L’agroéquipement, moteur des transitions
22/12/2022 - 2 min de lecture
Rubrique : Développement d'activité
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L’agroéquipement, moteur des transitions
Le SIMA, Salon international des solutions et technologies pour une agriculture performante et durable, qui fêtait cette année son centenaire, a été l’occasion de mettre en exergue le rôle des machines dans la mise en œuvre de nouvelles pratiques agricoles, à même de relever les défis environnementaux et climatiques, sans oublier les prérogatives économiques et sociales.
Un pulvérisateur capable de réduire les doses d’application au minimum de 70% grâce à des capteurs et à l’intelligence artificielle ; des ruches connectées au service de la biosurveillance de l’environnement ; un tracteur fonctionnant à 100% au biométhane, des motorisations et transmissions hybrides, des piles à combustible ; des pneumatiques intelligents capables, grâce à des capteurs, de détecter les conditions de travail des pneus en acquérant en temps réel la charge, la pression et la température ; un épandeur à fumier analysant en temps réel la valeur fertilisante de l’engrais organique ; un système permettant de séparer, à même la stabulation, les effluents liquides et solides et de réduire les fuites d’ammoniac ; des solutions logicielles pour massifier la transition bas-carbone des exploitations ; des applications pour optimiser l’irrigation, etc. Telles sont quelques-unes des innovations dévoilées au dernier SIMA, le Salon international de la machine agricole (1922), devenu 100 ans plus tard le Salon international des solutions et technologies pour une agricultures performante et durable.
UN CLIMAT QUI CHANGE PLUS VITE QUE PRÉVU
Réduire les impacts liés aux pratiques agricoles (biodiversité, tassements, contaminations, émissions de gaz à effet de serre...) tout en faisant preuve de sobriété aux plans énergétique, phytosanitaire, hydrique ou encore en matière d’alimentation minérale, et, si possible, en offrant en prime la parade aux aléas climatiques : c’est le challenge qui s’impose à l’agriculture. Celle-ci dispose d’une toute petite poignée d’années devant elle pour relever les défis, alors que s’accélèrent les méfaits du changement climatique. Selon un rapport du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, le changement climatique coûte d’ores et déjà 3 milliards d’euros par an à la ferme France. Il faut aussi compter avec les échéances réglementaires et notamment celle de 2030, avec la stratégie européenne « Farm to Fork » (de la ferme à la fourchette), qui vise à réduire l’usage des intrants et les fuites de nutriments dans le milieu, ou encore « Fit for 55 » (paré pour 55), qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% au moins en 2030, par rapport à 1990.
ATTRACTIVITÉ ET RENTABILITÉ
Si l’agriculture de précision ne s’apparente en rien à une agriculture de science-fiction, relever les défis passera aussi par une bonne dose d’agronomie, avec des pratiques telles que la couverture végétale et permanente des sols, la diversification et l’allongement des rotations, les associations d’espèces ou encore le déploiement des légumineuses à graines et fourragères. Avec l’agroéquipement et l’agronomie, la sélection végétale sera un autre pilier des transitions à l’œuvre. Dans le même temps, il ne faudra consentir aucune concession à la quête de productivité, sécurité alimentaire oblige, tout en préservant la rentabilité des exploitations.
Dernier défi et non des moindres : assurer le renouvellement des générations d’agriculteurs, ce qui suppose de travailler à l’attractivité du métier et plus largement du secteur agroalimentaire.
3 milliards d’euros, c’est, selon le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, le coût annuel du changement climatique pour la ferme France.
© Raphaël Lecocq – Uni-médias - Décembre 2022
Article à caractère informatif et publicitaire.
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