Supermarchés coopératifs

05/05/2020 - 3 min de lecture

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Supermarchés coopératifs

Comment ça marche ?

Dans cet article :

  • Supermarché coopératif, les grands principes
  • Supermarché coopératif, les avantages
  • Un supermarché coopératif près de chez vous


Vous ne vous reconnaissez plus dans le modèle de l’hyperconsommation et de la grande distribution ? Vous avez envie de consommer des produits dont vous connaissez l’origine et de soutenir les producteurs locaux sans pour autant vous ruiner ? C’est peut-être le moment de tester les supermarchés coopératifs. Explications.

Consom’acteur, ce terme vous dit sans doute quelque chose. Il repose sur l’idée selon laquelle nos achats permettraient d’influer sur la marche du monde autant que peut le faire un bulletin de vote. Et, à en croire la multiplication des rayons vracs et bio dans les grandes enseignes de distribution et le passage au vert des slogans publicitaires, ça marche !

Certains ont poussé encore plus loin la logique en agissant cette fois sur l’organisation même des circuits de vente. C’est le principe du supermarché coopératif. L’idée n’est pas vraiment nouvelle : le premier supermarché du genre, la Park Slope Food Coop, est né à Brooklyn en 1973. Il aura fallu attendre presque 50 ans pour que le modèle débarque en France, d’abord à Paris, avec La Louve en 2016, puis à Lille, l’année suivante, avec Super Quinquin. Mais un supermarché coopératif, c’est quoi au juste ?
 

Pour être client d’un supermarché coopératif, deux conditions
La première particularité d’un supermarché coopératif, c’est que n’y rentre pas qui veut. Chez Super Quinquin à Lille, comme dans la petite trentaine de supermarchés coopératifs de France, la première condition d’entrée repose sur l’achat de parts de la coopérative.

Leur prix, généralement fixé autour d’une dizaine d’euros, est souvent modulable selon la situation financière de chacun, les étudiants et les personnes à faible revenu bénéficiant de tarifs réduits. Outre le droit d’accès au magasin, la détention de ces parts ouvre un droit de regard sur toutes les décisions de la coopérative, depuis le choix des produits et des fournisseurs jusqu’à l’affectation des bénéfices.

Mais détenir des parts ne suffit pas ! Pour pouvoir remplir son caddie, il faut aussi mettre la main à la pâte. Concrètement, cela signifie que chaque client doit donner de son temps (2 à 3h par mois) pour participer à l’approvisionnement, à la mise en rayon, à la tenue de la caisse, au nettoyage du magasin... C’est le principe du No work, no Shop.
 

Des prix 20 à 30 % moins chers qu’ailleurs
Cette participation active à la gestion et au fonctionnement du supermarché offre de nombreux avantages. Grâce aux économies réalisées sur les frais de fonctionnement, les tarifs affichés en boutique sont en moyenne 15 à 30 % moins cher qu’ailleurs. Mais, plus encore que les économies, les supermarchés coopératifs permettent surtout aux clients de disposer de produits de qualité, bio ou non, mais le plus souvent locaux et de saison. Tous sont choisis collégialement par l’ensemble des adhérents, en privilégiant chaque fois que possible les circuits courts et en veillant à rémunérer les producteurs au prix le plus juste.
 

S’inscrire dans une démarche citoyenne
Choisir de s’approvisionner dans un supermarché coopératif, c’est donc rompre avec la logique de l’hyperconsommation pour s’engager dans une véritable démarche citoyenne, écologique et solidaire. Car, contrairement aux entreprises à vocation strictement commerciale, les profits générés par un supermarché coopératif sont

  • Soit réinvestis pour améliorer le fonctionnement du magasin via l’achat, par exemple, de logiciels de gestion ou l’embauche d’un salarié,
  • Soit affectés à des projets d’intérêt général.

Adhérer à un supermarché coopératif c’est aussi faire partie d’une communauté qui vous ressemble, rencontrer des personnes, clients, producteurs, habitants du quartier, unis par une même vision du monde et un engagement commun en faveur d’un modèle de société plus durable, plus écologique et plus solidaire.

En bref, c’est mettre un peu d’éthique sur les étiquettes sans y laisser sa chemise ! Si l’idée vous séduit, Super Quinquin, c’est au 15 rue du Prieuré à Lille Fives. Et si vous n’habitez pas Lille, un peu de patience, un second supermarché est déjà en projet à Béthune. Pour plus d’infos, visitez la page Facebook “Le Magasin participatif de Béthune“.

BON À SAVOIR

Supermarché coopératif : un concept encore mal connu
1 % des Français fréquentent les épiceries et supermarchés coopératifs
14 % disent connaître le concept
Source : Obsoco, étude 2019, 3 624 personnes interrogées

BON À SAVOIR

Supermarchés coopératifs : les grands principes
✓ Des magasins réservés à leurs adhérents
✓ Un fonctionnement basé sur le bénévolat
✓ Des prix 15 à 30 % inférieurs à ceux pratiqués dans les magasins traditionnels
✓ Des produits de qualité choisis par les clients
✓ Des magasins à taille humaine

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