L’AgTech appliquée à la conduite des cultures
06/02/2023 - 2 min de lecture
Rubrique : Tendances
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L’AgTech appliquée à la conduite des cultures
La connectivité tous azimuts, l’intelligence artificielle et la robotisation s’insinuent dans le quotidien des exploitations, au service de la durabilité et de la traçabilité, mais surtout au service des exploitants.
Saisie unique, compatibilité avec les logiciels de gestion parcellaires et comptables, optimisation de la logistique, suivi en temps réel des performances de l’automoteur comme de la machine attelée, assistance à la conduite, diagnostic à distance, maintenance préventive, mises à jour, traçabilité… : telles sont les principales fonctionnalités offertes par la connectivité tous azimuts entre les véhicules agricoles, les parcelles de l’exploitation et l’ordinateur de bureau, le tout par l’entremise d’applications mobiles. À l’aube XXIème siècle, le bureau du chef d’exploitation s’invite ainsi à bord du tracteur, tandis que le tracteur, et tous ses équipements connexes, s’invitent dans la poche de l’exploitant via son smartphone. Engins agricoles, stations météorologiques, silos de stockage, vannes d’irrigation, pièges à insectes, sondes capacitives... : l’ensemble de l’écosystème agronomique est désormais connecté, ce que le développement de la 5G va encore amplifier.
L’AVÈNEMENT DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
La prochaine étape sera celle de l’avènement de l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle, c’est la capacité d’une machine, d’un instrument ou d’un composant à ne plus seulement réagir aux commandes de son opérateur et aux programmes embarqués mais à interférer sur ces derniers, en générant des actions propres issues de sa propre expérience, le tout sous la gouverne de capteurs et d’algorithmes. Sur les moissonneuses-batteuses par exemple, l’analyse des données en temps réel permet à la machine d’adapter le réglage de plusieurs de ses organes (battage, séparation, nettoyage) pour optimiser différents paramètres (débit, qualité, propreté, pertes). Sur les pulvérisateurs, l’intelligence artificielle permet de réaliser des pulvérisations ultraciblées, grâce à la reconnaissance des adventices, ce qui permet de réduire les doses de produits phytosanitaires et in fine leur impact sur l’environnement.
DES ROBOTS (PRESQUE) LÂCHÉS DANS LA NATURE
À n’en pas douter, la robotisation demeure l’innovation la plus emblématique et la plus disruptive offerte par l’AgTech. Qu’il s’agisse de tracteurs conventionnels autonomisés ou de véhicules spécifiques tels que de nombreux constructeurs en proposent en viticulture et en maraîchage, les robots constituent l’étape ultime de la fin de l’asservissement des agriculteurs aux machines, même si les robots ne sont pas totalement lâchés dans la nature. La sécurité constitue actuellement le talon d’Achille des véhicules autonomes. Si les tracteurs évoluent, en dehors des voies de circulations publiques, sur des espaces privés, les champs restent des milieux ouverts au risque d’intrusion, ce que les dispositifs de sécurité embarqués sont à même de déjouer. L’Union européenne devrait très prochainement lever les derniers verrous réglementaires limitant actuellement le déploiement des robots. De nombreux constructeurs, parmi lesquels des Français, sont dans les starting-blocks.
14 000, c’est le nombre de robots en service dans les exploitations agricoles françaises en 2021, selon Axema, le syndicat des acteurs industriels de la filière des agroéquipements et de l’agroenvironnement.
© Raphaël Lecocq – Uni-médias – Février 2023
Article à caractère informatif et publicitaire.
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