Point mensuel août 2021 - Investissements

02/09/2021 - 20 min de lecture

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Point mensuel août 2021 - Investissements

Des marchés actions globalement en hausse malgré les secousses liées à des indicateurs économiques moins bons qu’attendu en Chine et aux Etats-Unis, à la propagation du variant Delta qui continue de sévir dans le monde et surtout à l’annonce d’un possible début de resserrement monétaire de la part de la Fed. Dans ce contexte un peu agité, les différentes places boursières évoluent toujours sur une note prudente mais positive. Au cours du mois écoulé, les Etats-Unis ont progressé de 2,8 % ce qui leur permet de combler leur retard sur l’Europe en hausse de 1,5 %. De leur côté, les Emergents et le Japon ont également monté de 1 % et 2 % respectivement. La parité euro vs dollar est restée ce mois-ci à 1,18. Après une chute de plus de 13 % ce mois-ci (tombé de 75 à 65 dollars), le baril de pétrole (le brent) remonte autour de 71 dollars. Nos portefeuilles progressent ce mois-ci de 2,1 %.

Par rapport à nos concurrents (catégorie Quantalys allocation Monde offensive), notre avance est de 45,7 % avec une performance globale de 144,6 % depuis le 31/12/2011. Résultats de nos conseils d’investissements au 31/08/2021 :

perf global
graphe

Comme chaque mois, voici le tableau des performances des investissements que nous conseillons : nous avons investi 100 000 euros sur chaque portefeuille type au 31 Décembre 2011, et nous donnons donc la performance du portefeuille et de chaque ligne pour les supports PEA et assurance-vie (Floriane, Espace Liberté et Anaé) au 31/08/2021.

 

Portefeuille type PEA : valorisation : 251 904 €

perf PEA

 

 

Portefeuille type Assurance-vie (Floriane, Espace Liberté 1 & 2 et Anaé) : valorisation : 229 646 €

perf av

 

Répartition du portefeuille actuel : 

répartition

 

Point marchés

 

Nous avions indiqué dans notre point mensuel de juillet que nous restions positifs avec des marchés financiers qui poursuivraient leur marche en avant mais qui à court terme, seraient amenés à devoir composer avec des épisodes baissiers plus nombreux voire plus marqués. Nous avions vu juste puisqu’après une première moitié du mois d'août conquérante pour les marchés actions, l’ambiance a changé au cœur de l’été avec un début de retour de l’aversion au risque sur les marchés. En effet, la conjonction de plusieurs évènements a incité les investisseurs à limiter les prises de risques et à sécuriser une partie de leurs gains. D’abord, les craintes autour d'un ralentissement de la reprise économique matérialisées par des indicateurs décevants en Chine et aux États-Unis ont clairement pesé sur le moral des opérateurs. Ensuite, comme souvent depuis dix-huit mois, le regain de la pandémie avec la propagation du variant Delta en Chine et dans certains Etats américains (Floride, Louisiane, etc.) aura fait un peu plus planer le doute dans l’esprit des investisseurs. Enfin, le nouveau tour de vis de Pékin sur le secteur technologique chinois et dans une moindre mesure la situation politique en Afghanistan ont continué d’inquiéter les marchés.
Mais pour parachever le tableau, c’est un autre évènement majeur qui, le 18 août dernier, aura définitivement contribué à faire chuter la bourse. La publication des "minutes" de la Fed concernant la future réduction de son soutien monétaire aura terminé de secouer l’ensemble des places boursières. Wall Street, les marchés asiatiques et les indices européens ont tous dévissé suite à la parution du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (les "minutes" de la Fed) laissant entrevoir que l'idée d'une réduction du soutien monétaire d'ici la fin de l'année gagnait du terrain au vu des progrès sur le front économique et de l'emploi. La révélation par la Fed qu’elle envisageait de ralentir prochainement son soutien monétaire à l’économie américaine (le fameux "tapering") a par la suite été confirmée fin août par Jerome Powell à l’occasion de la grand-messe annuelle des grands argentiers de la planète à Jackson Hole. Même si cette annonce a pu momentanément ébranler les investisseurs, ces derniers n'aurait en toute logique pas dû jouer les surpris puisqu’ils savaient qu’un jour ou l’autre cet évènement se concrétiserait. Leur réaction excessive était davantage une excuse pour prendre leurs bénéfices. Heureusement, le discours rassurant et fort à propos du président de la Fed aura permis de ramener un peu de sérénité sur les marchés. Jerome Powell a en effet rappelé que si le moment attendu du "tapering" se rapprochait, il n’était toutefois pas question de précipiter les choses tant que les objectifs en matière d'emploi et d’inflation n’étaient être atteints. Néanmoins, prudence et sagesse restent de mise puisque depuis ces deux communications, la situation économique aux États-Unis semble s'être un peu dégradée sous l'effet du variant Delta, comme en atteste le net recul des ventes au détail en juillet. D’ailleurs, pour tenter de freiner sa propagation incontrôlée notamment parmi la population non vaccinée, les autorités américaines ont annoncé une campagne de rappel pour tous les Américains à partir du 20 septembre.

