Une nouvelle mesure pour favoriser l’achat de logements HLM
05/06/2019 - 2 min de lecture
Rubrique : Logement social
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Une nouvelle mesure pour favoriser l’achat de logements HLM
Une ordonnance du 7 mai 2019 du ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, permet lors de la vente de logements appartenant à des organismes HLM, de différer de 10 ans le statut de copropriétaire pour l’acheteur.
L’ordonnance prise en application de l’article 88 de la loi Élan (Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique) du 23 novembre 2018 entend faciliter la vente de logements sociaux afin de favoriser la mixité sociale et de permettre aux bailleurs d’optimiser leur patrimoine. Pour cela, elle a prévu, durant une période transitoire d’une durée maximale de 10 ans, de permettre au nouveau propriétaire d’échapper à certaines contraintes, notamment financières. Les acheteurs potentiels sont en effet parfois effrayés à la perspective de payer des travaux lourds de rénovation des immeubles.
Le dispositif sera applicable à partir du 1er janvier 2020.
EXONÉRATION DES CHARGES
Ce dispositif, facultatif pour les organismes HLM, organise une transition avant que les acheteurs acquièrent le statut de copropriétaire. Pendant cette période, les particuliers ne contribuent pas au paiement des charges les plus importantes liées à la conservation de l’immeuble (ravalement, réfection de toiture…). C’est l’organisme HLM qui assure seul la gestion des parties communes de l’immeuble (donc en-dehors de l’application des règles de la copropriété) ce qui simplifie sa gestion. L’organisme fournit chaque année une présentation annuelle de la gestion des parties communes et des travaux qu’il envisage de réaliser auprès de tous les acquéreurs. Notons qu’aucune association syndicale libre ne peut être créée durant cette phase transitoire.
DROIT D’USAGE DES PARTIES COMMUNES
Dans ce système, l’acquéreur ne peut s’opposer à la réalisation de travaux, y compris à l’intérieur de son logement. Sont prévus par l’ordonnance, les travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble, à la préservation de la santé et de la sécurité physique des occupants ou aux travaux permettant la mise en conformité des logements. Durant toute la phase transitoire, l’acquéreur bénéficie d’un droit d’usage des parties communes et des équipements communs de l’immeuble. Il doit verser à l’organisme vendeur une petite contribution aux charges, pour financer des dépenses d’entretien courant et des « menues réparations sur les parties communes ». Celles-ci seront précisées ultérieurement par un décret.
© Philippe Houdart – Uni-Médias – juin 2019
Article à caractère informatif et publicitaire.
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