Restauration : les « Dark Kitchens » gagnent du terrain

08/12/2021 - 2 min de lecture

Thématiques de l'article hashtagLocaux et matériel hashtagInnovation

tout un mag pour vous

Restauration : les « Dark Kitchens » gagnent du terrain

L'essor de la restauration livrée, amplifié par la crise de la Covid, ouvre la voie à de nouveaux concepts de restaurants sans salle, entièrement dédiés à la clientèle internet.

C’est une présence assez peu visible mais qui prend de l’ampleur : profitant du boom du marché de la livraison de repas, qui a explosé avec le confinement, de nouveaux acteurs, exclusivement tournés vers la clientèle des plateformes, investissent le secteur de la restauration.

Leur modèle est on ne peut plus simple : une cuisine et une adhésion à un service de livraison suffisent pour démarrer. Plus besoin de salle pour accueillir les convives, ni de personnel pour les servir, encore moins d’un emplacement bien situé (donc coûteux) pour capter la clientèle. Celle-ci commande en ligne, les plateformes de livraison s’occupent du reste : prise de commandes, facturation, fourniture des emballages, acheminement des plats.

UNE CROISSANCE RAPIDE

Ces « Dark Kitchens » ou « cuisines fantômes » sont apparues en France, il y a 3 ou 4 ans. Depuis la crise sanitaire et l’explosion de la restauration livrée, leur nombre croît rapidement. Selon la revue spécialisée Snacking, on en compterait déjà plus de 1 500 sur l’Hexagone. Certaines de ces cuisines sont tenues par des nouveaux venus. D’autres appartiennent à des restaurateurs ou des chaînes ayant pignon sur rue, qui cherchent à diversifier leur activité sur ce marché florissant, sous d’autres enseignes marketées spécialement pour la clientèle web.

Les perspectives sont prometteuses. En 2024, selon le cabinet de conseil Food Service Vision, le marché de la livraison devrait peser 19% du chiffre d’affaires de la restauration commerciale, soit plus de 10 milliards d’euros.

DES CONCEPTS EN FRANCHISE

Pour l’heure, l'écosystème des « Dark Kitchens » s’organise. Des investisseurs opportunistes se positionnent sur la fourniture de murs qu’ils équipent de cuisines et les louent, éventuellement à temps partagé. D’autres acteurs créent des marques, entièrement dédiées à la clientèle web, puis les déclinent en franchise.

Faut-il s’alarmer de cette nouvelle concurrence ? Une chose est sûre, les « Dark Kitchens » ne remplaceront jamais la convivialité ni le service offert par un vrai restaurant. Sans compter que le modèle économique reste serré, les plateformes prélevant près du tiers de leur chiffre d’affaires en commissions. Néanmoins, c’est une tendance qui a toutes les chances de s’implanter durablement dans le paysage du secteur de la restauration.

BON À SAVOIR

19%, c’est la part de marché que devrait peser la livraison de repas dans le marché de restauration commerciale en 2024, selon les projections du cabinet d’expertise Food Service Vision.

© Thibault Bertrand – Uni-médias - Décembre 2021
Article à caractère informatif et publicitaire.

Liste de liens thématiques naviguez avec la touche navigation lien #Locaux et matériel #Innovation #Article

TOUT UN MAG POUR VOUS

Aller au début de la liste Aller à la fin de la liste
  • Coworking : comment protéger votre activité dans ce nouvel environnement ?

    Le coworking en France réalise un décollage vertical… Un chiffre pour illustrer cet essor remarquable : le nombre d’espaces a tout simplement été multiplié par 3 depuis 2017* ! Parti d’Île-de-France, le mouvement gagne les principales métropoles : Lyon, Bordeaux, Marseille, Nantes, Lille, Toulouse, Montpellier, Rennes, Aix-en-Provence, Nice, Strasbourg et Grenoble… Conviviale, économique et dynamisante, la solution coworking a tous les atouts pour séduire de nombreux professionnels : indépendants, autoentrepreneurs, microentreprises, travailleurs nomades… Dans cet environnement de travail tout nouveau, quelles assurances devez-vous prendre pour protéger votre activité ? Voici un tour d’horizon.

  • PME : les aides pour investir dans la transition énergétique en 2019

    Si les nouvelles filières liées aux énergies renouvelables ont le vent en poupe, c’est bien toute l’économie qui est impactée par les enjeux environnementaux. Avec en première ligne les entreprises, qui investissent massivement dans la transition énergétique. Un effort soutenu par de nombreux dispositifs d’aides financières.

  • Investissement industriel : un dispositif d’incitation fiscal pour les PME et TPE

    Dans la loi de finances 2019, à compter du 1er janvier 2019 et jusqu’au 31 décembre 2020, un avantage fiscal permet aux PME et TPE de déduire, de leurs résultats imposables, 40 % des dépenses d’investissement dans les domaines de la robotique et de la transition numérique. C’est le dispositif dit du « suramortissement ». Explications.