Ce mois d’août agité aura donc vu les places boursières mondiales continuer d’enregistrer des écarts performances importants avec d’un côté, les Émergents et le Japon qui traversent toujours une mauvaise passe et de l’autre, les indices américains et européens qui malgré les secousses récentes, continuent leur marche en avant. Évènement majeur, le marché américain qui récemment encore était distancé par l’Europe sur 2021, a entièrement fini de combler son retard grâce à la surperformance des valeurs de qualité et de croissance à forte visibilité (secteur de la technologie) dont la pondération est plus forte au sein des indices américains. A l’arrivée, les marchés actions américain et européen poursuivent leur ascension vers de nouveaux plus hauts historiques malgré les incertitudes ponctuelles sur le plan sanitaire et économique. L’environnement toujours favorable aux actifs risqués permet aux principaux indices d’enregistrer des performances comprises entre – 5 % à Shanghai et + 22 % à New-York ou Paris depuis le début de l’année. Malgré un rebond plus poussif depuis la récente baisse, les places boursières européennes sont toujours aux avant-postes même si dernièrement elles ont été rejointes par leurs homologues d’Outre Atlantique. Ainsi, l’indice de la zone euro (l’Euro Stoxx 50 à 4 199 points + 18,1 % hors dividendes) se rapproche doucement de son sommet d’octobre 2007 (à 4 480 points), tandis que la bourse de Francfort (Dax 30 à 15 824 points + 15 %) est proche de son plus haut historique. Devant, l’indice parisien (CAC 40 à 6 687 points + 20,5, %) fait jeu égal avec l’indice de référence des professionnels, le Standard & Poor’s 500 (à 4 529 points + 20,6 %). Ce dernier navigue toujours au-dessus de ses plus hauts historiques tout comme le Nasdaq (à 15 309 points + 25 %). Cela va un peu mieux pour le Japon (Nikkei à 27 789 points + 1,2 %) et les Emergents (MSCI Emerging à 1 285 points - 0,5 %) revenus en territoire positif et proche de zéro depuis le début d’année.

 

La Chine et le secteur du luxe pénalisent la bourse de Paris

 

