GLOSSAIRE
Accaparement de noms de domaine (Cybersquatting, Domain Name Grabbing)
Action malveillante qui consiste à faire enregistrer un nom de domaine dans le seul but de bloquer toute attribution ultérieure de ce nom au profit de titulaires plus naturels ou légitimes. Remarques : L’objectif est souvent d’obtenir un avantage financier en échange de la rétrocession du nom ainsi détourné. Cette pratique est particulièrement fréquente pour certains noms de domaine comme .net, .com, ou .org. Références : Pour régler les litiges du .fr et du .re, se reporter à l’Association française pour le nommage internet en coopération, AFNIC, Les procédures alternatives de résolution de litiges (PARL) du .fr et du .re. Voir aussi : Rançongiciel (Ransomware)
Accès sans fil (Wi-Fi)
Technologie de réseau informatique sans fil pouvant fonctionner pour construire un réseau interne accédant à Internet à haut débit. Cette technologie est basée sur la norme IEEE 802.11 (ISO/CEI 8802-11). Remarques : L’accès sans fil rend nécessaire l’élaboration d’une politique de sécurité dans les entreprises et chez les particuliers, par le biais de la norme 802.11i (WPA2 ou Wi-Fi Protected Access) notamment.
Authentification, Identification
L’authentification a pour but de vérifier l’identité dont une entité se réclame. Généralement l’authentification est précédée d’une identification qui permet à cette entité de se faire reconnaître du système par un élément dont on l’a doté. En résumé, s’identifier c’est communiquer son identité, s’authentifier c’est apporter la preuve de son identité.
Balayage de ports (Port scanning)
Technique qui consiste à envoyer des paquets de données sur les différents ports d’une machine, puis à en déduire les états (la disponibilité) de ces ports en fonction de la réponse retournée, si elle existe. Remarques : Cette technique peut être utilisée pour découvrir les services fonctionnant sur la machine, en faisant une extrapolation entre les ports vus en l’état ouvert, et les services fonctionnant traditionnellement avec ce port. Les paquets de données peuvent être envoyés sur les ports linéairement (l’un à la suite de l’autre), ou bien de manière plus discrète, en modifiant les temps d’envoi des paquets, en les envoyant dans un ordre aléatoire ou à partir de plusieurs adresses IPs. Voir aussi : Code malveillant, logiciel malveillant (Malicious software, malware), Porte dérobée (Backdoor), Test d’intrusion (Penetration Test)
Bluetooth
Sous le nom Bluetooth se cache la norme 802.15.1 qui permet des communications radio à courte portée donc sans fil. Bluetooth ou « La dent bleue » provient du nom d’un ancien roi viking. Il existe plusieurs versions, dont les plus répandues sont actuellement v1.2 (débit théorique de 1 Mbit/s) et v2.0 (débit théorique de 3 Mbit/s). Voir aussi : Wi-Fi (Wireless Fidelity)
Bombardement de courriels (Mail bombing)
Envoi d’une grande quantité de courriels à un destinataire unique dans une intention malveillante. Remarques : Forme particulière de déni de service contre les systèmes de courriers électroniques. Voir aussi : Courriel (e-mail, mail), Déni de service (Denial of Service, DoS), Pourriel, polluriel (spam)
Bombe programmée, bombe logique (Logic bomb)
Logiciel malveillant conçu pour causer des dommages à un système informatique et qui est déclenché lorsque certaines conditions sont réunies. Remarques : Certains virus contiennent une fonction de bombe logique : déclenchement à date fixe, déclenchement quand une adresse réticulaire (URL) particulière est renseignée dans le navigateur, etc.
Botnet
Voir aussi : Réseaux de machines zombies
Canal caché (Covert Channel)
Canal de communication qui permet à un processus malveillant de transférer des informations d’une manière dissimulée. Le canal caché assure une communication par l’exploitation d’un mécanisme qui n’est pas censé servir à la communication. Remarques : Les canaux cachés sont l’objet de nombreux travaux de recherche, tant pour les créer que pour les détecter.
Canular
Information vraie ou fausse, souvent transmise par messagerie électronique ou dans un forum, et incitant les destinataires à effectuer des opérations ou à prendre des initiatives, souvent dommageables. Remarques : Il peut s’agir d’une fausse alerte aux virus,de chaîne de solidarité, pétitions, promesse de cadeaux, etc. Quelques canulars fréquents sont répertoriés sur des sites dédiés comme « Hoaxbuster » ou « Hoaxkiller ».
Capteur clavier, enregistreur de frappes (Keylogger, keystroke logger)
Logiciel ou matériel employé par un utilisateur malveillant pour capturer ce qu’une personne frappe au clavier. Remarques : Cette technique permet de voler efficacement les mots de passe, les données bancaires, les messages électroniques, etc.
