutes les vannes. La dernière quarantaine à l’arrivée dans le pays sera abolie le 8 janvier. Résultat, la pandémie plus présente que jamais fait courir un risque majeur à l’économie chinoise avec une population peu ou mal vaccinée, où les confinements à répétition ont freiné le développement de l’immunité collective. Le système de santé est aux abois et alors que Pékin ne communique plus sur le sujet, des centaines de millions de Chinois sont malades. La presse chinoise prévoit le retour à une situation « normale » au printemps. En attendant, l’épidémie pourrait entraîner jusqu’à deux millions de décès et le taux de vaccination insuffisant entraînera une phase de transition chaotique. La fin de la politique « zéro Covid » devrait mener à une reprise cyclique à partir du deuxième trimestre 2023. Difficile pour autant de prédire à quelle échéance « l’usine du monde » retrouvera sa vitesse de croisière car il y a dix jours, la fréquentation dans le métro des grandes villes chinoises était encore inférieure de 40 % par rapport à la même période en 2019. Lorsqu’ils émergeront enfin de la pandémie, les Chinois compenseront probablement le ralentissement de leur économie en travaillant davantage. Le président Xi Jinping entend toujours faire de la Chine la première puissance économique mondiale.
Pour finir, le sujet chinois se résume en une question, dont découlent deux réponses possibles, aux conséquences singulièrement différentes pour le diagnostic mondial. La Chine connaîtra-t-elle un rebond conjoncturel avec la levée de la politique « zéro Covid » et, si tel est le cas, ce rattrapage serait-il plutôt inflationniste, susceptible d’exacerber les tensions sur les marchés des matières premières ou, à l’inverse, désinflationniste grâce à la dissipation des tensions sur les chaînes de production ?

 

La bonne résistance de la bourse de Paris face aux chocs mondiaux
 

Une chose est sûre, l’année 2022 restera dans les mémoires des investisseurs pour son caractère exceptionnel ; inflation record, remontée brutale des taux d’intérêt, invasion de l’Ukraine par la Russie, crise énergétique en Europe, mise sous cloche de l’économie chinoise, l’année ressemble à une véritable course d’obstacles. Ces mauvaises nouvelles ont fait vaciller les marchés partout dans le monde. Mais les places boursières européennes sont parvenues à limiter la casse et abordent 2023 avec (espérons-le) panache.
Ainsi, malgré un contexte macroéconomique calamiteux, les investisseurs ont récompensé les bons résultats des entreprises françaises. L’indice phare tricolore (le CAC 40) aura su tirer son épingle du jeu par rapport à d’autres places boursières. Fin septembre, le CAC 40 affichait une baisse de près de 20 % (5 676 points 29 septembre) par rapport à janvier. Il termine finalement l’année à 6 473 points avec un recul de seulement 9,5 % et limite ainsi la casse par rapport aux autres grands indices. Il enregistre sa plus mauvaise performance annuelle depuis 2018 (- 11%), un recul qui contraste fortement après le rebond de près de 29 % enregistré en 2021. A titre de comparaison, la résistance de la place parisienne contraste avec les difficultés de Wall Street où le Standard & Poor’s 500 a reculé de 19,4 % et le Nasdaq à forte coloration technologique de 33,1 %. La plupart des autres bourses européennes s’en sont également pas trop mal sorties : Francfort a corrigé de 13,1 % et Madrid a lâché seulement 4 %. Malgré une année épouvantable pour l’économie britannique, Londres est même parvenue à afficher une légère progression (+ 0,9 %) sur l’année tirée par ses compagnies minières et pétrolières. Résultat, les indices boursiers européens ont pratiquement retrouvé leur niveau précédent le déclenchement de la guerre en Ukraine le 24 février dernier et ils affichent toujours des progressions significatives par rapport aux pics prépandémiques (+ 7 % pour le CAC 40).