Le mois d’août est traditionnellement peu porteur en bourse et parfois ennuyeux car synonyme de creux d'activité sur les marchés financiers. Mais parfois il réserve de bonnes ou mauvaises surprises. Nul doute que durant les Jeux olympiques de Tokyo, ceux qui s’intéressaient aux marchés financiers et qui ont connu le début des années 2000 attendaient non sans une certaine fébrilité que l’indice parisien se rapproche à nouveau de son record historique et peut-être même, le batte. Après avoir été tout proche de tutoyer les 6 944 points du 4 septembre 2000 (6 922 points en clôture), les marchés se sont montrés contrariants en décidant de ne pas effacer des tablettes ce record vieux de près de 21 ans. Évidemment, voir l’indice parisien flirter à nouveau avec les 7 000 points était plus anecdotique et symbolique qu'autre chose. Donc, contrairement au CAC 40 dont nous entendons parler tous les jours, le CAC 40 GR a dès 2007 dépassé son pic atteint en 2000 lors de l’éclatement de la bulle internet. De même, il a également effacé les stigmates de la crise financière dès 2015 et bat depuis de nouveaux records à 19 165 points. De plus, le CAC 40 du début des années 2000 qui comprenait des sociétés telles qu'Alcatel ou Elf Aquitaine n’a plus grand-chose à voir avec la composition d’aujourd’hui. Comme le rappelle souvent l'Autorité des marchés financiers, cela constitue un bien meilleur étalon de la performance boursière. C’est la raison pour laquelle nous vous parlons régulièrement d’une version « total return » de l'indice c’est-à-dire dividendes réinvestis (CAC 40 GR).
Cette précision rappelée, le marché parisien est donc furtivement revenu au-dessus de 6 900 points (pour la première fois depuis septembre 2000) au terme d'un rallye spectaculaire (16 progressions sur les 19 dernières séances) et de 4 progressions hebdomadaires consécutives avant de rendre une partie de ses gains comme l’ensemble des autres grands indices mondiaux à cause de la propagation du variant Delta et des statistiques chinoises mitigées.
Mais la nervosité de l’indice parisien a sans conteste été alimentée par la publication des "minutes" de la Fed mais aussi et surtout par la reprise en main par le gouvernement chinois de pans entiers de l’économie et par sa volonté de lutter contre les monopoles. Le président Xi Jinping semble vouloir tourner le dos aux réformes pro-marché qui ont fait le succès de la Chine ces dernières années. Ainsi a-t-il récemment déclaré vouloir s’attaquer aux revenus excessifs pour œuvrer à la « prospérité commune ». De quoi pénaliser les ménages chinois les plus aisés qui sont devenus les plus gros consommateurs de produits de luxe. Les géants français du luxe (les "KOHL") qui pèsent près du quart du CAC 40, subissaient dès lors de sévères prises de bénéfices : Kering chutait de 9,47 %, LVMH et Hermès lâchaient respectivement 6,38 % et 4,69 %, tandis que l'Oréal limitait son repli à -1,3 %. A l’arrivée, le marché parisien terminait la séance sur une lourde chute de 2,43 % à (6 605 points) et dans un volume de transactions nettement plus étoffé (5,4 milliards d'euros vs à peine 2,5 milliards quelques jours avant). Il subissait sa deuxième plus forte chute journalière en 2021, après celle du 19 juillet dernier (-2,54 %) lorsque la flambée des contaminations au variant Delta faisait (déjà) planer une menace sur la vigueur de la reprise de l'économie mondiale.
Ainsi, le CAC 40 qui caracolait en tête des indices boursiers mondiaux a été le plus fortement pénalisé en raison du poids important du compartiment du luxe. Il perdait 3,9 % durant la seule semaine du 16 au 20 août, signant sa plus forte baisse hebdomadaire depuis celle du 29 octobre 2020 (-6,4 % sur fond de reconfinements à la veille des élections américaines). Plusieurs autres facteurs ont accentué la correction du marché français. Le secteur pétrolier était à la peine en raison de sa sensibilité à la conjoncture mondiale avec les craintes d’un ralentissement de la croissance (TotalEnergies a terminé en baisse de 3,76 %) et le secteur bancaire était pénalisé par la baisse des taux d’intérêts suite à l’annonce du prochain tapering aux Etats-Unis. Pour conclure, il convient de relativiser cet épisode de baisse modérée en comparaison des gains de plus de 10 % enregistrés rien qu’entre le 20 juillet et le 13 août. L’indice phare de la bourse de Paris boucle un septième mois de hausse consécutif et conserve une performance de plus de 20 % depuis le début de l’année. Après des mois de hausse, cette respiration est plutôt saine car le marché des actions ne peut pas monter indéfiniment.

 

Convictions d’investissements

 

Malgré la baisse d’il y a dix jours, nous conservons une vue positive pour la seconde partie d’année (cf. point mensuel de juillet) et considérons toujours que le retour à la normale de l’activité économique dans le monde (c’est à dire son niveau d’avant crise de décembre 2019) devrait se profiler fin 2021 - début 2022 à condition toutefois, nous ne le répèterons jamais assez, que la situation sanitaire ne se détériore pas.
L’économie mondiale restera solidement arrimée à un scenario de forte reprise en 2021 grâce à la poursuite des efforts de vaccination et à la levée progressive des restrictions sanitaires. De leur côté, les indicateurs macro-économiques devraient continuer d’être solides et rassurants même si dernièrement, l’ISM composite chinois (secteurs manufacturiers et services) a pu montrer quelques signes de faiblesse après être repassé en dessous de 50 ce qui pourrait traduire un ralentissement de l’activité économique de l’empire du Milieu. Les marchés se sont montrés très versatiles ces derniers temps. Il y a deux mois à peine il était question de risques de surchauffe et de trop d’inflation. Or aujourd’hui, sous prétexte de données chinoises et américaines un peu moins bonnes, c’est plutôt le sentiment d’un ralentissement économique qui prédomine. Si les marchés peuvent sembler perdus entre ces deux scenarii, nous pensons en réalité qu’il ne s’agit pas d’un ralentissement pour les économies de ces deux Etats mais simplement d’une normalisation tout à fait logique. En effet, il n’est pas raisonnable d’envisager une croissance de 9 % par an pour la Chine, de 7 % par an pour les USA ou de 6% pour l’Europe. Il est impossible de maintenir durablement de tels niveaux. La croissance économique de ces différentes zones devrait plutôt converger progressivement et se stabiliser vers des taux plus usuels comme 5 % en Chine, 2,5 % aux Etats-Unis ou 1,5 % à 2 % % en Europe ce qui devrait suffire pour soutenir la croissance bénéficiaire des entreprises.