Certification de sécurité
Délivrée par l’ANSSI. Elle porte sur des produits de sécurité (matériels ou logiciels). Elle atteste de la conformité d’un produit de sécurité à un niveau de sécurité donné. Il s’agit d’une évaluation à l’état de l’art réalisée en fonction d’une cible de sécurité et d’un niveau de sécurité visé. Elle est matérialisée par un rapport de certification et un certificat tous deux signés par le Directeur Général de l’Agence. Le catalogue des produits de sécurité certifiés, accompagnés de leur cible de sécurité et de leur rapport de certification est publié sur le site Web de l’Agence. On parle de certification « premier niveau » (CSPN) ou de certification « Critères Communs ». Cette certification est délivrée par l’ANSSI sur la base des travaux dévaluation menés par un CESTI (Centre d’Evaluation de la Sécurité des Technologies de l’Information). Les CESTI sont des laboratoires accrédités par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation) et agréés par l’ANSSI. Le catalogue des CESTI est publié sur le site Web de l’Agence. Au sein de l’ANSSI, c’est le Centre National de Certification de la Sous-direction Expertise qui remplit ces missions.
Cheval de Troie (Trojan Horse)
Programme donnant l’impression d’avoir une fonction utile, mais qui possède par ailleurs une fonction cachée et potentiellement malveillante. Remarques : La fonction cachée exploite parfois les autorisations légitimes d’une entité du système qui invoque ce programme. Elle peut par exemple permettre la collecte frauduleuse, la falsification ou la destruction de données.
Chiffrement
Transformation cryptographique de données produisant un cryptogramme.
Clonage de serveur DNS (DNS pharming)
Activité malveillante visant à modifier un serveur DNS (serveur de noms de domaine), dans le but de rediriger un nom de domaine vers une adresse IP différente de l’adresse légitime. En croyant aller sur un site connu, l’internaute navigue en réalité sur un site factice. Remarques : le trafic envoyé au domaine souhaité (organisme bancaire, messagerie électronique, etc.) peut être capturé par un utilisateur malveillant, qui, par exemple, a déjà copié des pages du domaine visé à l’adresse nouvellement indiquée par le DNS. La personne qui se connecte au domaine risque alors d’entrer des informations confidentielles sur le site factice, même si elle a pris la précaution de renseigner l’adresse correcte.
Code confidentiel d’une carte bancaire
Le code à 4 chiffres associé à une carte bancaire permet de valider un acte de paiement ou de retrait d’argent sur un distributeur de billets. Il équivaut à la signature du porteur et donc à l’engagement du porteur sur l’acte d’achat. Le code est rigoureusement personnel et ne doit pas être communiqué à des tiers même au sein de la famille. Il est fortement déconseillé de réutiliser le code de la carte pour d’autres codes d’accès comme celui d’un digicode d’une porte d’entrée ou du code de déverrouillage d’un téléphone portable.
Code d’exploitation (Exploit)
Tout ou partie d’un programme permettant d’utiliser une vulnérabilité ou un ensemble de vulnérabilités d’un logiciel (du système ou d’une application) à des fins malveillantes. Remarques : Les objectifs malveillants consistent souvent en une intrusion, une élévation de privilèges ou un déni de service. L’exploitation peut se faire directement à partir du système ciblé si l’utilisateur malveillant possède un accès physique (local exploit), ou à distance s’il s’y connecte (remote exploit).
Code malveillant, logiciel malveillant (malicious software, malware)
Tout programme développé dans le but de nuire à ou au moyen d’un système informatique ou d’un réseau. Remarques : Les virus ou les vers sont deux types de codes malveillants connus. Voir aussi : Rançongiciel (Ransomware), Code malveillant, logiciel malveillant (Malicious software, malware), Outils de dissimulation d’activité (Rootkit), Ver (Worm), Virus, Vulnérabilité (Vulnerability)
Compte privilégié
Un compte privilégié est un compte bénéficiant de droits d’accès étendus permettant à des utilisateurs malveillants de porter plus facilement ou plus gravement atteinte à la sécurité ou au fonctionnement du SIIV. Les comptes privilégiés sont par exemple des comptes d’administrateurs ou des comptes d’utilisateurs disposant de droits à fort impact métier dans une application.
Confidentialité
Propriété d’une information qui n’est ni disponible, ni divulguée aux personnes, entités ou processus non autorisés.
Contournement de la politique de sécurité
Toute action ayant pour conséquence la mise en échec des règles ou des mécanismes de sécurité mis en place.
Coquille
Voir aussi : Faute de frappe opportuniste, coquille (Typosquatting)
Courriel (e-mail, mail)
Document informatisé qu’un utilisateur saisit, envoie ou consulte en différé par l’intermédiaire d’un réseau. L’adresse électronique de l’internaute (adresse e-mail) est le plus souvent composée d’un nom d’utilisateur et d’un nom de domaine séparés par un @. Remarques : Un courriel contient le plus souvent un texte auquel peuvent être joints d’autres textes, des images ou des sons. Par extension, le terme « courriel » et son synonyme « courrier électronique » sont employés au sens de « messagerie électronique ».
