Les collectivités locales investissent massivement dans les transports

16/09/2022 - 2 min de lecture

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Les collectivités locales investissent massivement dans les transports

Le rôle des collectivités locales, dans le domaine des transports est monté en puissance ces dernières années. Plusieurs grands chantiers les attendent aujourd’hui.

Les collectivités locales, principalement les régions et les communautés d’agglomérations, ont nettement renforcé leurs interventions dans le secteur des transports, depuis la loi d’orientation des mobilités, dite loi Lom du 24 décembre 2019. Elles investissent aujourd’hui cinq fois plus que l’État dans les transports. Le Conseil d’orientation des infrastructures (Coi) estime ainsi que les collectivités constituent désormais plus qu’un simple partenaire de l’État dans ce domaine. Elles maîtrisent l’essentiel des services en tant qu’autorités organisatrices de la mobilité (AOM), ainsi que les outils d’aménagement du territoire. Elles sont également désormais gestionnaires de 98% du linéaire du réseau routier.

CHANGEMENT DE STRATÉGIE

Les collectivités sont donc au cœur de tous les travaux conduits sur les questions de mobilité estime le Conseil d’orientation. Un chantier à venir colossal. Le Conseil d’orientation des infrastructures estime en effet que la France connaît un grave retard en matière de transports.

L’investissement public a été quasiment doublé ces dernières années, passant de 8 à 15 milliards annuels après 2017. Malgré cela, le Conseil estime qu’environ 200 milliards d’euros devraient être investis dans les dix prochaines années, tous secteurs confondus (rail, routier, fluvial...), afin de combler ce retard et tenter de rejoindre la moyenne européenne. Pour le réseau ferroviaire, les crédits de renouvellement sont restés très en deçà du niveau requis depuis quinze ans pour éviter une dégradation malgré leur forte augmentation. La mobilisation pour sauver les lignes de desserte fine (les petites lignes) du territoire marque aussi une rupture importante avec les stratégies antérieures. L’État et les collectivités ont en effet revu ensemble la place accordée au ferroviaire dans la desserte des territoires, tant pour les voyageurs que pour le fret. Cette politique doit s’articuler avec des offres massives de rabattement vers les gares (vélos, voitures, covoiturage, véhicules légers).

OBJECTIF DÉCARBONATION

La politique des transports doit trouver, parallèlement, des réponses concrètes au défi de la décarbonation. Les travaux récents confirment qu’atteindre la neutralité carbone demande de combiner technologie et sobriété. Là encore, les collectivités locales vont être en première ligne et devoir investir massivement au côté de l’État. Il va notamment falloir installer des stations de charge des véhicules électriques sur la route, soutenir le développement des biocarburants, favoriser le développement de clusters hydrogène rassemblant les acteurs de la filière. Enfin, dans les ports maritimes et fluviaux, on va devoir soutenir l’installation de distribution d’énergies alternatives sur les quais.

 

Pour en savoir plus :

Bilan et perspectives des investissements pour les transports et les mobilités – Conseil d’orientation des infrastructures, ministère chargé des Transports - mars 2022

BON À SAVOIR

200 milliards, c’est la somme qui devrait être investie dans les transports dans les dix prochaines années (source : Conseil d’orientation des infrastructures).

© Philippe Houdart – Uni-médias – Septembre 2022

Article à caractère informatif et publicitaire.

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