Dans ce contexte, notre stratégie demeure inchangée et nous restons positifs, avec des marchés financiers qui devraient poursuivre leur marche en avant. A court terme, des épisodes baissiers plus ou moins marqués pourront naturellement survenir à tout moment mais sans toutefois remettre en question la tendance haussière des marchés actions. De plus, nous pouvons espérer de bons relais de croissance avec les secteurs qui ont été lourdement pénalisés par la crise et qui vont retrouver une activité normale. Les difficultés d’approvisionnement en matières premières et en semi-conducteurs devraient quant à elles rentrer progressivement dans l’ordre d’ici à l’été 2022.
Sans surprise, le vrai catalyseur des marchés restera encore et toujours le même à savoir la politique des banques centrales et donc le niveau des liquidités. Nous répétons la même chanson depuis des mois et des mois mais la liquidité restera l’élément déterminant à la bonne tenue des marchés actions. Nous le voyons bien, les gérants de portefeuilles actions ont parfaitement intégré le fait que le pic de croissance lié à la réouverture des économies en Chine et aux USA est derrière nous (la croissance ne va pas ralentir mais se normaliser) et que la réduction des achats de la part de la Fed se précise de plus en plus. Pour autant, ils ne diminuent pas leurs investissements en actions, ce qui peut sembler paradoxal. Le meilleur est passé, mais ils restent positionnés sur les actions parce qu’ils n’ont pas d’autre alternative pour investir. Les rendements du marché monétaire et obligataire font perdre de l’argent et du pouvoir d’achat une fois retraités de l’inflation donc, pour espérer faire des plus-values, il n’y a pas d’autre choix que d’aller vers les actions. En résumé, l’épargne devrait encore rester en circuit fermé sur les actions et continuer à faire monter les indices boursiers. En réalité, la vraie question n’est pas de savoir s’il faut rester investi en actions mais plutôt de faire les bons choix parmi les secteurs, les thématiques et les zones géographiques.

Il semble acquis que la réduction graduelle des rachats d’actifs par la Fed (tapering) sera un des sujets centraux des prochains mois avec la pandémie. La Fed ne pourra pas se désengager trop vite car il y aura des échéances obligataires très importantes à la fin de l’année et personne ne souhaiterait qu’il y ait un accident. Le tapering en lui-même ne devrait pas poser trop de difficultés dès lors qu’il se fait de manière progressive (sur 8, 10 ou 12 mois peu importe) car il concerne « seulement » des flux de 120 milliards de dollars par mois. Or, il faut raisonner surtout sur le stock des actifs au bilan de la Fed (plus de 8 000 milliards de dollars d’obligations). Évidemment 120 milliards par mois c’est énorme, mais le véritable enjeu sera de gérer par la suite ces 8 000 milliards car le trésor américain va devoir émettre énormément d’obligations pour financer sa dette. Les investisseurs étrangers répondront-ils toujours présents ou la Fed devra-t-elle être encore un investisseur de dernier ressort ? Pour l’instant, les marchés adhèrent toujours pleinement au discours de Jerome Powell et se satisfont de la posture actuelle. Toutefois, nous estimons que les autorités monétaires américaines devront préparer sans trop tarder le marché à ce changement de cap. Le début d’un tapering n’empêchera pas la poursuite d’une politique monétaire accommodante. Dès lors, un tapering lui aussi « accommodant » pourrait s’étaler entre décembre 2021 et l’été 2022 sur un rythme de moins 15 milliards de dollars par mois. Notre conviction est que la Fed sera très prudente concernant l’entame du tapering. Il se fera bien sûr en tenant compte de l’évolution des conditions sanitaires (le variant Delta). Il en va de la crédibilité de sa politique monétaire.

Sur le plan sanitaire, nous pensons que le variant Delta pourrait fragiliser la reprise. La remontée spectaculaire de la contagion du Covid-19 aux États-Unis a ébranlé les consommateurs américains. Si cette tendance continue, le scénario d’un retour à une activité normale d’ici à la fin de l’année pourrait être remis en cause. L’indice de confiance des consommateurs a replongé en dessous de son plus bas niveau de la pandémie, atteint en avril 2020. Il faut remonter à 2011 pour retrouver un tel pessimisme. Les Américains sont traumatisés par le doublement du nombre de cas de Covid depuis le mois d’août (ainsi que par le nombre de décès reparti à la hausse) ce qui ramène leur pays à son niveau de contagion connu il y a six mois. Depuis la mi-juillet, la fréquentation des restaurants a de nouveau reculé et le nombre d’achats de billets d’avion a recommencé à fléchir en raison du variant Delta. Côté production, l’indice de l’activité manufacturière dans la région de New York publié par la Fed, est venu s’ajouter aux signes d’un ralentissement de la croissance. Suite à ce constat, Le président Biden a voulu « secouer » les Américains en ordonnant la vaccination de tous les fonctionnaires fédéraux (4 millions de personnes) et de plus en plus d’entreprises l’exigent aussi de leur personnel en contact direct avec le public. Les compagnies aériennes, les banques (Citigroup, Goldman Sachs), la grande distribution (Walmart, un des plus grands employeurs privés américains) et même des géants de la technologie comme Facebook, Google ou Microsoft. Dans le même temps, les calendriers de retour dans les bureaux sont repoussés (Apple, NBCUniversal, New York Times). Pour ces firmes, plus question de retour à la normale en septembre. Au mieux, tout est reporté à octobre. Le report de nombreux festivals, voire l’annulation de grandes conventions et salons relance l’inquiétude pour les filières de l’hôtellerie et de la restauration. Cette nouvelle vague frappe essentiellement des adultes non vaccinés certes minoritaires, mais encore très nombreux. Ainsi, 72 % des Américains de plus de 18 ans sont à ce jour déjà vaccinés au moins une fois, mais seulement 62 % ont accompli le parcours complet. En raison des taux de nouveaux cas bien plus élevés que lors des trois premières vagues, certains États républicains en retard en termes de vaccinations comme le Texas et la Floride comblent leur écart avec des Etats démocrates comme la Californie et New-York.