Critères Communs (CC)
Il s’agit d’un standard internationalement reconnu s’inscrivant dans des accords de reconnaissance multilatéraux. Les CC définissent notamment différents niveaux de profondeur dans l’évaluation permettant ainsi d’atteindre des niveaux d’assurance plus ou moins élevés dans la sécurité du produit : les EAL (Evaluation Assurance Level). Plus le niveau visé est élevé, plus les contraintes en termes d’éléments de preuve que doit fournir le développeur au laboratoire sont importantes et plus les coûts d’évaluation sont conséquents. Une évaluation CC dure en moyenne entre 6 et 18 mois (selon le type de produit, le niveau visé et la maturité du développeur) et nécessite des moyens financiers importants.
Démonstration de faisabilité (Proof of Concept, PoC)
Code écrit pour démontrer la faisabilité d’une attaque utilisant une vulnérabilité donnée. Remarques : Ce code de démonstration n’est généralement pas malveillant. Il est souvent écrit pour inciter l’éditeur à produire un correctif pour la vulnérabilité. Toutefois, il est évident qu’un code malveillant peut être développé par la suite, à partir de ce code rendu public.
Déni de service (Denial of Service, DoS)
Action ayant pour effet d’empêcher ou de limiter fortement la capacité d’un système à fournir le service attendu. Remarques : Cette action n’est pas nécessairement malveillante. Elle peut aussi traduire un mauvais dimensionnement du service, incapable de fournir la réponse à une forte demande. Si l’action est lancée depuis plusieurs sources, il est fréquent de parler de Déni de Service Distribué (DDoS).
Dépassement ou débordement de mémoire (buffer overflow)
Technique d’exploitation d’une vulnérabilité dans le code d’un programme qui ne vérifie pas correctement la taille de certaines données qu’il manipule.Remarques : À titre d’illustration, le principe peut être utilisé pour profiter de l’accès à certaines variables du programme, par le biais de fonctions particulières. Il faut considérer celles qui ne contrôlent pas la taille de la variable à enregistrer dans le tampon, afin de pouvoir écraser la mémoire jusqu’à l’adresse de retour de la fonction en cours d’exécution. L’utilisateur malveillant peut alors choisir les prochaines instructions qui seront exécutées par le système. Le code introduit est généralement lancé avec les droits du programme détourné. Les exemples de fonctions les plus communément employées de façon vulnérable sont scanf() ou strcpy() dans la bibliothèque du langage C.
Diffusion générale (broadcast)
Méthode de transmission de données à l’ensemble d’un réseau.
DNS (domain name system)
Voir aussi : Système d’adressage par domaines (domain name system, DNS)
Elévation de privilège (privilege escalation)
Obtention de privilège supérieur par exploitation d’une vulnérabilité. Par exemple, si un utilisateur local accède à des droits normalement réservés à l’administrateur, il y a élévation de privilège. Une élévation de privilège est souvent recherchée par une personne malveillante lorsqu’elle a réussi à s’introduire sur un système d’information en usurpant l’identité d’un utilisateur légitime.
Espiogiciel (spyware)
Logiciel dont l’objectif est de collecter et de transmettre à des tiers des informations sur l’environnement sur lequel il est installé, sur les usages habituels des utilisateurs du système, à l’insu du propriétaire et de l’utilisateur.
Faute de frappe opportuniste, coquille (Typosquatting)
Action malveillante qui consiste à déposer un nom de domaine très proche d’un autre nom de domaine, dont seuls un ou deux caractères diffèrent. Remarques : Les objectifs de cette action sont de capter une partie du trafic adressé au site officiel. Par exemple, nous pouvons imaginer un nom de domaine correspondant à certa.ssi.gouve.fr, ou encore certa.ssi.gouv_.fr
Filoutage
Voir aussi : Hameçonnage, filoutage (Phishing)
Filtrage
Dispositif permettant de réduire les communications entre deux parties d’un système d’information, par exemple par la déclaration de plages d’adresse réseau autorisées à communiquer entre elles, ou par la déclaration des protocoles autorisés dans cette communication. Dans le cas de TCP ou d’UDP, le filtrage se basera sur un numéro de port.
Firewall
Voir aussi : Pare-feu (Firewall)
Fonction de hachage (hash function)
Fonction cryptographique qui transforme une chaîne de caractères de taille quelconque en une chaîne de caractères de taille fixe et généralement inférieure. Cette fonction satisfait entre autres deux propriétés :
- la fonction est « à sens unique » : il est difficile pour une image de la fonction donnée de calculer l’antécédent associé ;
- la fonction est « sans collision » : il est difficile de trouver deux antécédents différents de la fonction ayant la même image.
