3E-concept
27/11/2020 - 3 min de lecture
Rubrique : Gestion
tout un mag pour vous
3E-concept
Bien avant que la responsabilité sociétale des entreprises devienne un sujet majeur, 3 E Concept en a fait le cœur de son identité et de sa proposition de valeur. Xavier Ronot, DGA du Groupe, nous en dit plus.
3 E Concept. Naturellement responsable
Quelle est l’activité de 3 E Concept ?
3 E Concept est une structure holding créée pour servir deux entreprises d’exploitation basées dans le Nord de la France : H2O At Home, qui depuis 1998 vend à domicile des produits ménagers écologiques et des cosmétiques bio, et Decitex, lancée en 2000 et spécialisée dans la production de textiles techniques en microfibre, à usage en particulier des professionnels de la santé. Il y a un lien direct entre ces deux sociétés : le textile en microfibre permet, par ses propriétés mécaniques, de désinfecter à l’eau, sans chimie, à l’hôpital comme à la maison. Notre groupe s’est d’emblée positionné sur des offres vertes et innovantes. La volonté de maîtriser les segments stratégiques de ses gammes l’a ensuite conduit à intégrer Sodipro, maître-savonnier, fabricant de détergents écologiques, et à développer de nouvelles activités. Nous venons ainsi de nous doter en Corse d’une unité de recherche sur les huiles essentielles. Cette stratégie porte ses fruits. Aujourd’hui, 3 E Concept emploie 180 personnes et se développe en France et à l’international. En 2020, nous passerons les 80 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Les trois « E » de 3 E Concept signifient Écologie, Ergonomie et Économie : peut-on dire que le développement durable est inscrit dans l’ADN du Groupe ?
Tout à fait, et on retrouve cette notion de développement durable dans la première de nos valeurs : Responsabilité. La RSE, c’est, en acteur responsable, réfléchir à ce qu’on fait. Depuis toujours, elle tient donc une place centrale dans notre groupe. Elle est au cœur de notre offre, et Guillaume Leymonerie, président-fondateur de 3 E Concept, a voulu dès le départ des produits respectueux de l’humain et de l’environnement. Notre ambition est de permettre à chacun de réfléchir à de meilleures pratiques de consommation, d’inciter à consommer moins et mieux. Vendre, pour nous, est indissociable de la pédagogie, d’où le choix de la vente à domicile qui laisse le temps d’échanger et de convaincre. Nous ouvrons d’ailleurs en 2021 notre propre école pour former notre réseau de conseillères à cet exercice. Notre démarche suppose de prouver l’efficacité de nos produits, de chercher à les améliorer en permanence, et d’accepter aussi pour cela que l’on porte sur eux un regard critique. Un des axes d’amélioration actuel est, par exemple, de renforcer la résistance de nos textiles en microfibre qui, à l’usage, peuvent se détériorer et devenir une source de pollution.
Votre politique RSE se décline-t-elle aussi en interne ?
Bien sûr. Comment être crédible aux yeux de nos clients si nous ne nous appliquons pas à nous-mêmes les principes que nous prônons ? Les locaux historiques du Groupe à Hallennes-Lez-Haubourdin, par exemple, se caractérisent par un haut niveau de qualité environnementale : les bureaux sont passifs et les entrepôts conformes à la réglementation thermique 2012. Nous veillons à la santé et au confort de nos équipes, l’espace est aménagé pour favoriser échanges et collaboration. Nous mettons un accent très fort sur la formation de nos managers qui incarnent, au quotidien, cette éthique de la Responsabilité. La RSE irrigue aussi nos relations avec nos fournisseurs comme avec toutes nos parties-prenantes.
Pensez-vous que toutes les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité, puissent mettre en œuvre une démarche comme la vôtre ?
J’en suis convaincu, comme je suis convaincu que toutes ont intérêt à s’engager dans une démarche RSE. Vouloir augmenter vite et sans trop d’exigences le chiffre d’affaires est une solution de facilité intenable à longue échéance. Quand H2O At Home s’est lancée sur le marché des produits ménagers, on commençait à parler de développement durable. À l’époque, proposer des solutions alternatives à la chimie, sélectionner des innovations en fonction de critères non seulement économiques, mais aussi écologiques et ergonomiques, pouvait paraître assez iconoclaste. Vingt ans plus tard, cela s’impose comme une évidence. Les entreprises ne peuvent pas aller contre cette salutaire tendance de fond. D’autant que, sans perdre de vue un seul instant leur raison d’être économique, la preuve est faite que les entreprises savent réfléchir, innover et répondre à quelques vraies questions !