En conclusion, nous pensons toujours que le vrai danger pouvant contrarier les marchés financiers et donc retarder le vrai retour à la normale pourrait venir de la situation sanitaire encore très fragile. L’incapacité de certains pays à vacciner une proportion suffisante de leur population ainsi qu’un taux d’efficacité moins bon des vaccins pour limiter la transmission du virus par les sujets vaccinés au reste de la population constituent toujours des risques majeurs. Ils auraient pour conséquences négatives d’empêcher de parvenir à l’immunité collective espérée. Malgré ce risque, nous ne croyons pas en l’hypothèse d’un grand reconfinement national a l’échelle des pays développés même si cela reste possible. En l’état actuel de la vaccination, une mesure aussi contraignante semble improbable ce qui limitera l’impact du Covid-19 sur l’économie et les marchés financiers. D’après les recherches, les vaccins permettraient de diviser par deux ou trois le risque d'être infecté par le variant Delta. Même si les vaccins ne permettent que de freiner la pandémie, sans la stopper, la poursuite de la vaccination au niveau mondial constitue toujours le seul véritable rempart à ce variant Delta et sans doute à toute autre forme de mutation du Covid-19.

 

La BCE toujours droite dans ses bottes 

 

Christine Lagarde et les gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) n’ont pas participé au symposium de Jackson Hole mais ils ont suivi attentivement le discours du patron de la Fed. Alors que la banque centrale américaine a indiqué qu’elle devrait s’orienter vers un resserrement de sa politique monétaire généreuse d’ici la fin de l’année, les indicateurs économiques européens sont au vert dans la zone euro et les nouvelles concernant la pandémie sont plutôt rassurantes dans de nombreux pays européens, ce qui incite à l’optimisme. Cela pourrait même conduire à une révision à la hausse des prévisions de croissance sans pour autant induire un changement de politique monétaire dans les mois à venir. Le chef économiste de la BCE Philip Lane a indiqué que la propagation rapide du variant Delta du coronavirus a sans doute eu un impact limité sur l’économie de la zone euro ce qui devrait lui permettre d’enregistrer une croissance solide cette année et l’an prochain. Entre une campagne de vaccination bien avancée et le renforcement des mesures de santé publique, il voit l’Europe comme « une exception » face aux pays sous la pression des contaminations en hausse. Malgré les difficultés qui pourraient peser sur la croissance durant la seconde partie de l’année (prudence oblige), la BCE estime que, sauf évènement majeur, elle ne devrait pas être très loin de ces prévisions annuelles.
La seule ombre actuelle au tableau concerne la hausse record des prix facturés par les entreprises de la zone euro, liée aux retards de livraison et à la hausse de la demande. Cette inflation (proche de 3 % ce mois-ci) qui rebondit à court terme plus vite et plus haut que prévu pourrait générer un message un peu moins accommodant qu’attendu de la part de la BCE en septembre. Le rebond des prix ne devrait pas pousser l’institution de Francfort à réduire ses achats d’actifs et donc à emboiter le pas de la Fed avant plusieurs mois car l’inflation est un sujet plus américain qu’européen. Les achats d’actifs se poursuivront au-delà du PEPP (plan d’achats d’actifs en urgence lié à la pandémie) qui se termine en mars 2022. Actuellement, le consensus sur le fait qu’il ne faut rien modifier domine au sein de la BCE. Dans un environnement global encore très incertain, entre la pandémie, le risque de rechute de l’économie et une inflation trop faible à moyen terme, la BCE ne devrait rien changer et se contenter simplement de fins ajustements. Ainsi, après des mois de convergences, la stratégie de la BCE pourrait légèrement diverger de celle de la Fed entrainant une désynchronisation de leur politique monétaire (décalage entre l’Europe et les Etats-Unis dans le cycle de reprise économique de quelques trimestres).

