Circuits courts, bio, aliments « sans » : les nouvelles tendances dans l'assiette

17/08/2021 - 3 min de lecture

Rubrique : Tendances

Thématiques de l'article hashtagVie Quotidienne hashtagSanté

tout un mag pour vous

Circuits courts, bio, aliments « sans » : les nouvelles tendances dans l'assiette

Retour aux sources pour certains, découverte d’une alimentation plus authentique pour d’autres, la tendance est aujourd’hui au local et au fait-maison. Quelles sont les nouvelles tendances ?

Le premier confinement du printemps 2020 a accéléré les tendances qui étaient déjà présentes dans notre alimentation. D’après un sondage Ifop, 56 % des Français ont envie de manger plus sain et équilibré après le confinement (1).

Cela ne signifie pas pour autant que nous allons tous nous mettre au régime ! Cela veut tout simplement dire que nous sommes à la recherche d’une alimentation plus saine et plus équilibrée. Le développement des circuits courts, la généralisation du « bio » ou encore la vague des aliments « sans » sont au cœur de cette dynamique.
 

Circuits courts, vente directe : pour une alimentation locale 

Les réseaux de circuits courts sont en plein développement. Marchés de producteurs, vente à la ferme, boutiques solidaires, associations (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne, La Ruche qui dit Oui !...) : à la ville comme à la campagne, ces initiatives fleurissent un peu partout sur le territoire. Elles ont toutes un point commun. Elles mettent en relation des producteurs avec des consommateurs, sans intermédiaires (grossistes, grande distribution…).

C’est l’occasion d’acheter des produits de sa région, mais aussi de faire un geste pour la planète. Certaines marchandises parcourent parfois des milliers de kilomètres avant d’arriver dans votre assiette. Grâce aux circuits courts, vous limitez les transports et la pollution qui va avec.

Autre motivation pour les consommateurs, l’absence d’intermédiaires permet de mieux rémunérer le producteur. Sans oublier les qualités gustatives des produits qui ont, le plus souvent, subi peu voire pas d’étapes de transformation avant d’être vendus.

Agriculture bio, biodynamie : pour limiter les pesticides

L’agriculture biologique a connu un fort développement au cours des dernières années. En témoigne le foisonnement de labels et de certifications en la matière. Pour être considéré comme bio, un produit doit être conforme à un règlement européen de 2007(2). Ce texte officiel définit très précisément les caractéristiques d’un produit bio : aucune utilisation de produits chimiques de synthèse (pesticides, engrais, désherbants...), aucune utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM), respect du bien-être animal…

BON À SAVOIR

Pour les produits transformés, un seuil minimal de 95 % d’ingrédients issus de l’agriculture biologique est exigé.

Deux indices vous permettent de savoir si vous achetez bien un produit bio : la présence du logo « AB » pour « agriculture biologique », ou celle du logo Eurofeuille. Comme son intitulé le laisse supposer, ce dernier représente la feuille d’une plante.

Dans le même ordre d’idée, on peut citer la biodynamie. Ce type d’agriculture a notamment pour but de faciliter la régénération des sols et de préserver les qualités des aliments. Plutôt que des engrais pour fertiliser, les agriculteurs en biodynamie vont par exemple privilégier des alternatives telles que les composts ou des préparations à base de plantes médicinales, de silice et de bouse de vache. Cette tendance, née en Allemagne dans les années 1920, remporte un succès grandissant.

En France, on peut notamment déguster – toujours avec modération – des vins biodynamiques. Ces derniers respectent le cahier des charges fixés par de grands labels indépendants comme Demeter, Biodyvin ou Nature & Progrès.

Sans gluten, sans sulfites, sans sucres ajoutés : le boom des "sans"

Désormais, les ingrédients qui composent une recette ne sont plus cantonnés à l’arrière d’un emballage. Ils s’affichent désormais sur le devant des paquets de biscuits et autres sachets de pâtes. Sans gluten, sous sucres ajoutés, sans huile de palme voire sans sulfites pour le vin : on a parfois l’impression d’avoir davantage d’informations sur ce que ne contient pas un produit… que sur ce qu’il contient réellement !

Cette tendance est directement liée au besoin de transparence et d’information exprimé par les consommateurs. Parmi les multiples transformations qui impactent le secteur alimentaire, l’institut de sondages OpinionWay relève ainsi une « exigence de transparence sur l’approvisionnement, la traçabilité » ainsi qu’une « exigence de transparence sur la composition des produits » avec des « répercussions médiatiques amplifiées des scandales alimentaires ». Les consommateurs, dont vous faites partie, s’intéressent de plus en plus au contenu de leur assiette. Et sont de mieux en mieux informés.

Le développement des aliments « sans » s’explique aussi par une volonté des industriels de s’adapter aux allergies et intolérances alimentaires.

(1) https://www.ifop.com/publication/quel-est-limpact-du-confinement-sur-le-poids-et-les-habitudes-alimentaires-des-francais/

(2) https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2007:189:0001:0023:FR:PDF 

(3) https://www.opinion-way.com/fr/nos-expertises/nutrition-alimentation.html

 

Liste de liens thématiques naviguez avec la touche navigation lien #Vie Quotidienne #Santé #Article

Aller au début de la liste Aller à la fin de la liste