Industrie : après les délocalisations, les relocalisations

07/09/2022 - 2 min de lecture

Rubrique : Tendances

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Industrie : après les délocalisations, les relocalisations

La crise de la Covid a mis en évidence les limites de la délocalisation d’activités à l’étranger. Depuis, un mouvement de reflux s’opère, les relocalisations gagnent du terrain.

Conserver ses activités à l’étranger ou les rapatrier en France ? Pour une majorité d’industriels, le choix est entendu et il penche clairement en faveur de l’Hexagone. D’après le Baromètre EY de l’attractivité de la France 2022, 56% des dirigeants de l’industrie expriment leur intention de rapatrier à court ou moyen terme une partie de leurs activités en France. « Cette volonté est encore montée d’un cran depuis le début de la guerre en Ukraine », précise le cabinet de conseils.

CHANGEMENT DE PARADIGME

Pourtant, les délocalisations étaient encore à l’agenda d’une entreprise sur quatre ces cinq dernières années. Sauf qu’entre temps, la crise de la Covid a mis en évidence les limites du modèle productif consistant à s’implanter à l’étranger, loin de ses bases, pour rester compétitif. La rupture des approvisionnements et l’arrêt dans certains pays des chaînes de production, ont montré depuis la fragilité de cette stratégie d’internationalisation.

Sécuriser les approvisionnements : telle est la première raison qui pousse aujourd’hui les industriels à relocaliser leurs activités en France. Mais cette motivation n’est pas la seule. Pour nombre de dirigeants, il s’agit aussi d’un choix personnel, porteur de sens. « Parmi ceux qui envisagent de passer à l’acte, plus d’un sur deux le ferait par conviction et pour des raisons environnementales et climatiques », pointe une étude réalisée par Bpifrance Le Lab.

SURMONTER LES FREINS

Reste qu’entre les intentions et les actes, il y a un pas qui n’est pas simple à franchir. Pas facile en effet de rapatrier ses activités lorsque l’on a tissé d’importants liens commerciaux dans le pays concerné, ou que l’on opère, au sein d’une filière, en cheville avec un gros donneur d’ordre français qui décide lui-même de rester sur place. Dans ces situations, la décision de relocaliser peut causer un préjudice important. « Près des deux-tiers des entreprises qui indiquent ne pas avoir de projet de relocalisation expliquent ce choix par le besoin de rester à proximité de leurs clients », souligne Bpifrance le Lab. Si la volonté est là, les relocalisations ne se feront pas à n’importe quel prix.

BON À SAVOIR

56%, C’est la part des industriels qui expriment leur intention de rapatrier à court ou moyen terme une partie de leurs activités en France.

© Thibault Bertrand - Uni médias - Septembre 2022
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