 

La Fed s’apprête à négocier un virage délicat

 

Jérôme Powell est optimiste mais pas encore suffisamment pour annoncer clairement le début d’une réduction des rachats d’actifs mensuels réalisés par la Fed depuis Mars 2020 et encore moins pour dévoiler un calendrier sur cette nouvelle phase à venir. Néanmoins, ce moment approche. Le patron de la Fed s’est beaucoup appliqué et a soigné sa communication pour ne pas prendre par surprise des marchés accros à cette drogue dure du « quantitative easing ». L’homme le plus écouté du monde en cette fin août a très habilement maintenu le doute voire l’ambiguïté dans son discours très attendu du symposium des banquiers centraux de Jackson Hole. Rarement l’allocution du patron de la Fed aura à ce point été passée au crible par les investisseurs et gouvernants du monde entier car le moindre changement de ton dans la communication très codée de la Fed ou le moindre indice sur l’orientation de la politique monétaire de la banque centrale américaine pouvait propulser les indices vers de nouveaux sommets ou, au contraire, déclencher un tsunami sur les marchés financiers. Il a suffi d’une légère inflexion dans le compte-rendu (« minutes ») de la dernière réunion (du 28 juillet) de la Fed, d’une simple évocation d’une réduction des achats d’actifs par la Fed avant la fin de l’année pour entraîner un coup de tabac sur les places boursières.
Ces derniers jours, les marchés actions étaient donc suspendus au discours de clôture de Jerome Powell. Rassuré par la forte dynamique retrouvée de l’économie américaine ainsi que l’évolution favorable de l’emploi depuis juillet, le président de la Fed a également indiqué qu’il était attentif au niveau actuel de l’inflation (5,4%). Cette prudence ne l’a pas empêché de laisser se profiler un arrêt progressif de l’assouplissement quantitatif (120 milliards de dollars mensuels). En effet, lors de la dernière réunion du comité monétaire de juillet, l’opinion de la majorité des membres du FOMC indiquait que si l’économie évoluait comme ils l’anticipaient, il serait approprié de commencer à réduire le rythme des rachats d’actifs d’ici la fin de l’année et de mettre fin au « quoi qu’il en coûte » version banque centrale. Depuis cette déclaration, l’inflation temporaire et les nouvelles statistiques sur le marché de l’emploi ont confirmé l’embellie. Sur ce dernier point, si les chiffres de l’emploi du mois d’août attendus début septembre sont aussi bons que ceux de juillet, la Fed fera probablement un pas de plus vers une normalisation de sa politique monétaire. Dans l’immédiat, cette communication semble parfaitement convenir aux marchés qui ont repris leur marche en avant. Seule inconnue dans l’équation, le variant delta dont l’impact effectif sur l’activité est encore incertain et qui a précipité au plus bas depuis dix ans le moral des Américains. Il pourrait donner une excuse pour maintenir le statu quo ou décaler dans le temps le changement de cap. Jerome Powell a uniquement confirmé l’hypothèse d’un début progressif de resserrement de la politique monétaire américaine à partir du dernier trimestre 2021. Cependant, aucun calendrier et encore moins de rythme n’a clairement été évoqué (cette phase pourrait s’étaler entre fin 2021 et l’été 2022).
L’étape suivante après ce sevrage sera le relèvement des taux d’intérêt, maintenus à un niveau historiquement bas, aux États-Unis (comme en Europe). Une perspective, annonciatrice d’emprunts plus chers pour les Etats et les investisseurs. De quoi rendre très nerveux les marchés financiers. Le marché obligataire (bien plus vaste que celui des actions) est encore plus sensible aux changements de politique monétaire. La simple perspective d’une hausse des taux directeurs peut provoquer un krach obligataire sur ces marchés qui déplacent des centaines de milliards en un éclair. Elle renchérit le coût de la dette pour les entreprises et menace ainsi les investissements. Elle tend aussi à déplacer des sommes investies en actions vers les obligations qui deviennent relativement plus attractives ce qui constituera une mauvaise nouvelle pour le marché des actions. A cette heure, rien n’a filtré de la part de la Fed concernant une future hausse des taux directeurs. Cela devrait rassurer les investisseurs qui préfèreront un découplage entre réduction des rachats d’actifs et hausse des taux tant que l’économie mondiale sera convalescente et que le variant Delta continuera de se propager. Le soutien monétaire reste à leurs yeux absolument nécessaires et devra s’envisager progressivement.

 

Un nouveau tour de vis des autorités chinoises.

