Mobilité douce

06/05/2020 - 4 min de lecture

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Mobilité douce

Le guide pour bien choisir et utiliser vos véhicules électriques

Dans cet article :

  • Skateboard, vélo, trottinette électrique, quel modèle choisir ?
  • Nouveaux véhicules électriques individuels, combien ça coûte ?
  • Les aides à l’achat
  • Code de la route, assurances et  règles de sécurité


Au royaume du bitume, les voitures ne sont décidément plus reines. Skateboards, trottinettes, vélos électriques leur volent la vedette. Il faut dire que ces engins de déplacement personnel motorisés, comme la loi les appelle, ne manquent pas d’avantages. Pratiques, maniables et écologiques, ils sont aussi beaucoup moins chers à l’achat. D’autant que certaines communes comme Marcq-en-Baroeul, La Madeleine ou Lille proposent des aides au financement. Intéressés ? Suivez le guide !


Que l’automobiliste qui n’a jamais regretté d’avoir pris sa voiture après avoir tourné une demi-heure pour chercher une place de parking lève le doigt. Bouger en voiture est devenu, dans la plupart des villes, un véritable casse-tête. Et même lorsque tout roule, reste la question du budget quant au prix du carburant, déjà prohibitif, s’ajoute celui du stationnement ou, pire encore, des PV quasi inévitables. Prendre les transports en commun, quand il en existe, n’est pas beaucoup plus tentant, surtout en période de grève. Et la marche n’est pas toujours possible sur les grandes distances. Cela explique sans doute que plus de 8,5 millions1 de Français envisagent de retrouver leur liberté de mouvement en passant à la mobilité douce. Il faut dire qu’entre les vélos, électriques ou non, les trottinettes, les hoverboards, les gyroroues ou les draisiennes, il y a le choix. Un peu trop même car à force, on ne sait plus vraiment sur quelle roue danser.

Skateboard, vélo, trottinette électrique, quel modèle choisir ?
Si vous n’avez pas trop le sens de l’équilibre, mieux vaut jouer la sécurité en privilégiant le vélo ou la trottinette électrique. Dans le cas contraire, gyroroue, skate ou hoverboard… toutes les options vous sont offertes. Votre choix dépendra surtout de votre parcours et de la fréquence d’utilisation de votre véhicule. Ces deux critères vous permettront de définir l’autonomie nécessaire (environ 20 km pour une trottinette ou un hoverboard, 50 km pour une gyroroue et jusqu’à 80 km pour un vélo). Attention, au moment de votre achat, vérifiez bien l’autonomie de la batterie, elle varie sensiblement selon les modèles. Et c’est aussi elle qui conditionnera le temps de recharge de votre véhicule. Pensez aussi au poids et à l’encombrement de votre engin, surtout si vous habitez au 6° sans ascenseur ! S’agissant de la vitesse, toutes les options se valent puisque, depuis le 25 octobre 2019,  la loi interdit l’usage d’un engin de déplacement personnel motorisé dépassant les 25 km/h, sous peine d’une amende de 1500  euros ! Reste quand même un dernier critère d’importance : le prix.

Nouveaux véhicules électriques individuels, combien ça coûte ?
L’éventail des prix des nouveaux véhicules électriques individuels est très large. Il dépend essentiellement de la qualité de la batterie, des équipements et des finitions. Les prix moyens pour des engins de bonne qualité (marqués CE) oscillent entre 1 400 et 3 000 € pour un vélo électrique urbain, 500 et 2 000 € pour une trottinette, 500 à 1 500 € pour une gyroroue et 200 à 600 € pour un skate. C’est un budget mais vous pouvez prétendre à des aides. Plusieurs villes de la Région, comme Lille, la Madeleine ou Marcq-en-Baroeul offrent des primes à l’achat de véhicules électriques individuels et de certains accessoires (antivols, kit d’éclairage). Elles sont généralement équivalentes à 25% du prix d’achat de votre engin, dans la limite de 150 à 250 € selon les modèles. Les dossiers de demandes d’aide sont disponibles en ligne sur les sites des mairies. Dans le cas de l’achat d’un vélo électrique, ces coups de pouce des collectivités locales peuvent même être complétés, sous condition d’âge et de revenu, par un bonus écologique de l’Etat.

Une liberté surveillée
Votre liberté de mouvement retrouvée ne doit pas pour autant vous faire oublier les règles du code de la route. Elles ont été précisées, par décret, le 25 octobre 2019. Ce dernier fixe notamment l’âge minimal du conducteur à 12 ans, interdit le portage d’un passager et le port d’un casque audio ou d’écouteurs. Il oblige également à équiper les véhicules de feux, avant et arrière, de catadioptre, d’un frein et d’un avertisseur sonore. S’agissant de la circulation, en ville, oubliez les trottoirs, c’est strictement interdit sauf arrêté municipal contradictoire. La plupart du temps, vous devrez circuler sur les pistes cyclables ou sur les chaussées urbaines limitées à 50km/h. Le port du casque n’est pas encore obligatoire en ville, mais très vivement conseillé. Il est en revanche impératif hors agglomération de même que les vêtements ou équipements réfléchissants. N’oubliez pas non plus de contracter une assurance responsabilité civile, obligatoire pour couvrir les dommages causés à autrui, ainsi qu’une assurance spécifique pour vous protéger vous et votre engin. Prenez contact avec votre conseiller. Il vous aidera à choisir le formule la mieux adaptée à vos besoins.

Choix de l’engin, aides à l’achat, code de la route, assurance, voilà vous savez-tout. Alors bonne route !

(1) Etude Odoxa - mars 2018

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