Les travaux de rénovation énergétique à l’initiative du locataire
07/09/2022 - 2 min de lecture
Rubrique : Tendances
tout un mag pour vous
Les travaux de rénovation énergétique à l’initiative du locataire
Isolation, menuiseries, ventilation, chauffage... Afin d’encourager la rénovation énergétique des logements, les locataires peuvent entreprendre à leurs frais des travaux nécessaires. Mais seuls certains travaux sont autorisés.
La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 sur le renforcement de la lutte contre le dérèglement climatique prévoit qu'un locataire peut entreprendre à ses frais les travaux de rénovation énergétique. Il doit cependant demander l’accord à son bailleur, par lettre recommandée avec avis de réception. Il y décrit précisément les transformations envisagées et les conditions dans lesquelles ces travaux seront réalisés. Il indique notamment l'entreprise chargée de les exécuter. Il précise également qu’à défaut de réponse dans un délai de deux mois, le propriétaire est réputé avoir donné son accord tacite à ces travaux et ne pourra pas, à l'issue du bail, demander la remise en état des lieux. Donc sans réponse écrite dans ce délai, le locataire peut réaliser certains travaux de rénovation énergétique de l'appartement ou de la maison occupée. Un décret n° 2022-1026 du 20 juillet 2022 dresse la liste des travaux ainsi autorisés.
QUELS TRAVAUX DE RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE ?
Il s’agit limitativement :
- de l’isolation des planchers bas ;
- de l’isolation des combles et des plafonds de combles ;
- du remplacement des menuiseries extérieures ;
- de la protection solaire des parois vitrées ou opaques ;
- de l’installation ou du remplacement d'un système de ventilation ;
- de l’installation ou du remplacement d'un système de production de chauffage et d'eau chaude sanitaire et interfaces associées.
Les travaux réalisés doivent respecter les performances énergétiques attendues. Ils ne peuvent affecter les parties communes ou les éléments d'équipement commun lorsque le logement fait partie d'un immeuble collectif. Sont également exclus les travaux affectant la structure du bâtiment, son aspect extérieur, modifiant sa destination ou exigeant un permis.
Dans les deux mois suivant l'achèvement de ces travaux, le locataire informe son propriétaire qu'ils ont été réalisés par l'entreprise choisie et correspondent effectivement à ce qui a été annoncé.
À lire également : Rénovation globale : « Coups de pouce », quels sont les dispositifs disponibles ?
2 mois, c’est le délai au-delà duquel, si un bailleur n’a pas répondu à la demande d’autorisation de travaux énergétiques de son locataire, ce dernier peut les exécuter, à ses frais.
© Chantal Masson – Uni-médias – Septembre 2022
Article à caractère informatif et publicitaire.
TOUT UN MAG POURVOUS
-
Aubry test Articles workflow
Lorem ipsum dolor sit amet
-
Décrocher une place en Foyer de jeunes travailleurs
Les foyers de jeunes travailleurs permettent aux tout nouveaux salariés, apprentis ou stagiaires d’être hébergés à un prix raisonnable. Mode d’emploi pour décrocher les clés d’un tel logement.
-
Investir dans l’immobilier durable
Le bâtiment est un secteur-clé pour lutter contre le réchauffement climatique : il représente à lui seul 43% de la consommation énergétique en France et près d’un quart des émissions nationales de CO2 (1). Comment réduire l’impact environnemental de l’immobilier ? Quelles solutions d’investissement pour cibler l’immobilier durable ?