 

Nous l’évoquions le mois dernier, l’ingérence de Pékin dans les affaires financières a entrainé une correction des actions chinoises (1 000 milliards de dollars de capitalisation envolés en un mois), faisant pression plus largement sur les indices émergents. Au cours du mois d’août, les pressions politiques n’ont pas diminué, au contraire, mais les marchés ont semblé s’en accommoder davantage. En durcissant les conditions monétaires au début de l’année, la Chine a démontré sa volonté de ne pas s’engouffrer dans un soutien sans limite à l’économie en risquant une nouvelle bulle du crédit. En durcissant l’environnement réglementaire, elle vise plus directement les mastodontes du secteur de la technologie et les plus grosses fortunes du pays. La politique prend désormais l’ascendant sur les affaires avec une forte régulation de l’économie qui se met en place. En s’attaquant à l’éducation privée (cf. point mensuel de juillet), c’est purement et simplement la nationalisation de tout un secteur qu’elle impose. Plus récemment, elle a fixé de nouvelles limites hebdomadaires de temps passé à jouer aux jeux vidéo en ligne par les adolescents (3 heures par semaine, uniquement le weekend et pendant les vacances scolaires). Elle entend ainsi reprendre le contrôle des esprits face à ce qu’elle qualifie « d’opium mental » et taper un peu plus sur Tencent (éditeur des deux jeux en ligne qui drainent le plus de recettes à l’échelle mondiale). Enfin, le congrès chinois a voté une loi visant à protéger la confidentialité des données personnelles des internautes afin de protéger les utilisateurs, mais surtout de reprendre le contrôle des données collectées par les entreprises du web et de la technologie. D’autres secteurs tels que la santé, les spiritueux, l’alimentation pourraient même être visés prochainement par de nouvelles mesures de restriction.
Les interrogations actuelles sont de savoir si ce tour de vis pourrait dégrader durablement la confiance des investisseurs ou s’il s’agit davantage d’un effet d’annonce et que Pékin restera ouvert aux discussions avec les sociétés des secteurs concernés. La correction des actions chinoises a été brutale en juillet et leur relative stabilisation en août témoigne d’un intérêt toujours fort des investisseurs internationaux. Dans le même temps, le pays a vécu plusieurs jours consécutifs sans nouveau cas domestique de Covid après un mois de fortes restrictions (avec notamment le confinement de la ville de Pékin). Derrière la correction de juillet, il fallait également voir les craintes d’une résurgence de l’épidémie, alors que le nombre de foyers n’avait pas été aussi élevé depuis la première vague en 2019. La situation semble sous contrôle, ce qui est de nature à rassurer les investisseurs malgré des publications macro-économiques décevantes (sous l’effet justement d’une économie en fort ralentissement pendant un mois).
Nous pensons que la Chine et les émergents au sens large conservent toute leur place au sein d’une allocation d’actifs diversifiée. Le pic de la reprise économique est derrière nous mais le potentiel de croissance à long terme n’est pas atteint. Enfin, le changement de trajectoire quant à la construction de cette croissance ne date pas d’aujourd’hui. Les actions chinoises conserveront une décote de valorisation par rapport à celles des pays développés du fait d’un risque politique omniprésent. Celui-ci est source de volatilité mais il peut aussi donner naissance à des opportunités d’investissement.

 

Les profits records des géants du CAC 40

 

