Bio : la dynamique de conversion tient la barre

20/07/2021 - 2 min de lecture

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Bio : la dynamique de conversion tient la barre

Les chiffres de production et de consommation de la filière bio en France pour l’année 2020 confirment le baromètre publié il y a quelques mois par l’Agence bio : malgré une année de pandémie marquée par la fermeture de la restauration, le marché bio poursuit sa croissance à deux chiffres.

Avec une hausse de 10,9% par rapport à 2019, le marché bio en France s’élève à 13,2 milliards d’euros en 2020. Malgré les difficultés économiques liées à la pandémie, la consommation des ménages en produits bio a connu pour la cinquième année consécutive une croissance annuelle de plus de 1,3 milliards d’euros, selon les chiffres révélés le 9 juillet par l’Agence bio. « En 2010, le marché bio représentait 3,7 milliards d’euros en France, rappelle Laure Verdeau, directrice de l’Agence bio. En 2020, les produits bio représentent 6,5% de la dépense alimentaire des ménages, soit 188 euros par habitant et par an ».

À la faveur des confinements, certains produits ont particulièrement bien tiré leur épingle du jeu en 2020 : c’est le cas des bières bio (+33%), des produits surgelés bio (+30%) ou encore des produits d’épicerie salée bio (+19%).

Face à la demande en hausse, la production française poursuit son développement. Le nombre d’exploitations bio et en conversion augmenté de 13% et s’établit à 53 255, ce qui représente 12% des exploitations françaises. Les surfaces bio atteignent 2,5 millions d’hectares, soit 9,5% de la SAU. « La surface bio a doublé en 5 ans », relève Philippe Henry, président de l’Agence bio. Dans le détail, les organismes certificateurs ont enregistré sur l’année plus de 7 800 nouvelles exploitations et environ 1 800 arrêts de certifications. Les arrêts de certification pour motif de cessation de l’activité agricole ou de retour au conventionnel concernent moins de 4% des fermes engagées en 2019. « Sur les premiers mois de 2021, on n’observe pas de baisse dans le nombre de conversions enregistrées par les organismes certificateurs », ajoute Philippe Henry.

Selon les chiffres de l’Agence, l’agriculture bio représente 18% de l’emploi agricole en France. Près d’une ferme bio sur trois pratique l’élevage.

Grâce à la croissance combinée de l’offre et de la demande, « le taux d’importation reste stable depuis plusieurs années, à 33% », indique Laure Verdeau. Un taux qui descend à 20% si on enlève les produits tropicaux (fruits, café, thé, cacao, sucre de canne). Les vins, œufs, viandes et produits laitiers français couvrent quasiment à 100% la demande. En revanche, le bât blesse sans surprise pour les produits de la mer (seuls 24% d’origine France), les fruits (41%) et dans une moindre mesure les légumes (78%).


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© Pleinchamp – Juillet 2021
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