Transition énergétique et écologique et développement durable

30/09/2021 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

Thématiques de l'article hashtagVie Quotidienne hashtagSanté hashtagVie locale

tout un mag pour vous

Transition énergétique et écologique et développement durable

Tout savoir sur le label bas carbone dans l’agriculture

Le label bas carbone permet de certifier des projets de réduction d’émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) et de séquestration carbone. Zoom sur son impact dans l’agriculture.

Aujourd’hui, le secteur de l’agriculture, sans aucun doute le plus conscient des enjeux de la transition énergétique, est devenu un acteur majeur dans la production des énergies renouvelables (EnR) : près de 20% de la production nationale proviennent des exploitations agricoles. Selon l’Agence de transition énergétique (Ex Ademe), les bioénergies – l'ensemble des énergies produites à partir de la biomasse – pourraient même couvrir 100% de la consommation d’énergie directe de l’agriculture à l’horizon 2050.

En attendant, l’agriculture reste le deuxième poste d’émissions de GES en France. Selon les derniers chiffres issus du rapport sur l’état de l’environnement1 – élaboré tous les quatre ans par le service de la donnée et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique –, le secteur est à l’origine de 86 MtCO2 eq., soit 19 % du total national.

Dans le détail, les émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture sont composées de 38 MtCO2 eq. de CH4 (méthane), 36 MtCO2 eq. de N2O (protoxyde d’azote) et 12 Mt de CO2 (dioxyde de carbone).

Selon les auteurs du rapport, la principale source d’émissions de CH4 est l’élevage (fermentation entérique et déjections animales) tandis que les N2O proviennent des cultures (apports azotés sur les sols cultivés avec l’épandage de fertilisants minéraux et d’origine animale). Les émissions de CO2 résultent quant à elles des consommations d’énergies fossiles par les engins agricoles ou les bâtiments d’exploitation.

Atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050

Malgré une diminution de 8 % des émissions de GES dans le secteur agricole entre 1990 et 2019, il reste donc nécessaire de continuer à agir pour atteindre les objectifs climatiques de la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC)2. Introduite par la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV), elle est la feuille de route de la France pour lutter contre le changement climatique. Pour rappel, sa principale ambition est d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Parmi les nombreuses mesures adoptées pour y parvenir, la création du label bas carbone.

Qu’est-ce que le label bas-carbone ?

Lancé par le ministère de la Transition écologique et solidaire en lien avec le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, le label bas-carbone3 permet de certifier des projets de réduction d’émissions de gaz à effet de serre et de séquestration carbone dans tous les secteurs (forêt, agriculture, transport, bâtiment, déchets, etc.), puis de les valoriser économiquement. Premier cadre de certification climatique volontaire en France, il garantit que lesdits projets contribuent correctement et de manière transparente à atteindre les objectifs. Comment ? Grâce à des méthodes crédibles et vérifiées de comptabilisation des émissions des gaz à effet de serre (GES).

Les enjeux du label dans le secteur agricole

L’agriculture peut s’engager dans le Label bas-carbone en augmentant notamment la matière organique des sols par différentes techniques agronomiques comme, par exemple, l’agroécologie. Contraction d’agronomie (la science de l'agriculture) et écologie, l’agroécologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Parce qu’elle évite le recours aux intrants et autres produits chimiques, elle préserve les ressources, promeut une activité biologique des sols (ce qui leur permet de devenir plus fertiles), participe à la baisse de l’utilisation des énergies fossiles (comme le pétrole grâce à une moindre mécanisation des exploitations) et contribue à maintenir la richesse des écosystèmes.

En élevage et en cultures végétales, il est aussi possible d'utiliser l'agroforesterie, par exemple en plantant des haies, de valoriser les déjections animales (prairies permanentes, méthanisation), ou encore de remplacer les engrais chimiques par des plantes légumineuses... Il est également possible d’agir sur l'empreinte globale en limitant les importations d'aliments pour animaux. D’une manière générale, toutes ces initiatives ont un impact global sur l’environnement et la société (biodiversité, qualité de l’eau, de l’air et des aliments, santé).

Une nouvelle source de revenus

Notez que les projets certifiés « Label bas-carbone » peuvent valoriser les réductions d’émissions et absorptions sous la forme de crédits carbone. Des crédits qui pourront être vendus sur les marchés carbone. En d’autres termes, en réduisant vos émissions de GES, vous générerez une nouvelle source de revenus tout en valorisant l’image de votre exploitation.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre Chambre d’agriculture.

© Uni-médias – septembre 2021

 

1 Les émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture - L'environnement en France (developpement-durable.gouv.fr)

2 Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) | Ministère de la Transition écologique (ecologie.gouv.fr)

3 Microsoft Word - Guide pédagogique (Mai 2020).docx (ecologie.gouv.fr)

Liste de liens thématiques naviguez avec la touche navigation lien #Vie Quotidienne #Santé #Vie locale #Article