Le résultat cumulé des fleurons français au cours du premier semestre dépasse de 40 % le niveau de 2019, avant la crise du Covid-19. Après une année 2020 cauchemardesque en raison de la pandémie et des mesures inédites de confinement imposées partout dans le monde, les fleurons français de l’industrie et des services semblent partis pour réaliser une année record. Les géants du CAC 40 ont fait bien mieux qu’effacer leurs pertes cumulées de deux milliards d’euros du premier semestre 2020, puisqu’entre janvier et juin derniers, ils ont réalisé plus de 60 milliards d’euros de profits, soit 41 % de plus qu’au premier semestre de 2019 (42,7 milliards). C’est la première fois que le résultat net agrégé du CAC 40 dépasse la barre des 50 milliards d’euros. Cette performance exceptionnelle est avant tout collective. En effet, les deux tiers des grandes entreprises françaises ont vu leurs profits bondir sur deux ans, parfois de façon spectaculaire.
L’envolée des profits sur deux ans est d’autant plus remarquable que le chiffre d’affaires global a progressé de 19 % sur un an alors qu’il reste en très léger recul (- 0,8 %) par rapport au premier semestre de 2019. Toutefois ce constat général dissimule en fait un CAC 40 à deux vitesses avec d’un côté, une majorité de sociétés qui dépassent (parfois très largement) leur chiffre d’affaires du premier semestre 2019 (en particulier dans le secteur du luxe) et de l’autre, des entreprises qui conservent une activité en recul sur deux ans, comme les banques, les compagnies d’assurances, les groupes industriels ou les producteurs de matériaux de base comme ArcelorMittal et Air liquide.
Pour la majorité des groupes du CAC 40 qui vont mieux qu’avant le début de la crise sanitaire, trois facteurs expliquent leur performance. D’abord, ils ont bénéficié du puissant redémarrage des économies asiatiques et américaines. Ensuite, leurs plans d’économies d’urgence et de baisse des investissements mis en place au printemps 2020 ont porté leurs fruits. Enfin, certains ont pu exercer leur pouvoir d’augmenter leurs prix (« pricing power ») comme Saint-Gobain, Schneider Electric ou Legrand entre autres. Voici détaillé le secret du cocktail idéal pour doper leur rentabilité. Les poches pleines, certaines entreprises vont pouvoir se désendetter et redistribuer les fruits du redémarrage à leurs actionnaires. D’autres comme TotalEnergies, Carrefour, Danone ou Pernod ont annoncé des rachats d’actions en plus de la réduction de la dette. Enfin, plus rares, certains comme Publicis ou Atos n’hésitent pas à évoquer à voix haute de nouvelles acquisitions.
Au-delà du bilan exceptionnel du premier semestre 2021, les groupes du CAC 40 n’envisagent pas de ralentir dans les prochains mois. La plupart ont même relevé leurs prévisions à l’occasion de la présentation de leurs résultats du premier semestre. Cet optimisme retrouvé n’exclut pas pour autant la prudence. Certaines grandes sociétés dans l’aéronautique, le transport ou l’hôtellerie, savent que le contexte sanitaire reste toujours imprévisible. Le Covid-19 est toujours présent et il peut à tout moment venir contrarier leur activité. Outre les incertitudes liées à la pandémie, beaucoup de groupes, que ce soit Schneider Electric, Legrand ou Stellantis, font face à une crise d’approvisionnement. A titre d’exemple, les dysfonctionnements dans la chaîne d’approvisionnement (pénurie de semi-conducteurs, manque de containers) ont déjà coûté 1,2 milliard d’euros de cash-flow au nouveau champion franco-italien de l’automobile Stellantis. Ces tensions sur l’approvisionnement ne devraient pas se résorber immédiatement ce qui permet à certains acteurs situés du bon côté comme STMicroelectronics d’augmenter leurs prix et de pouvoir en profiter car la demande est 30 % supérieure aux capacités de production prévues pour cette année par l’entreprise.

 

A surveiller dans les prochaines semaines :

  • évolution de la pandémie avec d’éventuels nouveaux variants avec l’automne
  • progression du taux de vaccination dans le monde
  • indicateurs macro-économiques
  • communications des banques centrales en septembre
  • poursuite des négociations du plan de relance bipartisan aux Etats-Unis
  • conséquences pour Joe Biden de la question de l’Afghanistan en prévision des élections Midterm et sur la scène internationale

 

 

Voici les liens d’inscriptions des prochaines visio-conférences :

Mardi 7 septembre 2021 https://attendee.gotowebinar.com/register/3529458029319706896

Jeudi 7 octobre 2021 https://attendee.gotowebinar.com/register/6568491675818199824

 

Bons investissements à tous, nous vous donnons rendez-vous le lundi 4 octobre pour le prochain point mensuel, n’hésitez pas à nous contacter : votre conseiller, le service CAPG Gestion Conseillée (pggc@lefil.com) et nous-même (nicolas.duplantier@lefil.com et pierre.kubis@lefil.com) sommes à votre entière disposition.

 

L’illustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Elle a seulement pour but d’illustrer les mécanismes de votre investissement sur la durée de placement. L’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse. En poursuivant votre navigation, vous reconnaissez avoir pris connaissance de cet avertissement, l’avoir compris et en accepter le contenu. Les informations et analyses diffusées par Parlons Patrimoine ne constituent qu’une aide à la décision pour les investisseurs. La responsabilité de la caisse régionale Crédit Agricole Pyrénées Gascogne ne peut être retenue directement ou indirectement suite à l’utilisation des informations et analyses par les lecteurs. Il est recommandé à toute personne non avertie de consulter un conseiller professionnel avant tout investissement. Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter.
Les investissements présentés ici sont dynamiques et présentent un risque de perte en capital
L'adaptation de nos propositions au profil d'investissement de chaque client suit 4 règles principales :

  • Cantonnement : définition d'un pourcentage du patrimoine financier soumis au risque, avec un conseil et un suivi global sur la totalité des contrats intégrant ce risque (PEA, CTO et UC d'assurance-vie)
  • Diversification : géographique, thématique, devise, différentes stratégies et sociétés de gestion, ne pas empiler du risque par des actifs identiques : lignes différentes entre PEA, CTO et UC d'assurance-vie 
  • Volatilité/Gestion du risque : risque global (volatilité) relativement faible (par rapport au cac40 ou aux actions en direct par exemple), complémentarité des lignes dans le but de construire un portefeuille équilibré
  • Communication/suivi : mail et article mensuel sur www.ca-pg.fr, visio-conférence mensuelle
     

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