La bonne tenue des indices européens reflète la qualité de l’économie européenne dans son ensemble. Alors que certains redoutaient une crise majeure dans la foulée de l’invasion russe et de la flambée des prix de l’énergie, l’effondrement tant redouté n’a pas eu lieu. Les excellents résultats du premier semestre ont donné l’occasion de mesurer les forces des entreprises européennes. Pour les investisseurs internationaux et notamment pour ceux qui payent en dollars, la faiblesse de l’euro a rendu le CAC 40 particulièrement attractif. Grâce à leurs différents profils, les champions français ont plutôt bien résisté face aux chocs et embûches de 2022. Les poids lourds de l’indice étaient particulièrement bien armés pour faire face à cette période difficile. Ils sont sortis considérablement renforcés de la crise sanitaire et ils ont abordé 2022 en grande forme après avoir engrangé des bénéfices records en 2021 (158 milliards d’euros) et prouvé la solidité de leurs fondamentaux en période de crise. Ces dernières années, les grandes entreprises françaises en ont profité pour améliorer leurs bilans en réduisant leur endettement. Leur dette nette est ainsi tombée à un plancher inconnu depuis plus de quinze ans, un solide atout pour faire face à la hausse des taux. Au premier semestre 2022, les bénéfices des quarante plus grandes entreprises françaises ont fait un bond de 30 % par rapport à la même période de 2021, pour atteindre 77 milliards d’euros. Les sociétés du CAC 40 ont ensuite poursuivi sur leur lancée.
Ainsi, en 2022, l’indice parisien a repris de la hauteur après chaque salve de publication des résultats. Fin novembre, tandis que le bal des résultats du troisième trimestre touchait à sa fin, il s’est envolé de près de 15 % par rapport à son point bas du 29 septembre (5 676 points). Il n’avait pas connu une telle « fête » depuis plus de trente ans. Les résultats du troisième trimestre ont dépassé les attentes avec 80 % de bonnes surprises et les bénéfices du CAC 40 devraient encore progresser de 16 % en 2022 et inscrire ainsi un nouveau record absolu.
Face à la flambée des coûts, les grandes entreprises françaises sont parvenues à améliorer leurs marges. Elles disposent pour cela d’un important « pricing power » (capacité à répercuter la hausse des coûts de production à leurs clients). Pour la suite, les spécialistes font preuve d’une extrême prudence. Une possible récession se profile en Europe et à un moment donné, les hausses de prix vont finir par peser sur les volumes. Même si l’inflation se calme, l’envolée des coûts de production va faire pression sur les marges. Pour l’heure, les marchés ne s’inquiètent pas outre mesure. Le CAC 40 pourrait encore surprendre agréablement. En tenant compte des dividendes réinvestis, l’année 2022 devrait être pratiquement blanche pour le CAC 40.
Pour gagner cette année sur le marché parisien, il fallait donc miser sur les spécialistes de l’énergie, de la défense et sur des entreprises capables d’augmenter leurs prix pour faire face à l’inflation galopante. Ces caractéristiques sont celles partagées par les grandes entreprises françaises de TotalEnergies à Thales en passant par Safran, Air Liquide et bien sûr les champions du luxe LVMH et Hermès. Ainsi, la crise énergétique a ainsi permis à TotalEnergies d’engranger des profits historiques de 17,3 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année. L’énergéticien français a été l’un des moteurs de la bourse de Paris avec une hausse de 33,7 %. La guerre en Ukraine a quant à elle entraîné un net regain d’intérêt pour les valeurs de la défense puisque Thales termine l’année en tête du CAC 40 avec un bond de près de 60 % tandis que Safran a pris 8,6 %.
En dehors de ce trio de tête, seules cinq valeurs de l’indice phare parisien ont terminé l’année dans le vert (Sanofi, Engie, Renault, Vinci et Publicis) ce qui constitue un ratio d’à peine 25 %. Bon nombre de grandes entreprises en Europe sont parvenues à limiter la casse car il s’agit de grandes marques internationales très exportatrices qui ont notamment profité de la baisse de l’euro face au dollar. Si la première capitalisation européenne (LVMH), leader mondial du luxe affiche une baisse de 6,5 % de son cours et son concurrent Hermès de 5,9 %, les deux groupes devraient battre leurs records de profits cette année. Même les grands industriels français comme Legrand, Saint-Gobain et Schneider Electric tous en baisse de plus de 20 % en bourse cette année devraient voir leurs profits croître et ainsi dépasser ceux, record, de 2021. La BCE a orchestré une brutale remontée des taux d’intérêt ce qui a poussé les investisseurs à réévaluer à la baisse la valeur des profits futurs en Europe comme ailleurs. Le ratio entre cours du CAC 40 et les bénéfices attendus (le PER qui mesure la valorisation des entreprises cotées) est passé de plus de 15 début 2022 à 11 en fin d’année. Cette phase typique de périodes de resserrement monétaire semble approcher de son terme mais la bourse de Paris n’est pas encore sortie d’affaire ; la saison de publication des résultats des entreprises pour le quatrième trimestre 2022 sera riche d’enseignements pour 2023.

 

A suivre dans les prochaines semaines :

  • Réunions des banques centrales (Fed le 31 janvier et BCE le 2 février)
  • Résultats des entreprises pour le T4 2022 et prévisions pour 2023
  • Indicateurs macro-économiques (inflation, emploi, confiance des ménages, investissements etc.)
  • Évolution du Covid suite à l’interruption de la politique « zéro Covid » en Chine
  • Évolution de la guerre en Ukraine

 

Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :

Mardi 10 janvier 2023 : https://attendee.gotowebinar.com/register/6898787180040236629

Mardi 7 février 2023 : https://attendee.gotowebinar.com/register/4719502357916214365

Bons investissements à tous, nous vous donnons rendez-vous le vendredi 03 février 2023 pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@ca-pyrenees-gascogne.fr) et moi-même (nicolas.duplantier@ca-pyrenees-gascogne.fr) sommes à votre entière disposition.

 

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L'adaptation de nos propositions au profil d'investissement de chaque client suit 4 règles principales :

  • Cantonnement : définition d'un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d'assurance-vie)
  • Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d'assurance-vie 
  • Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
  • Communication/suivi : mail et article mensuel sur www.ca-pg.fr, visio-conférence mensuelle
     
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